Communiqué du GRC sur l’Occupation de l’UNIL pour la Palestine

Depuis l’après-midi du jeudi 2 mai, les étudiant.e.x.s de l’université de Lausanne occupent le hall d’entrée de Géopolis afin de mettre en place un boycott académique des universités de l’Etat israélien qui commet un génocide dans la Bande de Gaza. De plus, les étudiant.e.x.s demandent un cessez-le-feu immédiat et permanent en Palestine et que l’université dénonce clairement l’Etat d’Apartheid et la colonisation ! L’Unil ne doit pas rester muette face au génocide en cours ! Les revendications liées à l’occupation sont les suivantes :

  • L’élaboration d’une liste des collaborations en cours avec des institutions israéliennes ;
  • Leur interruption immédiate et ce, jusqu’à ce qu’Israël respecte un cessez-le-feu permanent, le respect du droit international, la fin de l’apartheid ;
  • Une politique proactive d’accueil et de soutien envers les étudiant.e.x.s et chercheur.euse.x.s palestinien·ne.x.s, similaire à ce qui avait été mis en place suite à l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe ;
  • Une prise de position ferme dénonçant la destruction des universités gazaouies et le meurtre des académiques et étudiant.e.x.s gazaouies

Ainsi que :

  • Un cessez-le-feu immédiat et permanent dans tout le territoire palestinien, ainsi que l’accès facilité à l’aide humanitaire ;
  • Le rétablissement immédiat des financements de l’UNRWA ; L’arrêt immédiat des collaborations militaires, diplomatiques, culturelles, économiques et évidemment académiques avec l’État d’apartheid israélien ;
  • L’arrêt de la répression contre le mouvement de solidarité avec la Palestine ;
  • La fin de l’occupation de la Palestine et le respect total du droit au retour du peuple palestinien !

Le Groupe Regards Critiques (GRC) soutient depuis des décennies le droit à l’autodétermination des peuples et les mobilisations qui y sont liées, notamment la lutte pour la libération de la Palestine. C’est donc avec force et conviction que le GRC participe à l’actuelle occupation de l’Unil. Nous resterons tant qu’il le faudra, notre détermination est sans faille et nous exigeons de la direction qu’elle agisse à la hauteur de la situation actuelle !

Nous appelons touxtes les étudiant.e.x.s (universitaires, gymnasiens, apprentis, collégiens, etc.) à manifester leur solidarité avec la population palestinienne et à se mobiliser sur leur lieu d’étude. Plus nous serons nombreu.x.se.s à nous organiser, plus nos revendications pourront être entendues ! Le GRC est à disposition des étudiant.e.x.s et des autres écoles en cas de besoin, et pour partager notre expérience actuelle.

Le Groupe Regards Critiques

Lettre ouverte sur la manifestation contre Macron

  • Nous dénonçons cette démonstration de force de la police vaudoise, en faisant usage de spray au poivre et de force physique, sur le campus de l’université et contre ses membres, qui plus est dans le cadre d’une protestation légale, légitime et pacifique.
  • Nous dénonçons le deux-poids, deux mesures de la direction de l’UNIL contre l’expression de l’appel au cessez-le-feu face à l’urgence humanitaire à Gaza.
  • Nous dénonçons l’irresponsabilité de la direction de l’UNIL qui a permis à la police d’utiliser de la force et de mettre en danger des membres de sa propre communauté.
  • Nous dénonçons le caractère anti-démocratique des décisions prises par la direction de l’UNIL qui n’a pas envisagé d’accorder un espace d’expression libre et de débat pour discuter des implications de la venue d’une personnalité politique aussi controversée que Macron sur notre campus, et des positions soutenues par ce dernier.
  • Nous exigeons de la direction de l’Université qu’elle réponde à ce déploiement disproportionné de la police cantonale, et qu’elle s’engage à faire la lumière sur la présence policière hors normes et ses prérogatives. Nous demandons également qu’elle garantisse qu’un tel dispositif policier ne sera plus déployé dans l’avenir sur le campus.

Pour toutes questios et précisions merci de prendre contact par mail au grc@asso-unil.ch.

Lettre ouverte en soutien au FC Hardegger

Non l’interdiction par la Direction de l’UNIL d’événements en soutien aux Palestinien·nes !

