{"id":501,"date":"2017-11-15T01:32:00","date_gmt":"2017-11-15T00:32:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/?p=501"},"modified":"2023-03-28T01:28:57","modified_gmt":"2023-03-27T23:28:57","slug":"justice-league-critique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/2017\/11\/justice-league-critique\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Justice League\u00a0\u00bb &#8211; Critique"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"576\" src=\"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2021\/09\/Justice-League-Critique-1024x576.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-502\" srcset=\"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2021\/09\/Justice-League-Critique-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2021\/09\/Justice-League-Critique-300x169.jpg 300w, https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2021\/09\/Justice-League-Critique-768x432.jpg 768w, https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2021\/09\/Justice-League-Critique-1536x864.jpg 1536w, https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2021\/09\/Justice-League-Critique.jpg 1920w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Lorsque je suis entr\u00e9 dans la salle de cin\u00e9ma pour voir <em>Justice League<\/em>, j\u2019\u00e9tais \u00e0 la fois impatient et inquiet. Impatient, car contrairement \u00e0 certains, je consid\u00e8re Zack Snyder comme un artiste, et pas un simple faiseur de spectacle. Le style graphique qu\u2019il impose dans ses \u0153uvres est tellement jusqu\u2019au-boutiste qu\u2019il pose implicitement des interrogations sur les fronti\u00e8res entre repr\u00e9sentation photographique et imagerie num\u00e9rique. Ce genre de probl\u00e9matisation est infiniment rare pour un blockbuster hollywoodien traditionnel, dans lesquels c\u2019est g\u00e9n\u00e9ralement la dimension purement attractionnelle qui constitue le seul et unique enjeu du film. Je me demande toujours comment tant de gens font pour rester indiff\u00e9rents \u00e0 l\u2019esth\u00e9tique l\u00e9ch\u00e9e \u2013 notamment les inimitables ralentis \u2013 qu\u2019on retrouve dans tous les films de Snyder, sans parler de la profondeur des personnages et de la noirceur peu conventionnelle qu\u2019on observe tout particuli\u00e8rement dans <em>Watchmen<\/em> et <em>Batman vs Superman<\/em>. Peut-\u00eatre que certains se sentent plus \u00e0 l\u2019aise face \u00e0 l\u2019infantile aseptisation de la r\u00e9alit\u00e9, le z\u00e9ro absolu dans la construction psychologique des protagonistes et l\u2019humour pu\u00e9rile propre au MCU (<em>Marvel Cinematic Universe<\/em>)&nbsp;? Peut-\u00eatre que certains pr\u00e9f\u00e8rent la rationalisation de la production cin\u00e9matographique et le d\u00e9ni de toute artisticit\u00e9 \u00e0 ce qu\u2019on appelle pourtant encore le 7<sup>\u00e8me<\/sup> art&nbsp;? Ces questions restent ouvertes.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais dans la salle de cin\u00e9ma, comme je l\u2019ai dit peu avant, j\u2019\u00e9tais aussi tr\u00e8s inquiet, car Snyder semble, au fil du temps, se faire de plus en plus avaler par la m\u00e9ga-machine hollywoodienne. <em>Batman vs Superman<\/em>, qui a subi un acharnement absolument injuste, n\u2019en reste pas moins un film ayant malheureusement tent\u00e9 d\u2019entamer \u2013 par ailleurs maladroitement \u2013 un processus de \u00ab&nbsp;marvelisation&nbsp;\u00bb&nbsp;: c\u2019est-\u00e0-dire, pour une