{"id":982,"date":"2021-12-25T14:39:00","date_gmt":"2021-12-25T13:39:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/?p=982"},"modified":"2023-03-28T01:13:35","modified_gmt":"2023-03-27T23:13:35","slug":"spider-man-no-way-home","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/2021\/12\/spider-man-no-way-home\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Spider-Man: No Way Home\u00a0\u00bb &#8211; Critique"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1918\" height=\"1080\" src=\"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2021\/12\/n7sgwV1TNHUXOf7Aoh7Cr8gWvlZ-edited.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-984\" srcset=\"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2021\/12\/n7sgwV1TNHUXOf7Aoh7Cr8gWvlZ-edited.jpg 1918w, https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2021\/12\/n7sgwV1TNHUXOf7Aoh7Cr8gWvlZ-edited-300x169.jpg 300w, https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2021\/12\/n7sgwV1TNHUXOf7Aoh7Cr8gWvlZ-edited-1024x577.jpg 1024w, https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2021\/12\/n7sgwV1TNHUXOf7Aoh7Cr8gWvlZ-edited-768x432.jpg 768w, https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2021\/12\/n7sgwV1TNHUXOf7Aoh7Cr8gWvlZ-edited-1536x865.jpg 1536w\" sizes=\"auto, (max-width: 1918px) 100vw, 1918px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>Spider-Man: No Way Home<\/em> \u00a9 2021 Sony Pictures<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><em>Spider-Man: No Way Home<\/em>\u2009: entre fanservice d\u00e9brid\u00e9 et absence de substance<\/h5>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s des mois d&rsquo;attente et beaucoup de <em>hype<\/em> g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par les nombreuses attentes, le dernier chapitre de la trilogie <em>Spider-Man<\/em> avec Tom Holland est arriv\u00e9 dans les salles de cin\u00e9ma. Une trilogie qui, en termes de contenu et de qualit\u00e9, a certainement souffert du poids d&rsquo;\u00eatre une partie int\u00e9grante du MCU (<em>Marvel Cinematic Universe<\/em>), ayant donc certaines normes \u00e0 respecter. Il suffit de penser au premier chapitre (<em>Spider-Man: Homecoming<\/em>), qui \u00e9tait trop d\u00e9pendant du personnage d&rsquo;Iron-Man, \u00e9clipsant et ne permettant pas au personnage de Tom Holland d&rsquo;avoir l&rsquo;arc narratif qu&rsquo;il m\u00e9ritait. Dans le deuxi\u00e8me chapitre (<em>Spider-Man: Far From Home<\/em>), ce poids \u00e9tait certes moins marqu\u00e9, mais faisant partie du MCU, le personnage n&rsquo;a pas eu la chance de communiquer certains th\u00e8mes qui pourraient vraiment laisser quelque chose de concret au spectateur, comme d&rsquo;autres films Spider-Man qui ont montr\u00e9 qu&rsquo;ils \u00e9taient capables de le faire, et bien.<\/p>\n\n\n\n<p>On arrive donc au dernier chapitre, mais sans une base vraiment solide pour le personnage. Le monde apprend la v\u00e9ritable identit\u00e9 de Spider-Man\u2009: Peter Parker. Ne pouvant plus mener une vie normale, tout comme ses proches, Peter d\u00e9cide de se tourner vers le Docteur Strange. Il r\u00e9alise un sort pour faire oublier \u00e0 tous la v\u00e9ritable identit\u00e9 de Spider-Man, y compris \u00e0 ses amis les plus proches\u2026 Le sort tourne mal, bien s\u00fbr, cr\u00e9ant un probl\u00e8me et connectant plusieurs univers. En effet, \u00e0 partir de ce moment, divers m\u00e9chants issus des univers du <em>Spider-Man<\/em> avec Tobey Maguire et celui avec Andrew Garfield vont commencer \u00e0 arriver. Il n&rsquo;est pas n\u00e9cessaire d&rsquo;ajouter quoi que ce soit d&rsquo;autre pour parler du film, sans quoi, il faudrait \u00e9galement faire des spoilers.<\/p>\n\n\n\n<p>Le premier acte fonctionne, et bien, pour un film Marvel, puisque le spectateur assiste impuissant \u00e0 l&rsquo;engloutissement de Peter par quelque chose de bien plus grand que lui et qui ne peut \u00eatre arr\u00eat\u00e9\u2009: l&rsquo;exposition m\u00e9diatique et la mise au pilori. Un contraste est montr\u00e9 entre ceux qui sont du c\u00f4t\u00e9 de Peter et ceux qui le d\u00e9testent, car ils pensent qu&rsquo;il est responsable de la mort de Mysterio (voir le final de <em>Far From Home<\/em>). Ce contraste, pour un film Marvel, est int\u00e9ressant, car il montre comment cette situation emp\u00eache Spider-Man d&rsquo;avoir une vie en dehors de celle de super-h\u00e9ros. Le vrai probl\u00e8me survient quand il demande de l&rsquo;aide au Docteur Strange. En effet, le