{"id":288,"date":"2021-08-03T18:09:59","date_gmt":"2021-08-03T16:09:59","guid":{"rendered":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/?p=288"},"modified":"2023-03-28T01:16:18","modified_gmt":"2023-03-27T23:16:18","slug":"la-fureur-de-vivre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/2021\/08\/la-fureur-de-vivre\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0La Fureur de vivre\u00a0\u00bb : Le conflit interg\u00e9n\u00e9rationnel par le port du rouge, couleur de la transgression, la sexualisation et la r\u00e9bellion"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"576\" src=\"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2021\/08\/Rebel-without-a-cause-1024x576.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-289\" srcset=\"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2021\/08\/Rebel-without-a-cause-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2021\/08\/Rebel-without-a-cause-300x169.jpg 300w, https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2021\/08\/Rebel-without-a-cause-768x432.jpg 768w, https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2021\/08\/Rebel-without-a-cause.jpg 1337w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Ann Doran, James Dean et Jim Backus dans <em>La Fureur de vivre <\/em>(<em>Rebel Without a Cause<\/em>, Nicholas Ray, 1955).<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-css-opacity\" \/>\n\n\n\n<p style=\"font-size:15px\"><em>La Fureur de vivre <\/em>(<em>Rebel Without a Cause<\/em>, 1955)<em>, <\/em>le quatorzi\u00e8me film de Nicholas Ray, et second long-m\u00e9trage en technicolor, rencontre un franc succ\u00e8s, non seulement gr\u00e2ce, ou \u00e0 cause, de la mort pr\u00e9matur\u00e9e de son interpr\u00e8te James Dean \u2013 Jim Stark \u2013 mais aussi par sa fa\u00e7on de d\u00e9peindre le conflit de la jeunesse d\u00e9sabus\u00e9e en rupture totale avec ses a\u00een\u00e9s dans l\u2019Am\u00e9rique d&rsquo;Eisenhower. La protestation est mise en sc\u00e8ne par le travail de la couleur \u2013 rendu possible par l\u2019usage de la Warnercolor (Eastmancolor) \u2013 et par les costumes de Moss Mabry <a href=\"#_ftn1\">[1]<\/a> (1918-2016). \u00c0 la suite de multiples observations de jeunes au lyc\u00e9e et la reproduction de leurs habits <a href=\"#_ftn2\">[2]<\/a>, Mabry rend possible aux acteurs d\u2019incarner et d\u2019exacerber la rupture. Jusqu\u2019alors, la jeunesse n\u2019\u00e9tait que l\u2019ombre de leurs a\u00een\u00e9s, vou\u00e9s \u00e0 porter les r\u00e9pliques de leurs accoutrements, sans repr\u00e9sentation au cin\u00e9ma. La transgression maximale vestimentaire se refl\u00e9tait par le port du perfecto, du jeans et du t-shirt blanc <a href=\"#_ftn3\">[3]<\/a>. Dans <em>La Fureur de vivre,<\/em> elle va au-del\u00e0. Le conflit de g\u00e9n\u00e9rations&nbsp;se visualise par le port du perfecto et des jeans, mais surtout par des couleurs synonymes de protestation. Les multiples plans g\u00e9n\u00e9raux pr\u00e9sentent les lyc\u00e9ens comme une foule multicolore. Les couleurs \u2013 en particulier celles fortes, vives, commun\u00e9ment associ\u00e9es \u00e0 la f\u00e9minit\u00e9 \u2013 sont cette fois transgressives et d\u2019une certaine fa\u00e7on unisexes. De plus, les toilettes des <em>teenagers<\/em> sont d\u00e9braill\u00e9es\u2009: rejet de la cravate, chemise froiss\u00e9e, col d\u00e9boutonn\u00e9, t-shirt blanc moulant <a href=\"#_ftn4\">[4]<\/a>, perfecto, chaussettes d\u00e9pareill\u00e9es et port de ballerines <a href=\"#_ftn5\">[5]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:15px\">Les couleurs vives d\u00e9finies plus haut comme implicitement transgressives se cristallisent dans le film essentiellement sur le rouge. Couleur primaire et forte en symbolique, elle est \u00e0 la fois celle du feu, du sang, de la sexualit\u00e9 et de la r\u00e9bellion <a href=\"#_ftn6\">[6]<\/a>. Cette couleur ambivalente relie \u00e0 travers tout le film les trois principaux protagonistes\u2009: Jim (James Dean), Judy (Natalie Wood) et Plato (Sal Mineo). Tous trois ne sont pas uniquement des <em>outsiders<\/em> par les conflits les opposant \u00e0 leurs parents, mais aussi par les couleurs qu\u2019ils arborent et qui les distinguent de ceux-ci exprimant implicitement la sexualisation <a href=\"#_ftn7\">[7]<\/a> et explicitement la r\u00e9bellion. Le rouge est arbor\u00e9 par chacun-e aux moments o\u00f9 il.elle est \u00e0 la fois le plus fragile et au summum de sa r\u00e9bellion.