part, la construction d\u2019un v\u00e9ritable univers liant une immense saga de films&nbsp;; des films qu\u2019on constate \u00eatre incapables substantiellement de se suffire \u00e0 eux-m\u00eames et qui, pour se donner du sens, n\u2019ont trouv\u00e9 d\u2019autres recours que d\u2019en appeler \u00e0 la pluralit\u00e9. Comme pour empirer les choses, Joss Whedon, assur\u00e9ment l\u2019un des pires r\u00e9alisateurs \u2013 on devrait plut\u00f4t parler dans son cas d\u2019 \u00ab&nbsp;ex\u00e9cutant&nbsp;\u00bb \u2013 de ces derni\u00e8res ann\u00e9es \u00e0 qui l\u2019on doit notamment les deux calamiteux <em>Avengers<\/em>, a remplac\u00e9 Snyder pour la post-production et d\u2019\u00e9ventuels <em>reshoots<\/em>. Maintenant que j\u2019ai vu le film et que j\u2019\u00e9cris cette critique, je comprends que c\u2019est l\u2019inqui\u00e9tude qui \u00e9tait surtout justifi\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Loin d\u2019\u00eatre le pire film de cette ann\u00e9e (laissons la palme d\u2019or au lamentable navet qu\u2019est <em>Pirates des Cara\u00efbes 5&nbsp;: La Vengeance de Salazar<\/em>, scandaleusement insultant envers toute une licence et envers le cin\u00e9ma lui-m\u00eame), <em>Justice League<\/em> n\u2019en reste pas moins un tr\u00e8s mauvais film. L\u2019histoire commence l\u00e0 o\u00f9 s\u2019est achev\u00e9 <em>Batman vs Superman<\/em>&nbsp;: &nbsp;la ville pleure la mort du h\u00e9ros kryptonien, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 lors de son combat contre Doomsday. Batman (Ben Affleck), qui sent l\u2019arriv\u00e9e imminente d\u2019une menace extraterrestre pr\u00eate \u00e0 ravager le monde, cherche \u00e0 r\u00e9unir une \u00e9quipe de super-h\u00e9ros pour se battre \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s contre les envahisseurs. Dans le casting, on comptera Wonder Woman (Gal Gadot), d\u00e9j\u00e0 aper\u00e7ue dans le film pr\u00e9c\u00e9dent et dans une <em>origin story<\/em> sortie il y a quelques mois, mais \u00e9galement le \u00ab&nbsp;badass&nbsp;\u00bb Aquaman (Jason Momoa), l\u2019indispensable personnage comique (de tout film commercial r\u00e9cent) qui s\u2019incarne sous les traits de Flash (Ezra Miller), et enfin Cyborg (Ray Fisher), dont on ne comprend pas trop l\u2019int\u00e9gration au vu de sa place relativement mineure dans l\u2019univers DC.<\/p>\n\n\n\n<p>Certes, il faut conc\u00e9der qu\u2019une ou deux blagues du film font leur petit effet, qu\u2019une femme (Wonder Woman) importante pour le r\u00e9cit y est aussi naturellement forte sur le plan physique comme sur le plan mental, que certaines s\u00e9quences sont divertissantes et\u2026 c\u2019est tout. Franchement, il n\u2019y a pas grand chose \u00e0 ajouter de positif \u00e0 <em>Justice League<\/em>. D\u00e9bordant d\u2019incoh\u00e9rences et de retournements de situation aberrants, compl\u00e8tement hach\u00e9 pour le montage final (le film est pass\u00e9 d\u2019une dur\u00e9e de trois heures \u00e0 seulement deux) et dot\u00e9 d\u2019un super-m\u00e9chant autant charismatique qu\u2019une hu\u00eetre, le dernier long-m\u00e9trage de Joss Whedon est tout simplement un imbuvable p\u00e9tard mouill\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Oui, j\u2019ai bien cit\u00e9 Joss Whedon&nbsp;: je n\u2019estime absolument pas avoir assist\u00e9 \u00e0 un film de Zack Snyder en le regardant, bien qu\u2019il soit officiellement consid\u00e9r\u00e9 comme \u00e9tant le r\u00e9alisateur. Et pour