{"id":486,"date":"2018-07-05T01:00:00","date_gmt":"2018-07-04T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/?p=486"},"modified":"2023-03-28T01:24:54","modified_gmt":"2023-03-27T23:24:54","slug":"jurassic-world-fallen-kingdom-critique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/2018\/07\/jurassic-world-fallen-kingdom-critique\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Jurassic World: Fallen Kingdom\u00a0\u00bb &#8211; Critique"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"512\" src=\"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2021\/09\/Jurassic-World-2-1280x640-1-1024x512.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-487\" srcset=\"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2021\/09\/Jurassic-World-2-1280x640-1-1024x512.jpg 1024w, https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2021\/09\/Jurassic-World-2-1280x640-1-300x150.jpg 300w, https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2021\/09\/Jurassic-World-2-1280x640-1-768x384.jpg 768w, https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2021\/09\/Jurassic-World-2-1280x640-1.jpg 1280w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Pour fonctionner, le cin\u00e9ma a besoin d\u2019argent, surtout lorsqu\u2019il est une industrie culturelle comme Hollywood. Cet argent s\u2019obtient en bonne partie par l\u2019exploitation des films, en salle d\u00e9j\u00e0, mais aussi dans des supports autres comme le DVD ou Internet, par exemple \u2013 ou dans des festivals si le film s\u2019av\u00e8re \u00eatre un minimum artistique, mais ne nous \u00e9loignons pas trop de notre sujet. Ces longs-m\u00e9trages doivent ainsi \u00eatre suffisamment attractifs pour satisfaire un public de masse qui d\u00e9sire \u00eatre (consciemment ou non) confront\u00e9 syst\u00e9matiquement aux m\u00eames clich\u00e9s repr\u00e9sentationnels et aux m\u00eames artifices narratifs, et pour lequel un soup\u00e7on d\u2019originalit\u00e9 est quasi intol\u00e9rable. Le film hollywoodien traditionnel des cinq-dix derni\u00e8res ann\u00e9es se caract\u00e9rise en plus par une absence de profondeur des personnages et un univers di\u00e9g\u00e9tique plus proche du roman-photo que d\u2019un monde cin\u00e9matographique immersif&nbsp;; on fait en effet primer la succession fr\u00e9n\u00e9tique d\u2019action et d\u2019humour infantile afin de capter incessamment l\u2019attention du spectateur, sans chercher aucunement \u00e0 lui faire imaginer qu\u2019un tel monde existe, ce qui constitue pourtant le principe m\u00eame \u2013 \u00e0 la base \u2013 de la fiction. L\u00e0 o\u00f9 une telle m\u00e9thode \u00e9tait majoritairement cantonn\u00e9e aux films de s\u00e9ries B sans ambition particuli\u00e8re, elle s\u2019est \u00e0 pr\u00e9sent g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e dans le cin\u00e9ma <em>mainstream<\/em>. Ce <em>Jurassic World<\/em> en est l\u2019un des exemples les plus prototypiques.<\/p>\n\n\n\n<p>Suite directe du premier opus, Jurassic World&nbsp;: Fallen Kingdom raconte l\u2019histoire de la survivante Claire Dearing, r\u00e9cemment devenue une fervente activiste pour le \u00ab&nbsp;droit&nbsp;\u00bb des dinosaures, qui se voit propos\u00e9e par Benjamin Lockwood \u2013 l\u2019un des scientifiques ayant recr\u00e9\u00e9 ces m\u00eames dinosaures \u2013 de mener une exp\u00e9dition sur l\u2019\u00eele o\u00f9 s\u2019est d\u00e9roul\u00e9 le premier film afin de capturer les cr\u00e9atures pr\u00e9historiques en question. L\u2019objectif est d\u2019envoyer ces derniers dans une sorte d\u2019Utopia o\u00f9 ils