{"id":504,"date":"2017-09-17T01:35:00","date_gmt":"2017-09-16T23:35:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/?p=504"},"modified":"2023-03-28T01:30:07","modified_gmt":"2023-03-27T23:30:07","slug":"kingsman-le-cercle-dor-critique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/2017\/09\/kingsman-le-cercle-dor-critique\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Kingsman : Le Cercle d&rsquo;or\u00a0\u00bb &#8211; Critique"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"576\" src=\"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2021\/09\/Kingsman-Le-Cercle-dor-2017-1024x576.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-505\" srcset=\"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2021\/09\/Kingsman-Le-Cercle-dor-2017-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2021\/09\/Kingsman-Le-Cercle-dor-2017-300x169.jpg 300w, https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2021\/09\/Kingsman-Le-Cercle-dor-2017-768x432.jpg 768w, https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2021\/09\/Kingsman-Le-Cercle-dor-2017-1536x864.jpg 1536w, https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2021\/09\/Kingsman-Le-Cercle-dor-2017.jpg 1920w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Assur\u00e9ment, Matthew Vaughn est un cin\u00e9aste dont le nom est injustement m\u00e9connu. Loin d\u2019\u00eatre un banal artisan, il est tr\u00e8s vite parvenu \u00e0 se forger un style qui tient essentiellement \u00e0 un remaniement ludique de codes g\u00e9n\u00e9riques ultra st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9s (ceux de la <em>fantasy<\/em> pour <em>Stardust<\/em>, du film d\u2019espionnage pour <em>Kingsman<\/em> premier du nom, et du film de super-h\u00e9ros pour <em>Kick-Ass<\/em>). Le produit final ressemble \u00e0 un \u00ab&nbsp;film-hommage&nbsp;\u00bb, intertextuel et comique sans pour autant tomber dans le pastiche. La d\u00e9marche ressemble beaucoup \u00e0 celle d\u2019Edgar Wright, mais contrairement \u00e0 ce dernier, Vaughn n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 apporter une touche de subversion \u00e0 ses \u0153uvres. Je ne citerai qu\u2019un exemple&nbsp;tir\u00e9 du premier <em>Kingsman <\/em>: la sc\u00e8ne de massacre dans l\u2019\u00e9glise. Repr\u00e9senter un tel carnage d\u2019une mani\u00e8re si d\u00e9complex\u00e9e, notamment par la musique rock en fond et par l\u2019utilisation de longs plans techniquement impressionnants qui subliment une mise en sc\u00e8ne quasi vid\u00e9oludique, bref, l\u2019esth\u00e9tisation assum\u00e9e d\u2019une violence extr\u00eame, ce n\u2019est, je le pense, pas du ressort de tous les cin\u00e9astes.<\/p>\n\n\n\n<p>Avant de rentrer dans le vif du sujet, je souhaiterais insister encore sur un point : Matthew Vaughn, je le r\u00e9p\u00e8te, est un r\u00e9alisateur qui a tendance \u00e0 faire recours, dans une logique tout \u00e0 fait postmoderne, \u00e0 l\u2019intertextualit\u00e9. Rien que <em>Kingsman&nbsp;: Services secrets<\/em> compile r\u00e9f\u00e9rences directes \u00e0 d\u2019autres films du genre (la mention orale de <em>Jason Bourne<\/em>), clins d\u2019\u0153il appuy\u00e9s (la pr\u00e9sentation des gadgets fa\u00e7on <em>James Bond<\/em>), allusions \u00e0 la \u00ab&nbsp;pop culture&nbsp;\u00bb (le McDonald comme repas surprise) et m\u00eame une dimension m\u00e9ta par l\u2019autor\u00e9f\u00e9rence (lorsque les personnages discutent de la fa\u00e7on de faire ou non un film). Cette intertextualit\u00e9 est \u00e0 mon sens positive, car elle a toujours comme finalit\u00e9 de surprendre le spectateur d\u2019une mani\u00e8re ludique, subversive et surtout originale. Cette m\u00e9thode rapproche Vaughn bien plus d\u2019un Tarantino promouvant de fa\u00e7on \u00e0 la fois novatrice et distrayante, dans <em>Pulp Fiction<\/em>, la contre-culture am\u00e9ricaine, que d\u2019un \u00e9ni\u00e8me blockbuster produit par Disney, dans lequel la gratuit\u00e9 r\u00e9f\u00e9rentielle, devenue ces derni\u00e8res ann\u00e9es un syndrome dramatiquement maladif, rend leurs films vraiment p\u00e9nibles, pour ne pas dire insoutenables.<\/p>\n\n\n\n<p>Autant vous dire qu\u2019au vu de la qualit\u00e9 des pr\u00e9c\u00e9dentes r\u00e9alisations du cin\u00e9aste anglais, et tout particuli\u00e8rement du premier opus <em>Kingsman<\/em>, les attentes sont \u00e9lev\u00e9es pour cette suite. Alors, finalement, qu\u2019en est-il&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Je ne vais pas y aller par quatre chemins&nbsp;: <em>Kingsman 2<\/em> est un film moyen, clairement in\u00e9gal. A mes yeux, il est largement en-dessous de son pr\u00e9d\u00e9cesseur. Si j\u2019avais d\u00fb \u00e0 chacun leur attribuer une note, j\u2019aurais sans doute accord\u00e9 cinq \u00e9toiles au premier et trois \u00e0 celui-ci.<\/p>\n\n\n\n<p>Commen\u00e7ons par r\u00e9sumer le pitch. Eggsy, le h\u00e9ros du premier volet, m\u00e8ne une double-vie paisible, dans laquelle il alterne entre ses missions au sein de l\u2019organisation secr\u00e8te Kingsman (il a remplac\u00e9 son ami mort Galahad) et sa vie de couple avec la princesse su\u00e9doise Tilde. Malheureusement pour lui, Poppy, une trafiquante de drogue sociopathe vivant recluse au c\u0153ur de la jungle, se d\u00e9cide \u00e0 lancer des missiles autoguid\u00e9s afin d\u2019an\u00e9antir les Kingsmen. Eggsy se retrouve alors dans l\u2019obligation de fuir avec Merlin et de demander un coup de main aux Statesman, une organisation secr\u00e8te am\u00e9ricaine \u00e9quivalente \u00e0 la sienne camouflant son si\u00e8ge derri\u00e8re une fabrique de whisky.<\/p>\n\n\n\n<p>Je n\u2019ai d\u00e9j\u00e0 rien \u00e0 reprocher \u00e0 la mise en sc\u00e8ne de Matthew Vaughn. Les sc\u00e8nes de combats, v\u00e9ritablement jouissives pour le spectateur, sont chor\u00e9graphi\u00e9es magistralement et film\u00e9es avec une esth\u00e9tique toujours autant vid\u00e9oludique. A l\u2019exception de l\u2019effet de surprise qui, bien s\u00fbr, n\u2019est plus au rendez-vous, ces moments, tout particuli\u00e8rement celui du taxi et le grand final (ceux qui ont vu le film comprendront desquels je parle), sont des le\u00e7ons de cin\u00e9ma pour ce qui touche aux questions de mise en sc\u00e8ne, de fun et de style personnel. Parall\u00e8lement \u00e0 la qualit\u00e9 des sc\u00e8nes d\u2019action, il convient de souligner que <em>Kingsman 2<\/em> n\u2019a pas perdu sa part de subversion&nbsp;: on y retrouve la m\u00eame ultra-violence jusqu\u2019au-boutiste et d\u00e9complex\u00e9e que dans le premier opus, frisant m\u00eame \u00e0 certains moments les limites du repr\u00e9sentable. Pour un film qui a de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale augment\u00e9 autant dans les attentes des producteurs et des spectateurs, c\u2019est un fait rare qu\u2019il est important de relever.