cause&nbsp;: le processus maladif de \u00ab&nbsp;marvelisation&nbsp;\u00bb que j\u2019ai abord\u00e9 peu avant s\u2019est bien trop aggrav\u00e9 pour \u00eatre de sa main. Outre l\u2019in\u00e9vitable d\u00e9veloppement de l\u2019univers du DCEU, p\u00e2le copie du d\u00e9j\u00e0 pitoyable MCU, le film se double d\u2019une dimension infantilisante (et donc in\u00e9vitablement r\u00e9ductrice)&nbsp;: en effet, toute la violence psychologique et visuelle des anciennes \u0153uvres du r\u00e9alisateur a \u00e9t\u00e9 censur\u00e9e&nbsp;; des sortes de r\u00e9surgences de plans-embl\u00e8mes cartoonesques des h\u00e9ros font leur apparition&nbsp;; on rajoute une sc\u00e8ne post-g\u00e9n\u00e9rique pour superficiellement annoncer une suite&nbsp;; un humour immature et immotiv\u00e9 suinte \u00e0 chaque instant du film (je n\u2019ose d\u00e9velopper \u00e0 quel point Aquaman est ridicule et que m\u00eame Flash, pourtant comique au d\u00e9but du film \u2013 je l\u2019admets \u2013, devient tr\u00e8s vite lourdingue), etc. Cela touche \u00e9galement l\u2019esth\u00e9tique, cette derni\u00e8re \u00e9tant bien plus conformiste qu\u2019\u00e0 l\u2019accoutum\u00e9e et les ralentis \u00e9pouvantablement simplets. Whedon en arrive m\u00eame au stade de r\u00e9it\u00e9rer un clich\u00e9 ha\u00efssable&nbsp;: celui de ne repr\u00e9senter avec insistance, parmi les civils, qu\u2019une seule famille canonique \u00e0 l\u2019am\u00e9ricaine, alors que partout autour d\u2019eux une ville enti\u00e8re se fait ravager. Ici, la strat\u00e9gie filmique est banale sur le plan rh\u00e9torique&nbsp;: faire ressentir au spectateur de l\u2019angoisse envers les potentielles victimes que nous, simples \u00eatre humains, pourrions \u00eatre. Sur le plan narratoriel, en revanche, cela est d\u2019une sid\u00e9rante et simplificatrice gratuit\u00e9&nbsp;: soit l\u2019on repr\u00e9sente une foule d\u00e9personnalis\u00e9e, soit l\u2019on se focalise sur un ou plusieurs individus. Par contre, dans ce cas, ces personnes doivent \u00eatre construites psychologiquement et avoir une importance quelconque dans le r\u00e9cit, m\u00eame minime, et ne pas uniquement \u00eatre r\u00e9duits \u00e0 une vulgaire fonction&nbsp;: ici, par exemple, ils ne servent qu\u2019\u00e0 devenir le vecteur d\u2019une identification primaire (et primitive) du spectateur, et cela, je tiens \u00e0 insister, sans le moindre soup\u00e7on d\u2019int\u00e9riorit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Alors que certains sp\u00e9culaient sur le r\u00f4le effectif de Whedon, je trouve personnellement qu\u2019apr\u00e8s visionnage, il est assez \u00e9vident que <em>Justice League<\/em> est une trahison totale du projet originel de Snyder. C\u2019est bien la preuve que le r\u00e9alisateur des <em>Avengers<\/em> n\u2019a fonci\u00e8rement rien compris \u00e0 ce qui, malgr\u00e9 ses nombreux d\u00e9fauts, faisait tout de m\u00eame les trois qualit\u00e9s essentielles d\u2019un film de Snyder&nbsp;: l\u2019esth\u00e9tique, la profondeur et la noirceur. Imaginez alors math\u00e9matiquement \u00e0 quoi ressemble <em>Justice League<\/em>&nbsp;: il est un enfant b\u00e2tard, le r\u00e9sultat des fantasmes esth\u00e9tiques d\u2019un Auteur, additionn\u00e9 par la constante euphorisation d\u00e9bilisante d\u2019un ex\u00e9cutant \u00e0 la racine d\u2019\u00e9go\u00efstes producteurs courant obsessionnellement apr\u00e8s l\u2019argent. Soyons pragmatique&nbsp;: hi\u00e9rarchiquement, dans cette \u00e9quation, c\u2019est l\u2019Auteur qui a \u00e9t\u00e9 oubli\u00e9, comme substitu\u00e9 par les deux autres. C\u2019est pour ces raisons que je me permets d\u2019affirmer, en somme, que <em>Justice League<\/em> est un film qui n\u2019apporte rien du tout au cin\u00e9ma.