Nous, associations universitaires, syndicats, étudiant·es, professeur·es, assistant·es/doctorant·es et employé·es de l’Université de Lausanne, faisons part de notre vive inquiétude vis-à-vis de la position de la Direction de l’UNIL face aux évènements au Proche-Orient et à la réponse apportée par l’Université face à une initiative de solidarité avec la population civile de la bande de Gaza.
Un tournoi de football visant à récolter des fonds pour des organisations caritatives palestiniennes actives dans la fourniture d’aide humanitaire à Gaza devait être organisé le 29 octobre 2023. Ce tournoi, initié par le FC Hardegger et soutenu par le Groupe Regards Critiques, devait se dérouler sur l’un des terrains de l’Université disponible à la location. Il a été purement et simplement interdit car jugé « d’ordre politique » par la Direction de l’UNIL, celle-ci ne souhaitant pas « entrer en matière dans le cadre d’un soutien en relation avec un conflit politique ». Cet évènement, interdit par l’Université de Lausanne sur une base arbitraire, ne revendiquait aucune position, ni affiliation politique particulière, mais visait simplement à collecter des dons dans un objectif humanitaire.
Nous sommes surpris·es et choqué·es par cette décision, car cette même Direction a apporté à plusieurs reprises par le passé, et à raison, son soutien à la population ukrainienne victime de l’invasion et de l’occupation de l’armée russe. Dans ce cadre, il est inquiétant que l’Université de Lausanne impose une différence de traitement dans le soutien à apporter entre les populations civiles ukrainiennes victimes de l’invasion russe en 2022 et celles palestiniennes victimes de la politique d’occupation, de colonisation et d’oppression menées par l’État d’Israël, qui s’apparentent à une situation d’apartheid selon des organisations de défense des droits humains comme Amnesty International et Human Rights Watch.
Les signataires de la présente lettre souhaitent affirmer :

  • leur indignation face à la décision de l’Université de Lausanne d’interdire un tournoi de football visant à récolter des fonds pour de l’aide humanitaire à destination de la bande de Gaza
  • leur soutien et solidarité au FC Hardegger, victime de cette interdiction arbitraire
  • leur volonté de ne pas voir se répéter une interdiction de ce genre de manifestations de la part de la Direction de l’UNIL
  • leur droit, ainsi que celui de tous les membres de la communauté universitaire, à soutenir par des actions pacifiques et à but humanitaire les populations palestiniennes face aux politiques de l’État israélien violant le droit international et les droits fondamentaux des Palestinien·nes.
    Pour plus d’information, voir le communiqué de presse du FC Hardegger.

Associations signataires: Groupe Regards Critiques, Groupe Musulman Universitaire, SSP section étudiante, Syndicat SUD-EP, NoCap, Association des Juristes Engagées, Grève Féministe UNIL, Amnesty HEL, Centre en études genre CEG.

-> Pour signer la lettre

Pourquoi s’opposer à la Loi sur le terrorisme le 13 mai?

Jeudi 6 mai à 16h30 sur Zoom 

Lien Zoom : https://unil.zoom.us/j/97973813977

Conférence publique avec:  Alicia Giraudel – juriste à Amnesty international

Le 13 juin prochain, nous sommes appelé·e·s à nous prononcer sur la loi fédérale sur les mesures policières de lutte contre le terrorisme (MPT). Cette nouvelle loi donne à la police un pouvoir démesuré, sans surveillance judiciaire et qui permet de mener des enquêtes clandestines contre des personnes n’ayant commis aucune infraction et même contre des enfants. Sous couvert de lutte contre le terrorisme, cette loi d’exception menacerait en fait gravement nos libertés démocratiques et représenterait un risque majeur de dérives autoritaires.

L’introduction d’une définition floue et extensive de « terroriste potentiel » est l’élément central de cette loi. Toute personne menaçant ou cherchant à influencer l’ordre étatique pourrait être qualifiée de terroriste potentiel. Cela justifierait ainsi la surveillance de personnes actives dans les mouvements sociaux (grève des femmes, grève du climat par exemple) ou dans la solidarité avec des occupants (ZAD, immeubles vides…), ou encore dans la solidarité avec des peuples ou communautés opprimées en lutte (Kurdes au moyen orient, ouïgours en Chine, afro-américains aux Etats-Unis, etc.).

Mais au-delà du non-respect de ce qu’il est convenu d’appeler « l’État de droit », cette loi aura des conséquences politiques très inquiétantes. Elles ouvrent notamment la possibilité de légitimer et de développer une islamophobie d’État qui pourra s’appuyer sur des dispositifs légaux particulièrement pernicieux. La stigmatisation et la violation des droits des personnes musulmanes vont se renforcer en même temps que la criminalisation des organisations musulmanes et des mouvements de libération.