<\/p>\n\n\n\n<p>Le gros probl\u00e8me de <em>Kingsman 2<\/em> vient plut\u00f4t de ses personnages, totalement in\u00e9gaux. Soulignons la qualit\u00e9, pour commencer par les aspects positifs, de trois protagonistes qui se sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9s \u00eatre d\u2019excellentes surprises. Le premier, dont je tairai le nom, est l\u2019un des seconds couteaux du premier film, et l\u2019id\u00e9e de l\u2019avoir r\u00e9int\u00e9gr\u00e9 \u00e0 l\u2019univers sous une forme mi-humaine mi-robotique est assur\u00e9ment de qualit\u00e9. Le deuxi\u00e8me, c\u2019est l\u2019agent Whisky (Pedro Pascal, ou autrement dit Oberyn Martell pour les fans de <em>Games of Thrones<\/em>), vaudevillesque contrefa\u00e7on du cowboy qui poss\u00e8de pour seul attirail un lasso et deux r\u00e9volvers. Le troisi\u00e8me, enfin, c\u2019est Elton John qui joue\u2026 Elton John. Et quand vous verrez le film, vous comprendrez pourquoi je dis qu\u2019il est une excellente surprise.<\/p>\n\n\n\n<p>Malheureusement, les autres protagonistes du film sont soit pr\u00e9visibles, soit compl\u00e8tement in\u00e9gaux. Prenez Poppy (Julianne Moore)&nbsp;: son personnage, absolument barr\u00e9, est une parfaite parodie de la bobo hippie des <em>sixties\/seventies<\/em>, qui s\u2019est install\u00e9e elle et sa fabrique dans un esp\u00e8ce de mixte entre un <em>drive-in<\/em> am\u00e9ricain flashy et l\u2019\u00e9tat de nature lui-m\u00eame. M\u00eame si une ou deux de ses blagues ne passent pas (un jeu de mot pourri m\u2019est particuli\u00e8rement rest\u00e9 en travers de la gorge), elle n\u2019en reste pas moins un m\u00e9chant savoureusement dr\u00f4le, que je n\u2019h\u00e9siterai pas \u00e0 \u00e9lever quasiment au niveau de celui du premier opus, \u00e0 savoir Valentine (Samuel L. Jackson). Tous deux pourraient \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9s comme des actants caricaturant une certaine contre-culture am\u00e9ricanisante. Le probl\u00e8me toutefois, nous y venons, est le manque de construction de Poppy, d\u00fb essentiellement \u00e0 son manque d\u2019apparition dans le film. Il en va de m\u00eame \u2013 c\u2019est le moins qu\u2019on puisse dire \u2013 pour l\u2019agent Tequila (Channing Tatum)&nbsp;: avec son look de cowboy et son accent d\u00e9mesur\u00e9ment sudiste, ce dernier est hilarant (ce qui est plut\u00f4t une bonne surprise lorsqu\u2019on voit la qualit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale du jeu de Tatum), mais, \u00e0 l\u2019oppos\u00e9 exact de l\u2019agent Whisky, il n\u2019est l\u00e0 presqu\u2019\u00e0 titre de cam\u00e9o. Le film a clairement cherch\u00e9 \u00e0 faire dans le <em>mainstream<\/em> en engageant sa flop\u00e9e d\u2019acteurs c\u00e9l\u00e8bres, cependant ils sont n\u00e9glig\u00e9s tellement violemment \u2013 tout particuli\u00e8rement Jeff Bridges pour son inutilit\u00e9 et Halle Berry pour son manque de profondeur et d\u2019originalit\u00e9 \u2013 qu\u2019on se demande s\u2019ils n\u2019\u00e9taient l\u00e0 que pour encaisser leur ch\u00e8que. Le petit charme des acteurs anglais a ainsi \u00e9t\u00e9 compl\u00e8tement minimis\u00e9 pour mettre plus en avant des acteurs am\u00e9ricains classiques au caract\u00e8re purement fonctionnel.