{"id":525,"date":"2017-11-10T02:22:00","date_gmt":"2017-11-10T01:22:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/?p=525"},"modified":"2023-03-28T01:29:22","modified_gmt":"2023-03-27T23:29:22","slug":"happy-birthdead-critique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/2017\/11\/happy-birthdead-critique\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Happy Birthdead\u00a0\u00bb &#8211; Critique"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"575\" src=\"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2021\/09\/Happy-Birthdead-1024x575.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-526\" srcset=\"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2021\/09\/Happy-Birthdead-1024x575.jpg 1024w, https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2021\/09\/Happy-Birthdead-300x168.jpg 300w, https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2021\/09\/Happy-Birthdead-768x431.jpg 768w, https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2021\/09\/Happy-Birthdead-1536x863.jpg 1536w, https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2021\/09\/Happy-Birthdead.jpg 1777w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Une chose est s\u00fbre&nbsp;: que ce soit en mati\u00e8re de teenage movie ou de slasher, <em>Happy Death Day<\/em> conna\u00eet ses r\u00e9f\u00e9rences. Nous retrouvons l\u2019habituel campus am\u00e9ricain, ses soir\u00e9es \u00e9tudiantes et ses fraternit\u00e9s. Notre h\u00e9ro\u00efne est une belle blonde un peu \u00ab&nbsp;p\u00e9tasse&nbsp;\u00bb, un peu hypocrite mais tout de m\u00eame attachante. Notre tueur est masqu\u00e9 et son arme de pr\u00e9dilection est le couteau. Nous y trouvons m\u00eame la pr\u00e9sence de la petite bo\u00eete \u00e0 musique dont la m\u00e9lodie n\u2019a rien d\u2019un bon pr\u00e9sage. Les fameux jumpscares sont \u00e9galement au rendez-vous. Bref, <em>Happy Death Day<\/em> sait o\u00f9 frapper pour faire comprendre \u00e0 son public (am\u00e9ricain) qu\u2019il sait avec quels classiques il a \u00e9t\u00e9 nourri. Ce public, justement, c\u2019est celui qui a grandi avec MTV et qui a pass\u00e9 son temps devant <em>Teenage Mom<\/em>, tout comme l\u2019h\u00e9ro\u00efne du film. Ce m\u00eame public a \u00e9galement vu <em>Scream<\/em>, <em>Souviens-toi l\u2019\u00e9t\u00e9 dernier<\/em>, <em>Clueless<\/em> et <em>Lolita Malgr\u00e9 Moi<\/em>. Notons \u00e9galement que la sortie am\u00e9ricaine du film a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9vue le <em>vendredi 13<\/em> octobre 2017 (coucou Jason Voorhees). <em>Happy Death Day<\/em> s\u2019inscrit donc dans des pratiques famili\u00e8res et dans une histoire du cin\u00e9ma de genre&nbsp;; il reprend ses sch\u00e9mas et les utilise pour construire un r\u00e9cit qui fonctionne. Mais le film ne va pas au-del\u00e0 de ce point de d\u00e9part et, tout en s\u2019appuyant sur des r\u00e9f\u00e9rences bien connues, ne prend pas de risque et conclut son r\u00e9cit en ne r\u00e9volutionnant pas ses codes.