pr\u00e9texte sur lequel repose ce film, qui est extr\u00eamement important, est tr\u00e8s ridicule et victime d&rsquo;un ph\u00e9nom\u00e8ne qui s\u00e9vit \u00e0 Hollywood depuis plusieurs ann\u00e9es\u2009: l\u2019\u00e9criture paresseuse. On a l&rsquo;impression que les sc\u00e9naristes ne veulent m\u00eame pas essayer d&rsquo;\u00e9crire quelque chose qui ait une coh\u00e9rence du d\u00e9but \u00e0 la fin, s&rsquo;effor\u00e7ant de trouver une logique entre les \u00e9v\u00e9nements du film. Le fait que le sorcier le plus puissant de la plan\u00e8te Terre (et celui qui a permis \u00e0 Thanos de tuer la moiti\u00e9 de la population de l&rsquo;univers pour sauver tout le monde), mette en p\u00e9ril l&rsquo;\u00e9quilibre extra-dimensionnel juste \u00e0 cause d&rsquo;une personne est vraiment synonyme d&rsquo;un manque de volont\u00e9 d&rsquo;engagement. En fait, le film est bas\u00e9 sur le fanservice et l&rsquo;amour pour le personnage de Spider-Man, et avait probablement besoin d&rsquo;un simple pr\u00e9texte pour utiliser le multivers et les diff\u00e9rents personnages d\u00e9j\u00e0 vus, sans s&rsquo;engager du tout sur la mani\u00e8re de le faire.<\/p>\n\n\n\n<p>Le film vit de pur fanservice gr\u00e2ce aux personnages, \u00e0 leurs blagues, \u00e0 la fa\u00e7on dont ils interagissent, et pas seulement\u2026 Et m\u00eame l\u00e0, il y a diverses incoh\u00e9rences et probl\u00e8mes d&rsquo;\u00e9criture qui ne font rien d&rsquo;autre que de diminuer la qualit\u00e9 r\u00e9elle du film, surtout si l&rsquo;on pense par exemple \u00e0 la profondeur et \u00e0 la beaut\u00e9 des films r\u00e9alis\u00e9s avec g\u00e9nie par Sam Raimi. <em>No Way Home<\/em> est certes capable d\u2019\u00e9mouvoir avec les diff\u00e9rents \u00e9l\u00e9ments mis en sc\u00e8ne, mais malheureusement ils sont du pur fanservice et ne laissent rien de vraiment concret au spectateur, r\u00e9sultant ainsi d&rsquo;un certain point de vue vide. Une note positive est la fin qui voit enfin le personnage de Tom Holland vraiment m\u00fbrir et qui, en tant que film, jette les bases d&rsquo;un v\u00e9ritable nouveau d\u00e9part du personnage. Jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent, nous ne comprenions pas exactement quel genre de r\u00f4le il devrait et pourrait avoir.<\/p>\n\n\n\n<p>En conclusion, <em>Spider-Man: No Way Home<\/em> peut certes \u00eatre agr\u00e9able \u00e0 regarder, mais en s&rsquo;appuyant uniquement sur le fanservice et un sc\u00e9nario avec multiples probl\u00e8mes, il n&rsquo;apportera rien de concret au spectateur, si ce n&rsquo;est une vieille bouff\u00e9 de nostalgie. Un film pouvant \u00eatre appr\u00e9ci\u00e9, mais qui manque de r\u00e9elle substance, \u00e0 l\u2019image de pratiquement tous les films du MCU.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Jacopo Greppi<\/strong> (25\/12\/2021)<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-css-opacity\" \/>\n\n\n\n<p style=\"font-size:15px\"><em><strong>Spider-Man: No Way Home<\/strong><\/em><br>R\u00e9alisation : Jon Watts <br>Sc\u00e9nario : Chris McKenna &amp; Erik Sommers <br>Interpr\u00e9tation : Tom Holland, Zendaya, Benedict Cumberbatch<br>Musique : Michael Giacchino <br>D\u00e9cors : Darren Gilford <br>Costumes : Anna B. Sheppard <br>Directeur de la photographie : Seamus McGarvey <br>Pays d&rsquo;origine : \u00c9tats-Unis <br>Dur\u00e9e : 148 minutes<br><em>Sortie le 15 d\u00e9cembre 2021<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s des mois d&rsquo;attente et beaucoup de hype g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par les nombreuses attentes, le dernier chapitre de la trilogie Spider-Man avec Tom Holland est arriv\u00e9 dans les salles de cin\u00e9ma.<\/p>\n","protected":false},"author":6,"featured_media":984,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[4,16],"tags":[],"class_list":{"0":"post-982","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-articles","8":"category-critiques"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/982","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/users\/6"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=982"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/982\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/media\/984"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=982"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=982"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=982"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}