Pour discuter des enjeux de cette loi qui vont donc bien au-delà de la lutte contre le terrorisme et pour répondre à vos questions, nous vous invitons à cette conférence en ligne avec Alicia Giraudel, juriste à Amnesty International.  Nous nous réjouissons de vous y voir nombreux·euses!

Nous vous souhaitons une bonne rentrée et nous nous réjouissons de vous retrouver aux différents événements qui auront lieu ce semestre!

Pour le premier thème de ce semestre nous vous proposons:

Impérialisme: théories classiques, résistances et impérialisme suisse

27.02.2020 16h30 à Géopolis 2235

Nous vous proposons tout d’abord de visionner «Capitaine Thomas Sankara», documentaire de Christophe Cupelin (2012), sur le révolutionnaire anti-impérialiste devenu président du Burkina Faso en 1983, jusqu’à son assassinat en 1987.

-> Film diffusé lors de la séance! <-

05.03.2020 16h30 à Géopolis 2235

Pour cette seconde séance, nous vous proposons de discuter des théories marxistes classiques de l’impérialisme à partir d’extraits de «Sous l’empire du capital», livre de Claudio Katz (2011).

La théorie classique de l’impérialisme

 

12.03.2020 16h30 à Géopolis 2235

Cette dernière séance est consacrée à l’impérialisme suisse aujourd’hui. Nous vous proposons d’en discuter à partir du texte de Sébastien Guex, «L’impéria- lisme suisse ou les secrets d’une puissance invisible» (2008).

https://www.cadtm.org/L-imperialisme-suisse-ou-les#nb2-2

Qu’est-ce que l’impérialisme? Quels en sont les principaux mécanismes? Quels sont ses liens avec le capitalisme? Quelles résistances a-t-il engendré? Peut-on parler aujourd’hui d’un impérialisme suisse?

Pour discuter de cette thématique le Groupe regards critiques vous invite à trois séances ouvertes à toutes et à tous!

Discussion: Qu’est-ce que l’écosocialisme ?

JEUDI 12 DECEMBRE 2019
UNIL GEOPOLIS, SALLE 2137, 16h30

Nous vous invitons à cette discussion commune à partir d’extraits du livre de Michael Löwy Ecosocialisme (2011) que vous pouvez télécharger sur notre site internet : https://www.asso-unil.ch/grc/

Alors que des centaines de milliers de militant.e.s et les jeunesses du monde entier se mobilisent pour que des mesures soient prises mondialement et collectivement pour stopper le dérèglement climatique, nous avons besoin de formuler des revendications immédiates et un projet d’une nouvelle société débarrassée du fossile et de l’accaparement des richesses par une poignée de possédants.

-> Bienvenue à toutes et tous ! <-
Organisé par le Groupe Regards Critiques, association universitaire regroupant étudiant.e.s et doctorant.e.s.

Michael Löwy Ecosocialisme 2011 extraits

Quels moyens contre la catastrophe climatique ?- conférence de Daniel Tanuro

JEUDI 5 DECEMBRE 2019
UNIL GEOPOLIS, SALLE 2137, 16h30

Daniel Tanuro-Spécialiste des questions écologiques, auteur de l’Impossible capitalisme vert (2010), agronome de formation.
Alors que des centaines de milliers de militant.e.s et les jeunesses du monde entier se mobilisent pour que des mesures soient prises mondialement et collectivement pour stopper le dérèglement climatique, nous avons besoin de formuler des revendications immédiates et un projet d’une nouvelle société débarrassée du fossile et de l’accaparement des richesses par une poignée de possédants. Le livre de Daniel Tanuro à paraître prochainement propose des réponses stratégiques et pratiques aux questionnement qui se posent avec la grève du climat. Comment construire un mouvement radical et inclusif pour la justice climatique ?

Cycle: L’écosocialisme, de Marx aux mouvements sociaux d’aujourd’hui

En lien avec l’actualité brulante du réchauffement climatique et des mouvements internationaux de luttes pour le climat, le Groupe Regards Critiques vous invite à participer à ses deux prochaines activités :

Jeudi 4 avril 17h15 Géopolis 2137
Discussion autour du concept d’écosocialisme à partir des articles suivants :

  • Husson Michel, « Marx a-t-il inventé l’écosocialisme ? », A l’encontre, 21.12.2017. disponible en ligne: ici.
  • Tanuro Daniel, « Les fondements d’une stratégie écosocialiste », NPA, 28.04.2011. disponible en ligne ici.