<\/p>\n\n\n\n<p>Cons\u00e9quence \u00e9vidente et directe de ces choix dans le recrutement et la direction des acteurs, l\u2019humour prend un sale coup. D\u2019une part, l\u2019arriv\u00e9e \u00ab&nbsp;disneyisante&nbsp;\u00bb de jeux de mots pour les enfants de moins de dix ans constitue l\u2019une des pires d\u00e9cisions sc\u00e9naristiques de Matthew Vaughn et de Jane Goldman, d\u00e9cision qui n\u2019amuse vraisemblablement personne dans la salle de cin\u00e9ma. D\u2019autre part, et nous revenons \u00e0 ce que j\u2019ai expliqu\u00e9 dans mon introduction, l\u2019intertextualit\u00e9, si importante dans le premier <em>Kingsman<\/em>, se minimise consid\u00e9rablement. La r\u00e9f\u00e9rentialit\u00e9 de l\u2019univers de ce second opus se construit nettement moins \u2013 si ce n\u2019est presque plus du tout \u2013 en relation avec d\u2019autres films du genre, avec la \u00ab&nbsp;pop culture&nbsp;\u00bb ou avec lui-m\u00eame, mais presque uniquement en relation avec le premier volet. La sc\u00e8ne du combat dans le bar, par exemple, est une reprise quasi plan par plan d\u2019une sc\u00e8ne similaire du premier <em>Kingsman<\/em>. Malgr\u00e9 le fait que la relecture qu\u2019elle en fait est de nature parodique, elle n\u2019en reste pas moins d\u2019une gratuit\u00e9 d\u00e9solante, se r\u00e9v\u00e8le peu dr\u00f4le et n\u2019apporte en fin de compte rien du tout au r\u00e9cit. Certes, il y a bien la volont\u00e9 d\u2019ajouter \u00e9galement une satire politique dans le cahier des charges de l\u2019humour du film, et donc d\u2019adjoindre un nouveau \u00ab&nbsp;type&nbsp;\u00bb de comique, mais cela sonne horriblement faux. Je pense notamment au pr\u00e9sident des Etats-Unis, tellement clich\u00e9 que l\u2019humour noir que Vaughn tente d\u2019ins\u00e9rer en le mettant en sc\u00e8ne ne provoque pas le petit sourire g\u00eanant propre justement \u00e0 l\u2019ironie de l\u2019humour noir, mais plus le genre de r\u00e9action que l\u2019on peut ressentir devant les les pseudos-dr\u00f4leries politiques de <em>Machete<\/em> (surtout le deuxi\u00e8me) de Robert Rodriguez&nbsp;: c\u2019est-\u00e0-dire du d\u00e9pit, et pas grand chose d\u2019autre. Je ne nie pas certaines bonnes trouvailles comiques des auteurs (l\u2019\u00e9mission t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e, le burger de Poppy\u2026), n\u00e9anmoins, d\u2019apr\u00e8s moi, <em>Kingsman 2<\/em> aurait gagn\u00e9 \u00e0 ne pas perdre sa richesse intertextuelle, v\u00e9ritable source de son originalit\u00e9 et de son caract\u00e8re ludique.<\/p>\n\n\n\n<p>Vous l\u2019aurez compris, je ressors mitig\u00e9 de ce second opus de la franchise <em>Kingsman<\/em>. On ne le dira jamais assez&nbsp;: la suite est un exercice dangereux, un exercice que Vaughn a volontairement longtemps esquiv\u00e9 (on lui a propos\u00e9, pour rappel, la suite de <em>Kick-Ass<\/em> et celle de <em>X-Men&nbsp;: le commencement<\/em>). M\u00eame si l\u2019ultra-violence de l\u2019univers Kingsman est toujours pr\u00e9sente, le second volet a regrettablement gagn\u00e9 en conformisme. Je