NIFFF, jour 9 : snifff

Le NIFFF s’est terminé. Une édition 2022 riche en émotions pour nos deux envoyés spéciaux déjà désœuvrés. Au programme : métacritique, quelques chiffres et « salut NIFFF ».

Projection Open Air de E.T. // © NIFFF, Miguel Bueno

Après le film de clôture I am What I am, la cérémonie de fin du NIFFF 2022 a décerné ses sempiternels prix. Le fameux H.R. Giger Narcisse award for best feature film revient au réalisateur Simon Rieth pour Nos Cérémonies (voir notre article). Un prix définitivement tourné vers la relève du cinéma fantastique, consacrant cette année le plus jeune de la compétition internationale. Le Imaging the Future Award pour la meilleure production desing est décerné cette année à Blaze, de la réalisatrice Del Kathryn Barton, saluant ainsi les efforts déployés pour représenter l’intériorité d’une jeune par suite d’un traumatisme innommable. Premier film d’une artiste déjà reconnue dans le milieu des Beaux-Arts, Del Kathryn Barton a su avec Blaze reporté un univers graphique riche et symbolique sur le grand écran. Le prix de la critique internationale revient à Ashkal de Youssef Chebbi (voir notre article). Un choix qui ne surprend pas, tant la construction d’Ashkal est précise et maîtrisée, laissant des images nous marquer pour longtemps encore.

Freaks Out, du réalisateur italien Gabriele Mainetti (voir notre article), a su séduire les spectateur·rices en remportant le prix RTS du public. Sans surprise, puisque le film propose une expérience divertissante, avec un fantastique capable de toucher le plus grand nombre. Si d’autres œuvres de la compétition, comme Vesper ou Dual jouaient dans cette cour, Freaks Out s’est montré le plus convaincant (sauf pour Alex). Pour le prix du public de la compétition asiatique, Demigod : the Legend beginns, du réalisateur Chris Huang Wen-chang, l’emporte. Compétition acharnée tant la sélection de cette année était éclectique. Comme toujours le NIFFF nous surprend avec le meilleur (et parfois le pire) du nouveau cinéma d’Asie.  

Du côté des courts-métrages, Les Héritères d’Avril Lehmann repart avec le H.R Giger Narcisse award du meilleur court-métrage suisse, alors que Moshari de Nuhash Humayun remporte le prix du public (Swiss, International et Asian shorts confondus). Ce dernier, d’une puissance et d’une efficacité inégalées (Baptiste n’est pas convaincu), l’emporte sans surprise, belle récompense pour le premier film bangladais jamais présenté au NIFFF.

De notre côté, le NIFFF se termine sur une très bonne note. Contents des films primés, nous avons cependant regret que Huesera de la réalisatrice Michelle Garza Cervera (notre coup de cœur commun) n’ait pas été récompensé. Difficile toutefois de sortir son épingle du jeu cette année, au milieu d’une excellente sélection de compétition internationale. En prix de consolation, nous souhaitons cependant récompenser Huesera de l’UNIL Ciné-club Award for best Coup de Cœur. Une bien maigre récompense.

Notre NIFFF 2022 en quelques chiffres :

  • Plus de 50’000 festivalier·ères sur les 9 jours du festival.
  • Quelque 73 films couverts (26 courts et 47 longs) sur les 106 que proposait la sélection, pour un total commun de 8’563 minutes (soit env. 143 heures) passées dans les salles, films et conférences confondus.
  • Une trentaine de sandwichs et falafels consommés.
  • 27 articles et comptes rendus de films sur notre site internet.
  • 2 heures de sommeil cumulées (approximation).
  • 10 déceptions et 27 (très) bonnes surprises.
  • 23 chansons hurlées au karaoké.
  • 24 soupirs, 8 éclats de rire, 27 rires simples, 2 « mais nan ! » et 12 larmes (toutes pendant Wedding High).
  • 1 canapé squatté.

Le NIFFF se termine pour nous. Des adieux tristes, mais nécessaires pour une santé (physique et mentale) poussée dans ses derniers retranchements. Nous espérons que les articles vous auront plu, n’hésitez pas à venir vous plaindre directement de nos maladresses et de nos commentaires de péteux. En attendant, nous vous disons « à l’année prochaine » !

Alex & Baptiste