Jeudi 11 avril 17h15 Géopolis 2137
Conférence-débat: Quelles perspectives pour les mouvements sociaux pour la protection du climat aujourd’hui ?  animée par Franziska Meinherz, doctorante à l’EPFL et militante au sein du Mouvement de la grève pour le climat.

 

LE REFUS DE PARVENIR

http://fixement.com/wp-content/uploads/2016/04/1.jpgLe Groupe Regards Critiques organise une conférence intitulée:

REFUS DE PARVENIR
AVEC le Centre International de Recherche sur l’Anarachisme (CIRA)

JEUDI 27 OCTOBRE 2016, A 17H15
SALLE 2121, GEOPOLIS (UNIL-MOULINE)

Le processus de démocratisation des études secondaires et supérieures en France, et plus généralement dans l’ensemble des pays industrialisés, s’est accompagné d’une disparition progressive de l’éducation populaire (presse ouvrière, universités populaires, cours du soir organisés par et pour des ouvriers…) À la volonté d’élever, par l’étude et par la lutte, la condition de la classe ouvrière toute entière, s’est substituée la volonté de « faire parvenir » ses enfants au moyen d’une scolarisation de plus en plus poussée.
On est passé d’une vision émancipatrice de la culture à une vision utilitariste.

L’idéologie méritocratique, qui rend chacun individuellement responsable de son destin, s’est imposée massivement. Car la première phase de démocratisation des études longues dans les années 1960 et 1970 a correspondu à un formidable accroissement des demandes en personnel qualifié du fait de la modernisation de l’économie.

Ce n’est plus le cas aujourd’hui où l’enseignement supérieur produit des diplômés en excès dans un contexte de concurrence mondialisée où la compétition scolaire commence de plus en plus tôt. N’est-ce pas le moment d’en finir pour de bon avec cette idéologie mortifère?

Venez nombreux et nombreuses,

LE GRC

La situation et les droits des réfugié-e-s en Suisse

Mercredi 15 avril, 17h15
Anthropole, salle 2055

Banderole Renvoi DublinDiscussion avec Dario Lopreno, membre du SSP, militant en défense des droits des immigré·e·s de longue date et témoignages de membres du collectif R.

Quelle est la situation des requérant·e·s d’asile en Suisse? Que contiennent les accords de Dublin? Pourquoi et qui migre? Quelles sont les pratiques de la Suisse en matière d’asile? Quels droits et quelle solidarité défendre?

Depuis le 8 mars, un collectif de migrant·e·s menacé·e·s de renvoi et de personnes solidaires occupent l’Eglise de Saint-Laurent à Lausanne. Ils appellent les autorités à ne pas appliquer les renvois tels que prévus par les accords de Dublin.

Un groupe d’étudiant·e·s organise à l’Université des activités en solidarité, dont cette discussion.

 En 2014, plus de 3500 migrant·e·s sont morts en Méditerranée alors qu’ils tentaient de rejoindre l’Europe. Depuis le début de l’année, il n’y a guère de semaine sans que ne s’ajoute de nouvelles victimes. La demande d’asile de ceux et celles qui parviennent en Europe doit, en vertu des accords dits de Dublin, être traitée par le premier Etat traversé, dit «Etat responsable». En réalité, il s’agit d’une véritable «loterie» en raison des disparités de traitement et de respects des droits. Pire, les interdictions de travailler, la marginalisation voire la «rétention» font partie du quotidien de milliers de migrant·e·s.

La Suisse est signataire des accords de Dublin. Comme elle est rarement, en raison de sa position géographique, «Etat responsable du traitement des demandes», elle procède à de nombreux renvois. Ainsi, en 2014, «sur les 8590 personnes [renvoyé·e·s], quelque 6000 demandeurs d’asile ont été déboutés de force, escortés par la police jusqu’à l’avion, et 252 requérants ont dû prendre un vol spécial» (Le Temps, 9.02.2015).

Collectif Unil de soutien au refuge de St-Laurent

Contact: refugeunil@sud-ep.ch

Soutenu par le Groupe Regards Critiques (GRC), le Cercle la brèche.