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais commen\u00e7ons par le commencement. <em>Happy Death Day<\/em>, r\u00e9alis\u00e9 par Christopher B. Landon,&nbsp; raconte l\u2019histoire de Theresa Gelbman, alias Tree, une \u00e9tudiante qui est vou\u00e9e \u00e0 revivre le jour de son anniversaire, jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019elle d\u00e9couvre l\u2019identit\u00e9 de la personne qui la tue immanquablement \u00e0 la fin de ce jour <em>sans fin<\/em> (on la sentait venir celle-l\u00e0 mais, rassurez-vous, le film aussi). Que peut-on apprendre d\u2019un jour que l\u2019on revit sans cesse&nbsp;? Le message du film semble clair \u00e0 ce niveau-l\u00e0&nbsp;: il n\u2019est jamais trop tard pour changer et devenir une bonne personne. Malgr\u00e9 l\u2019aspect horrifique que propose chaque fin de ce jour \u00e0 r\u00e9p\u00e9tition, cette situation va permettre \u00e0 Tree d\u2019en apprendre sur les personnes qu\u2019elle c\u00f4toie, de percevoir son environnement diff\u00e9remment et de se d\u00e9couvrir elle-m\u00eame. L\u2019exp\u00e9rience de Tree n\u2019est donc pas si diff\u00e9rente de celle d\u2019une Cher Horovitz qui d\u00e9couvre qu\u2019elle prend du plaisir \u00e0 faire le bien autour d\u2019elle.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u00e0 o\u00f9 le film fait bon, c\u2019est dans son concept de tenir un r\u00e9cit d\u2019une heure trente sur les encha\u00eenements \u00e0 r\u00e9p\u00e9tition d\u2019une m\u00eame journ\u00e9e. M\u00eame si <em>Happy Death Day<\/em> se permet quelques raccourcis faciles et m\u00eame si son r\u00e9cit contient quelques incoh\u00e9rences et lacunes, il ne tombe pas dans la longueur. En effet, puisque Tree apprend \u00e0 ma\u00eetriser le cours des \u00e9v\u00e9nements de sa journ\u00e9e d\u2019anniversaire, ces derniers \u00e9voluent justement selon ses diff\u00e9rentes prises de d\u00e9cision. Cela permet donc au r\u00e9cit de s\u2019ouvrir sur d\u2019autres portes, offrant ainsi au spectateur de pouvoir explorer une journ\u00e9e de l\u2019univers du film sous des angles et lieux diff\u00e9rents. Le film force ainsi le spectateur \u00e0 \u00eatre attentif au moindre objet, \u00e0 la moindre pr\u00e9sence ou indice suspect dans chacune des journ\u00e9es que vit Tree. M\u00eame s\u2019il ne donne aucune explication v\u00e9ritable sur le fait que la jeune femme peut ainsi revivre le jour de son anniversaire (et de sa mort donc), <em>Happy Death Day<\/em> tient son pari sur le d\u00e9veloppement d\u2019une journ\u00e9e sans fin.<\/p>\n\n\n\n<p>Le concept commence \u00e0 s\u2019essouffler dans la derni\u00e8re partie du film, quand il faut d\u00e9voiler l\u2019identit\u00e9 du tueur et lui trouver un motif. Les explications s\u2019encha\u00eenent tr\u00e8s vite, essayant ainsi de passer sous silence leur c\u00f4t\u00e9 arbitraire, un peu facile et gratuit. Les rebondissements finaux sont peu surprenants et, si les quelques indices laiss\u00e9s sur la v\u00e9ritable identit\u00e9 du tueur ont \u00e9t\u00e9 per\u00e7us par avance, cette derni\u00e8re devient presque \u00e9vidente. Une fin un peu d\u00e9cevante pour un film qui avait tap\u00e9 juste dans un concept vu et revu. Pour pouvoir appr\u00e9cier le film, il faut le prendre pour ce qu\u2019il est&nbsp;: un bon teenage movie et un slasher pas tr\u00e8s innovant mais qui fonctionne. En termes de divertissement, <em>Happy Death Day<\/em> tient donc ses promesses. Il ne s\u2019agit pas lui attribuer des pr\u00e9tentions de d\u00e9construction de codes qu\u2019il ne poss\u00e8de pas. A l\u2019inverse, leur pr\u00e9sence ne fait que renforcer leur importance au sein de deux genres qui ont encore de beaux jours devant eux.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Myriam Jouhar<\/strong> (10\/11\/2017)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une chose est s\u00fbre&nbsp;: que ce soit en mati\u00e8re de teenage movie ou de slasher, Happy Death Day conna\u00eet ses r\u00e9f\u00e9rences. 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