pourront vivre en paix, loin de l\u2019esp\u00e8ce humaine. \u00c9videmment, cette aventure ne serait pas envisageable sans qu\u2019Owen Grady (Chris Pratt, donc) ne se joigne \u00e0 l\u2019exp\u00e9dition, lui qui conna\u00eet le m\u00e9tier mieux que quiconque. Toutefois, on le devine ais\u00e9ment, tout ne se d\u00e9roulera pas comme pr\u00e9vu\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Ne nous m\u00e9prenons pas&nbsp;: <em>Jurassic Wolrd&nbsp;: Fallen Kingdom<\/em> n\u2019est pas juste un mauvais film, loin de l\u00e0&nbsp;; il est avant tout d\u2019une banalit\u00e9 intersid\u00e9rale \u2013 ce qui est \u00e0 l\u2019heure d\u2019aujourd\u2019hui, selon moi, encore pire. Visuellement magnifique, le film n\u2019en reste pas moins d\u00e9pourvu de personnalit\u00e9 et extr\u00eamement classique sur le plan narratif comme sur celui de la mise en sc\u00e8ne. Une exception notable est \u00e0 souligner : celle d\u2019un plan-s\u00e9quence, assez discret mais tout de m\u00eame impressionnant, o\u00f9 Grady sauve <em>in extremis<\/em> deux personnes d\u2019une noyade certaine. C\u2019est la stricte continuit\u00e9 de la bande-image et le placement de la cam\u00e9ra (enferm\u00e9e avec les personnages qui se d\u00e9battent, impuissants, contre l\u2019eau qui ne cesse de monter) qui rend possible le caract\u00e8re si suffoquant de cette sc\u00e8ne&nbsp;; beaucoup de cin\u00e9astes, au contraire, auraient pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 une profusion st\u00e9r\u00e9otypiques de plans \u2013 qui signifieraient la panique mais ne parviendraient pas visc\u00e9ralement \u00e0 la faire ressentir. Cependant, un enrobement esth\u00e9tique comme celui-ci ne sauve pas le film du naufrage. Outre le fait de pasticher de mani\u00e8re pu\u00e9rile et r\u00e9currente le second <em>Jurassic Park <\/em>de Spielberg \u2013 jusque dans son titre \u2013, le film est, plus globalement, une immondice cin\u00e9matographique. J\u2019aimerai d\u00e9sormais, en trois points, le d\u00e9montrer plus pr\u00e9cis\u00e9ment.<\/p>\n\n\n\n<p>Premi\u00e8rement, <em>Jurassic World&nbsp;: Fallen Kingdom<\/em> est un film extr\u00eamement manich\u00e9en, contrairement \u00e0 celui de Spielberg. Arriver \u00e0 un tel constat est un comble, sachant que le r\u00e9alisateur des <em>Dents de la mer<\/em> n\u2019est g\u00e9n\u00e9ralement pas l\u2019un de ceux qui peint le mieux des personnages nuanc\u00e9s dans leurs personnalit\u00e9s et leurs motivations. Dans le film de Bayona, on vire carr\u00e9ment dans un Grand-Guignol pour les enfants, avec des personnages arch\u00e9typiques jusqu\u2019au ridicule. Le chef des mercenaires \u2013 une sorte de Crocodile Dundee facho \u2013 en est sans doute le meilleur exemple&nbsp;: il suffit d\u2019un plan de deux ou trois secondes, dans lequel il est pr\u00e9sent\u00e9 en contre-plong\u00e9e, avec une musique sombre et une grimace digne d\u2019un <em>emoticon<\/em>, pour comprendre \u00e0 quel point il est \u00ab&nbsp;m\u00e9chant&nbsp;\u00bb, m\u00eame \u00ab&nbsp;beaucoup m\u00e9chant&nbsp;\u00bb. Owen Grady n\u2019est pas Owen Grady, c\u2019est Chris Pratt avant tout&nbsp;: la persona de ce dernier s\u2019exprime si fortement qu\u2019on ne peut absolument pas discerner ce r\u00f4le de celui de Starlord dans <em>Les Gardiens de la galaxie<\/em> \u2013 Grady, c\u2019est Starlord au pays des dinosaures. Et je ne m\u2019\u00e9tendrai m\u00eame pas la pseudo-critique du capitalisme que cherche \u00e0 faire le film, tant les h\u00e9ros s\u2019inscrivent dans une logique n\u00e9olib\u00e9rale purement similaire \u00e0 celle de leurs ennemis. Tous les personnages sont pr\u00e9visibles, toutes les trahisons et les retournements sc\u00e9naristiques de m\u00eame. Aucun \u00e9quilibre id\u00e9ologique n\u2019est cherch\u00e9&nbsp;: ceux qui ne veulent pas faire partie du WWF des dinosaures sont discursivement discrimin\u00e9s par le film, consid\u00e9r\u00e9s soit comme des incomp\u00e9tents, soit comme des criminels \u2013 des criminels tr\u00e8s m\u00e9chants car tr\u00e8s riches, bien entendu. Les dinosaures sont exquis\u00e9ment gentils, les politiciens sont atrocement m\u00e9chants\u2026 et le manich\u00e9isme du film est absolument vomitif.<\/p>\n\n\n\n<p>Deuxi\u00e8mement, <em>Jurassic World&nbsp;: Fallen Kingdom<\/em> est tellement incoh\u00e9rent narrativement qu\u2019il est strictement impossible de s\u2019immerger dans son univers&nbsp;; et parler d\u2019incoh\u00e9rence est un sacr\u00e9 euph\u00e9misme. Rien, mais rien du tout ne se tient sur le plan sc\u00e9naristique. Par exemple&nbsp;: pourquoi l\u2019arm\u00e9e, alors que trois ans se sont \u00e9coul\u00e9s depuis les \u00e9v\u00e9nements du premier film, n\u2019a absolument pas r\u00e9agi au probl\u00e8me d\u2019un gigantesque monstre marin qui s\u2019est \u00e9vad\u00e9&nbsp;? On ne le saura sans doute jamais. Ou pourquoi des animaux sauvages vont-ils combattre un t-rex jusqu\u2019\u00e0 la mort \u2013 pour d\u00e9fendre des humains, par ailleurs \u2013 alors qu\u2019un volcan est en train de ravager l\u2019\u00eele et que la lave s\u2019appr\u00eate \u00e0 les atteindre&nbsp;? Un tel clich\u00e9 filmique est acceptable pour des personnages humains (la stupidit\u00e9 ontologique de l\u2019Homme rendant une telle aberration tout \u00e0 fait croyable), mais l\u2019appliquer \u00e0 des dinosaures est tout simplement grotesque. On pourrait poser le m\u00eame genre de questions \u00e0 chacune des actions ex\u00e9cut\u00e9es par les personnages, toutes plus idiotes et absurdes les unes les autres. Bayona spectacularise constamment son film et propose quelques id\u00e9es de mise en sc\u00e8ne int\u00e9ressantes, certes, mais en contrepartie il \u00e9touffe le tout dans un magma de fan service gratuit, qui oublie l\u2019aspect <em>survival<\/em> du <em>Fallen Kingdom<\/em> de Spielberg pour devenir avant tout une com\u00e9die d\u2019action \u2013 tellement jusqu\u2019au-boutiste dans sa d\u00e9marche de formalisation infantile qu\u2019il arrive \u00e0 oublier ce qu\u2019est la \u00ab&nbsp;coh\u00e9rence di\u00e9g\u00e9tique&nbsp;\u00bb elle-m\u00eame. Et le sc\u00e9nario empire encore plus nos observations\u2026 J\u2019irai m\u00eame jusqu\u2019\u00e0 dire que c\u2019est probablement l\u2019un des <em>blockbusters<\/em> les plus mal \u00e9crits et mal dirig\u00e9s de ces derni\u00e8res ann\u00e9es (avec le cinqui\u00e8me <em>Pirates des Cara\u00efbes<\/em>, \u00e9videmment, qui est ind\u00e9tr\u00f4nable en la mati\u00e8re).<\/p>\n\n\n\n<p>Troisi\u00e8mement \u2013 et c\u2019est bien le pire des trois points \u2013, <em>Jurassic World&nbsp;: Fallen Kingdom<\/em> est un film aseptis\u00e9, d\u2019une mani\u00e8re juste inimaginable. Il est fascinant de d\u00e9couvrir que Bayona, dans une interview, a pr\u00e9tendu que son film serait plus \u00ab&nbsp;effrayant&nbsp;\u00bb que le premier opus&nbsp;; c\u2019est tr\u00e8s clairement de la publicit\u00e9 mensong\u00e8re. La mort est syst\u00e9matiquement rejet\u00e9e dans le hors-champ, le sang a disparu&nbsp;; les dinosaures, eux, s\u2019ils sont \u00e9videmment bien mod\u00e9lis\u00e9s, semblent en revanche incapables d\u2019\u00eatre