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:15px\">Prenons pour premier exemple Judy. \u00c0 la suite du g\u00e9n\u00e9rique, elle vient tout juste de fuir de chez elle et a \u00e9t\u00e9 embarqu\u00e9e par la police. \u00c0 cet instant, elle est toute de rouge v\u00eatue, jusqu\u2019au rouge de ses l\u00e8vres, ce qui permet de la distinguer dans le grand espace du commissariat et, aussi, de rendre compte de son \u00e9tat \u00e9motionnel. Ses sentiments sont confus, elle a fui son domicile \u00e0 la suite du rejet de son p\u00e8re qui ne la voit d\u00e9sormais plus comme une petite fille, mais comme une femme et donc ne n\u00e9cessite plus l\u2019affection d\u2019antan \u2013 sexualisation. Le lendemain, afin de marquer son appartenance \u00e0 la bande et son opposition aux a\u00een\u00e9s, elle rev\u00eat encore quelques nuances rouges \u2013 foulard et rouge \u00e0 l\u00e8vres. Sa palette d\u2019habits et de rouge \u00e0 l\u00e8vres va n\u00e9anmoins en s\u2019\u00e9claircissant (devenant plus p\u00e2les), jusqu\u2019\u00e0 devenir aussi p\u00e2les que celle des adultes.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:15px\">Deuxi\u00e8mement, Jim Stark se d\u00e9marque non seulement par sa gestuelle incarnant la souffrance, mais aussi par son habillement. D\u00e8s les premi\u00e8res sc\u00e8nes, au commissariat de police, il est diff\u00e9rent. Si, \u00e0 premier abord, il semble habill\u00e9 dans les m\u00eames teintes que son entourage, il porte n\u00e9anmoins une chemise froiss\u00e9e, le col \u00e0 demi relev\u00e9 et une cravate bordeaux desserr\u00e9e. Le lendemain, il rejette la cravate en sortant de chez lui et il appara\u00eet v\u00eatu dans les teintes oppos\u00e9es de la bande de Buzz (Corey Allen). Jusqu\u2019\u00e0 ce moment, la transgression \u00e9tait tout au plus repr\u00e9sent\u00e9e par le port du perfecto et du jeans. Moss Mabry va au-del\u00e0 dans la cr\u00e9ation du costume de Jim. Au jeans, originellement associ\u00e9 \u00e0 la classe ouvri\u00e8re, il associe le t-shirt blanc, les bottes de motard et par-dessus tout un blouson rouge sang. Il est habill\u00e9 de la sorte le soir o\u00f9 il concourt contre Buzz lors de la <em>chickie run<\/em> et que celui-ci trouve la mort. Tous sont v\u00eatus de noir, se fondant dans la nuit, alors que Jim, lui, tranche avec son blouson \u00e9carlate. Cette m\u00eame nuit Jim se confronte violemment \u00e0 ses parents pour aller d\u00e9noncer le tragique accident. \u00c0 l\u2019aube, il c\u00e8de son blouson \u00e0 Plato, qui fera face \u00e0 une fin tragique.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:15px\">Troisi\u00e8mement, Plato, jeune gar\u00e7on \u00e0 l\u2019\u00e9cart de la soci\u00e9t\u00e9, rejet\u00e9 \u00e0 la fois par son p\u00e8re, sa m\u00e8re et ses camarades. Ce rejet est, \u00e0 de nombreuses reprises interpr\u00e9t\u00e9es comme d\u00fb \u00e0 son homosexualit\u00e9 \u2013 implicite \u2013, une orientation sexuelle en-dehors de la norme. Ce pour quoi il d\u00e9sire se fondre dans la masse, s\u2019effacer afin d\u2019\u00eatre oubli\u00e9. Un signe fort subsiste, la paire de chaussettes d\u00e9pareill\u00e9e rouge et verte que Plato porte lors de sa derni\u00e8re nuit, d\u00e9tail \u00e0 la fois distinctif et unificateur des <em>outsiders<\/em>, Jim et Judy. C\u2019est dans son ultime refus de capitulation que Plato trouve la mort. Il est v\u00eatu du blouson rouge que Jim lui a remis quelques minutes plus t\u00f4t, lorsqu\u2019il essayait de rassurer Plato en lui expliquant qu\u2019ils ne l\u2019ont pas abandonn\u00e9. Dans un acte de bienveillance, faisant \u00e9cho \u00e0 leur premi\u00e8re rencontre, il lui propose \u00e0 nouveau son blouson pour l\u2019apaiser. Il le saisit, le touche, le sent et le met. Finalement, lorsqu\u2019il est abattu par un tir de policier, Jim vient lui fermer sa veste comme ultime acte d\u2019affection et se fait recouvrir par la veste de son p\u00e8re qui l\u2019aide \u00e0 se relever.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:15px\">Si les <em>outsiders<\/em>, Jim, Judy et Plato tentent tant bien que mal de s\u2019affranchir de leurs a\u00een\u00e9s par l\u2019habillement et le port du rouge durant une grande partie de l\u2019\u0153uvre cin\u00e9matographique, Jim et Judy finiront par s\u2019assimiler \u00e0 la palette de couleurs de leurs a\u00een\u00e9s. Judy qui en ouverture est toute v\u00eatue de rouge, couleur subversive par ses multiples symboliques, finit par rev\u00eatir des couleurs plus p\u00e2les, plus sages, moins tape-\u00e0-l\u2019\u0153il. Jim en renon\u00e7ant \u00e0 son blouson en l\u2019offrant \u00e0 Plato s\u2019assagit. Opportunit\u00e9 qui ne sera pas offerte \u00e0 Plato, trouvant la mort dans son ultime acte de r\u00e9bellion, v\u00eatu du blouson rouge.