<\/p>\n\n\n\n<p>Je n\u2019aurai donc qu\u2019un conseil&nbsp;: arr\u00eatez-vous \u00e0 la bande-annonce. Vraiment. Cela fait d\u00e9j\u00e0 assez mal au c\u0153ur de g\u00e2cher ainsi deux minutes de sa vie. C\u2019est ce que j\u2019aurais peut-\u00eatre d\u00fb faire moi aussi. Ce que je conclue de ce visionnage, en tout cas, c\u2019est que <em>Justice League<\/em> signe d\u00e9finitivement deux choses&nbsp;: d\u2019une part, un plus grand succ\u00e8s commercial de DC, car l\u2019on sait pertinemment que nombreux sont ceux qui se satisferont d\u2019une telle m\u00e9diocrit\u00e9 sc\u00e9naristique puisque c\u2019est spectaculaire, que c\u2019est \u00ab&nbsp;dr\u00f4le&nbsp;\u00bb et que \u00e7a v\u00e9hicule des id\u00e9ologies rassurantes&nbsp;; et d\u2019autre part, la mort artistique du genre de film de super-h\u00e9ros. Et qu\u2019on ne vienne pas me r\u00e9torquer que Marvel se renouv\u00e8le, comme certains le sugg\u00e8rent \u00e0 propos de l\u2019insipide <em>Thor&nbsp;: Ragnarok<\/em>&nbsp;; chercher \u00e0 d\u00e9construire point par point un genre n\u2019est pas un gage de qualit\u00e9, puisqu\u2019il est effectu\u00e9, encore et toujours chez Marvel, uniquement dans un but commercial, et accessoirement sans la moindre construction atmosph\u00e9rique et psychologique. <em>Logan<\/em>, lui, d\u00e9construit les codes, et James Mangold a compris en l\u2019\u00e9crivant et en le r\u00e9alisant qu\u2019il n\u2019est plus possible de faire des films de super-h\u00e9ros stupidement grandiloquents, inutilement comiques et artificiellement aseptis\u00e9s. Il a peut-\u00eatre pr\u00e9dit, avec <em>Logan<\/em>, la mort d\u2019un genre. <em>Justice League<\/em> n\u2019est ainsi selon moi qu\u2019une tentative d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e de se conformer aux besoins compulsifs d\u2019un public \u00ab&nbsp;disneyis\u00e9&nbsp;\u00bb qui renie (d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment ou non) toute forme de r\u00e9alisme cin\u00e9matographique et de coh\u00e9rence di\u00e9g\u00e9tique. <em>Justice League<\/em> n\u2019est rien d\u2019autre qu\u2019un enfant mort-n\u00e9, dont les balbutiements cadav\u00e9riques pourront satisfaire une bonne partie de la masse, comme le feront vraisemblablement tous les prochains films annonc\u00e9s par DC et Marvel. Il n\u2019y a plus qu\u2019\u00e0 r\u00eaver qu\u2019un jour nous cesserons d\u2019\u00eatre ali\u00e9n\u00e9s par l\u2019abrutissement et la marchandisation incontr\u00f4lable de notre soci\u00e9t\u00e9 postmoderne, dont <em>Justice League<\/em> est l\u2019une des prog\u00e9nitures prototypiques. Et ce n\u2019est pas une forme de condescendance en moi qui parle&nbsp;: c\u2019est un espoir quasi insens\u00e9 que les gens comprennent que d\u00e9penser trois cent millions de dollars pour des produits si futiles, \u00e7a n\u2019en vaut indubitablement pas la peine.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Michael Wagni\u00e8res<\/strong> (15\/11\/2017)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lorsque je suis entr\u00e9 dans la salle de cin\u00e9ma pour voir Justice League, j\u2019\u00e9tais \u00e0 la fois impatient et inquiet. 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