l\u00e9taux pour l\u2019Homme. Il est alors inconcevable de ne pas resonger \u00e0 <em>Jurassic Park&nbsp;: Fallen Kingdom<\/em>, et \u00e0 la peur constante que suscitaient les cr\u00e9atures pr\u00e9historiques, de par le simple fait que Spielberg les repr\u00e9sentait comme des \u00eatres sauvages et potentiellement dangereux. L\u2019opus path\u00e9tique de Bayona, quant \u00e0 lui, masque constamment les cons\u00e9quences destructrices (mat\u00e9rielles et humaines) que les dinosaures sont en mesure de provoquer. Pour d\u00e9montrer cela le plus efficacement possible, il me faut prendre pour exemple la fin du film\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-vivid-red-color has-text-color\"><strong>SPOILER \u2013 Le paragraphe qui suit (et ach\u00e8ve la critique) divulgue la fin du film<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Rappelons-le: les dinosaures sont enferm\u00e9s dans le sous-sol du manoir de Lockwood, et un probl\u00e8me technique survient au niveau du syst\u00e8me d\u2019a\u00e9ration. Les \u00ab&nbsp;h\u00e9ros&nbsp;\u00bb ont alors deux possibilit\u00e9s&nbsp;: laisser mourir les dinosaures, ou les lib\u00e9rer \u2013 sachant que nous ne sommes plus sur une \u00eele perdue, mais au beau milieu du continent am\u00e9ricain. La premi\u00e8re solution aurait \u00e9t\u00e9 originale (et intelligente), car elle aurait montr\u00e9 qu\u2019il faut parfois faire des sacrifices pour le bien de l\u2019humanit\u00e9; une telle (a)moralit\u00e9 rappelle le <em>Watchmen<\/em> de Zack Snyder. \u00c9videmment, une fin si idyllique sur le plan sc\u00e9naristique est inconcevable pour un film autant peu coh\u00e9rent&nbsp;: les dinosaures sont finalement lib\u00e9r\u00e9s et se r\u00e9pandent dans le monde, causant des milliers de morts\u2026 mais en fait non. Les cons\u00e9quences d\u2019une telle d\u00e9cision sont th\u00e9matis\u00e9es par la s\u00e9quence finale, mais aseptis\u00e9e dans leur repr\u00e9sentation. Le fait d\u2019avoir sauver les dinosaures (notamment les carnivores) va provoquer un nombre incalculable de morts, c\u2019est absolument logique, mais le film se contente de mettre l\u2019emphase sur la positivit\u00e9 d\u2019une telle d\u00e9cision (car, soi-disant, morale) et sur la future cohabitation (quasi pacifique) des cr\u00e9atures pr\u00e9historiques et de l\u2019Homme. Le film de Bayona \u00e9lude les cons\u00e9quences r\u00e9elles de d\u00e9cisions humaines&nbsp;: c\u2019est la morale bien pensante qui triomphe, sans tenir compte de la r\u00e9alit\u00e9 (alors que le second <em>Jurassic Park <\/em>de Spielberg affichait explicitement, avec un t-rex seul, les ravages produits). Id\u00e9ologiquement, le film de Bayona devient presque dangereux. En fin de compte, <em>Jurassic World&nbsp;: Fallen Kingdom<\/em>, c\u2019est l\u2019\u00e9quivalent filmique de l\u2019op\u00e9rateur de drone (ou du kamikaze)&nbsp;: assez couillu pour tuer un nombre incalculable d\u2019innocents, pas assez couillu pour en assumer juridiquement et moralement la responsabilit\u00e9. Si la comparaison est os\u00e9e, elle a le m\u00e9rite de d\u00e9montrer un point&nbsp;: celle que le cin\u00e9ma hollywoodien <em>mainstream<\/em> est le terroriste de l\u2019Art cin\u00e9matographique.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Michael Wagni\u00e8res<\/strong> (05\/07\/2018)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour fonctionner, le cin\u00e9ma a besoin d\u2019argent, surtout lorsqu\u2019il est une industrie culturelle comme Hollywood. 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