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:15px\">En conclusion, le rouge port\u00e9 par les trois principaux protagonistes au sein du film cristallise \u00e0 diff\u00e9rents instants le summum de leur r\u00e9bellion. Deux finissent pourtant par y renoncer. \u00c0 la fin, Judy et Jim, v\u00eatus de couleurs plus conventionnelles, acceptent implicitement d\u2019entrer dans l\u2019\u00e2ge adulte et d\u2019int\u00e9grer le moule de la soci\u00e9t\u00e9. Dans le dernier plan, cadr\u00e9 \u00e0 la poitrine, ils incarnent le miroir des parents de Jim Stark. Dans le cas de Plato, c\u2019est de rouge v\u00eatu qu\u2019il perd la vie. Trop excentrique, trop diff\u00e9rent, une nouvelle opportunit\u00e9 ne lui est pas accord\u00e9e par la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:15px\"><strong>Alana Guarino Giner<\/strong> (03\/08\/2021)<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-css-opacity\" \/>\n\n\n\n<p style=\"font-size:15px\"><a href=\"#_ftnref1\">[1]<\/a> Douglas L. Rathgeb, <em>The making of \u00ab\u2009Rebel Without a cause\u2009\u00bb, <\/em>London, Jefferson N.C., McFarland &amp; Co., 2004, p.&nbsp;185.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:15px\"><a href=\"#_ftnref2\">[2]<\/a> <em>Ibid., <\/em>p.&nbsp;102.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:15px\"><a href=\"#_ftnref3\">[3]<\/a> Repr\u00e9sentation tr\u00e8s r\u00e9cente et rare, c\u2019est particuli\u00e8rement le cas dans <em>L\u2019\u00c9quip\u00e9e sauvage<\/em> (<em>The Wild One,<\/em> L\u00e1szl\u00f3 Benedek, 1953).<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:15px\"><a href=\"#_ftnref4\">[4]<\/a> \u00c0 l\u2019\u00e9poque en question, le t-shirt blanc est encore associ\u00e9 aux sous-v\u00eatements, le porter sans un par-dessus, sans chemise, est assimil\u00e9 \u00e0 la fois \u00e0 de la provocation et \u00e0 de la d\u00e9contraction comme d\u00e9j\u00e0 observ\u00e9 avec Stanley Kowalski dans <em>Un tramway nomm\u00e9 d\u00e9sir <\/em>(<em>\u00c0 Streetcar Named Desire, <\/em>Elia Kazan, 1951), incarn\u00e9 par Marlon Brando. Cf. Denis Bruna, Chlo\u00e9 Demey, <em>Histoire des modes et du v\u00eatement, du moyen \u00e2ge au XXIe&nbsp;si\u00e8cle, <\/em>Editions Textuel, Paris, 2018, p.&nbsp;397.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:15px\"><a href=\"#_ftnref5\">[5]<\/a> Les ballerines ne sont pas dans l\u2019usage courant des femmes ou m\u00eame des jeunes filles, mais tendent \u00e0 le devenir. C\u2019est une forme de lib\u00e9ration permettant de se mouvoir et de danser plus ais\u00e9ment. Judy par exemple lorsqu\u2019elle semble s\u2019\u00eatre assagie la nuit suivant son arrestation au commissariat porte \u00e0 nouveau de petits talons.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:15px\"><a href=\"#_ftnref6\">[6]<\/a> Michel Pastoureau, Dominique Simonnet, <em>Le petit livre des couleurs, <\/em>Editions du Seuil, Paris, 2015, p.&nbsp;33.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:15px\"><a href=\"#_ftnref7\">[7]<\/a> <em>Ibid., <\/em>pp.&nbsp;33-35.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une analyse de l&rsquo;usage de la couleur rouge dans les costumes de \u00ab\u00a0Rebel Without a Cause\u00a0\u00bb (1955) de Nicholas Ray avec James Dean.<\/p>\n","protected":false},"author":1001231,"featured_media":289,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[17,4],"tags":[23,18,9,25,27,13,26,19,22,20,21,31,28,30,29],"class_list":{"0":"post-288","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-analyses","8":"category-articles","9":"tag-23","10":"tag-analyse","11":"tag-cinema","12":"tag-classic","13":"tag-costumes","14":"tag-film","15":"tag-hollywood","16":"tag-james-dean","17":"tag-la-fureur-de-vivre","18":"tag-nicholas-ray","19":"tag-rebel-without-a-cause","20":"tag-rebellion","21":"tag-rouge","22":"tag-sexualisation","23":"tag-transgression"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/288","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001231"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=288"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/288\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/media\/289"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=288"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=288"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=288"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}