ne vais spoiler la fin du film (bien qu\u2019elle paraisse relativement \u00e9vidente sans m\u00eame l\u2019avoir vu), mais je peux tout de m\u00eame souligner le fait qu\u2019il est sid\u00e9rant \u00e0 quel point <em>Kingsman 2<\/em>, dans une logique tout \u00e0 fait am\u00e9ricanisante, tend \u00e0 respecter le sch\u00e9ma narratif traditionnel en ne n\u00e9gligeant pas sa r\u00e9solution, en concluant chaque fil de l\u2019intrigue de sorte \u00e0 ce que les m\u00e9chants soient punis, les non-r\u00e9compens\u00e9s soient r\u00e9compens\u00e9s, et globalement \u00e0 ce que tout finisse pour le mieux dans le meilleur des mondes. D\u00e9faut accentu\u00e9 d\u2019autant plus que <em>Kingsman<\/em> premier du nom se permettait d\u2019\u00eatre irr\u00e9v\u00e9rencieux jusqu\u2019\u00e0 la derni\u00e8re seconde. Et je ne parlerai m\u00eame pas de la gratuit\u00e9 sc\u00e9naristique qu\u2019il se produit avec la r\u00e9insertion sur l\u2019affiche du film de Harry Hart (Colin Firth), tellement la motivation commerciale qui sous-tend une telle d\u00e9cision transpara\u00eet, de plus en se moquant \u00e9perdument de conserver une coh\u00e9rence di\u00e9g\u00e9tique minimale. Que cette d\u00e9cision se passe aussi ou non dans la BD d\u2019origine, cela ne change absolument rien \u00e0 mes yeux&nbsp;: le texte adapt\u00e9 \u2013 et cela est valable quelle que soit l\u2019adaptation \u2013 n\u2019est pas un objet de culte inviolable, il peut lui aussi contenir des coquilles d\u00e9sagr\u00e9ables qui sont tout \u00e0 fait sujettes \u00e0 modification.<\/p>\n\n\n\n<p>Bien que le dernier film de Matthew Vaughn reste sans conteste un divertissement d\u2019envergure face \u00e0 la m\u00e9diocrit\u00e9 des blockbusters de ces derni\u00e8res ann\u00e9es, et qu\u2019il poss\u00e8de \u00e9galement des qualit\u00e9s quasiment inh\u00e9rentes \u00e0 son r\u00e9alisateur et \u00e0 son univers, il ne pr\u00e9sage rien de bon pour la suite. En effet, le metteur en sc\u00e8ne anglais a d\u00e9j\u00e0 annonc\u00e9 travailler sur un troisi\u00e8me volet. On ne peut qu\u2019esp\u00e9rer que <em>Kingsman 3<\/em> conservera les qualit\u00e9s que j\u2019ai \u00e9num\u00e9r\u00e9es pr\u00e9c\u00e9demment, mais qu\u2019il fera aussi l\u2019effort de construire mieux ses personnages (qu\u2019ils soient des arch\u00e9types bien plus attachants au lieu d\u2019\u00eatre des silhouettes grossi\u00e8res dont on se moque), qu\u2019il tentera de faire recours \u00e0 l\u2019intertextualit\u00e9 de mani\u00e8re plus diversifi\u00e9e et ludique, et, surtout, qu\u2019il osera prendre plus de risques pour que, comme le premier volet, ont ait l\u2019impression de regarder un gamin insolent qui ne nous caresse jamais \u2013 ou presque jamais \u2013 dans le sens du poil. C\u2019est ce que faisait presque sans faute <em>Kingsman&nbsp;: services secrets<\/em>, que <em>Kingsman 2&nbsp;: le cercle d\u2019or<\/em> a aseptis\u00e9 et que <em>Kingsman 3<\/em> a incontestablement le potentiel de rehausser.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Michael Wagni\u00e8res<\/strong> (17\/09\/2017)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Assur\u00e9ment, Matthew Vaughn est un cin\u00e9aste dont le nom est injustement m\u00e9connu. 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