{"id":2812,"date":"2025-05-28T05:27:00","date_gmt":"2025-05-28T03:27:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/?p=2812"},"modified":"2025-05-31T11:40:49","modified_gmt":"2025-05-31T09:40:49","slug":"the-phoenician-scheme-une-nouvelle-direction-imperceptible-prise-par-wes-anderson-critique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/2025\/05\/the-phoenician-scheme-une-nouvelle-direction-imperceptible-prise-par-wes-anderson-critique\/","title":{"rendered":"The Phoenician Scheme : une nouvelle direction imperceptible prise par Wes Anderson ? (critique)\u00a0"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1172\" height=\"659\" src=\"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2025\/05\/the-phoenician-scheme-edited.jpg\" alt=\"the phoenician scheme (2025)\" class=\"wp-image-2814\" srcset=\"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2025\/05\/the-phoenician-scheme-edited.jpg 1172w, https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2025\/05\/the-phoenician-scheme-edited-300x169.jpg 300w, https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2025\/05\/the-phoenician-scheme-edited-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2025\/05\/the-phoenician-scheme-edited-768x432.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1172px) 100vw, 1172px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9Universal Pictures International Switzerland GmbH<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>\u00c0 nouveau s\u00e9lectionn\u00e9 au festival de Cannes en comp\u00e9tition officielle, le dernier film de Wes Anderson a re\u00e7u sur la Croisette un accueil plut\u00f4t mitig\u00e9 et sort d\u00e9sormais en salles \u00e0 travers l\u2019Europe. Si la plupart des premiers spectateurs crient banalement au manque de renouveau du r\u00e9alisateur, il serait facile de se conformer \u00e0 cette id\u00e9e et nier le changement de direction que prend le cin\u00e9ma d\u2019Anderson depuis plusieurs ann\u00e9es. <em>The Phoenician Scheme <\/em>confirme cette trajectoire d\u00e9j\u00e0 partiellement emprunt\u00e9e par <em>Astero\u00efd City<\/em> en se caract\u00e9risant par un style plus proche des derniers court-m\u00e9trages du r\u00e9alisateur am\u00e9ricain sortis en 2023 sur Netflix, notamment sur le plan de la narration et de l\u2019\u00e9nonciation directe. Une mutation qui s\u2019explique aussi par le changement de directeur de la photographie, Robert Yeoman habituellement aux commandes \u00e9tant cette fois-ci remplac\u00e9 par Bruno Delbonnel qui, tout en gardant la patte sym\u00e9trique reconnaissable d\u2019Anderson, propose au niveau des d\u00e9cors et de la colorim\u00e9trie un changement notable.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le nouveau long-m\u00e9trage de Wes Anderson pr\u00e9sente une intrigue alambiqu\u00e9e, m\u00ealant des th\u00e8mes comme les relations familiales, le rapport \u00e0 la religion ainsi qu\u2019\u00e0 la mort, le tout sur un ton souvent plus mature et adulte que ce que le r\u00e9alisateur am\u00e9ricain a su proposer auparavant. Le r\u00e9cit est centr\u00e9 sur le personnage de Zsa Zsa Korda, homme d\u2019affaires aux multiples casquettes, au fond \u00e9nigmatique que le spectateur est amen\u00e9 \u00e0 interpr\u00e9ter, sans jamais vraiment le d\u00e9celer. Korda poss\u00e8de un plan de construction qui semble irr\u00e9alisable, plus proche d\u2019une arnaque, et se lance alors dans le d\u00e9fi fou de convaincre ses investisseurs de la v\u00e9racit\u00e9 de son exploitation industrielle dans la r\u00e9gion de la Ph\u00e9nicie, proche du Liban. Ses p\u00e9rip\u00e9ties nous emm\u00e8nent \u00e0 travers les paysages d\u00e9sertiques, les palais orientaux, et la demeure aust\u00e8re de Zsa Zsa Korda, ce voyage \u00e9tant mis en difficult\u00e9 par de multiples tentatives d\u2019assassinats sur le personnage interpr\u00e9t\u00e9 par Benicio Del Toro. Entre anciennes femmes, vieilles retrouvailles et reconstruction d\u2019un lien avec sa fille devenue s\u0153ur religieuse, Korda va devoir trouver un \u00e9quilibre l\u00e0 o\u00f9 cela semble impossible. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Cot\u00e9 acteurs, Liesl, la fille de Zsa Zsa est interpr\u00e9t\u00e9e par la jeune et talentueuse Mia Threapleton pour sa premi\u00e8re fois \u00e0 l\u2019\u00e9cran chez Wes Anderson. Outre l\u2019habituel d\u00e9fil\u00e9 de stars de la bande du r\u00e9alisateur de <em>Grand Budapest Hotel <\/em>comme les courtes mais bonnes apparitions de Mathieu Amalric, Willem Dafoe ou encore Bill Murray, une seconde g\u00e9n\u00e9ration para\u00eet se d\u00e9tacher depuis les derniers projets en date de Wes Anderson avec des acteurs recycl\u00e9s pour la deuxi\u00e8me ou troisi\u00e8me fois comme Tom Hanks, Bryan Cranston et Scarlett Johansson. Rien ne reste toutefois m\u00e9morable, si ce n\u2019est la g\u00e9niale performance de Michael Sera, qui semblait tout fait pour l\u2019univers d\u00e9cal\u00e9 et absurde du ma\u00eetre de la sym\u00e9trie. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><em>The Phoenician Scheme<\/em> est un film de transition dans la filmographie de Wes Anderson, n\u2019en d\u00e9plaise \u00e0 certains qui confondent peut-\u00eatre le manque d\u2019originalit\u00e9 du r\u00e9alisateur avec sa patte artistique propre. Nul doute que l\u2019identit\u00e9 visuelle forte de ses plans ainsi que la bande-son toujours excellente de son compositeur attitr\u00e9 Alexandre Desplat pr\u00eate \u00e0 confusion dans ce renouvellement pourtant bien pr\u00e9sent : il y\u2019a de la violence, des morts et le paradis (ou l\u2019enfer ?), le ton g\u00e9n\u00e9ral est plus s\u00e9rieux. On est ici bien loin des com\u00e9dies l\u00e9g\u00e8res des d\u00e9cennies ant\u00e9rieurs comme <em>Moonrise Kingdom<\/em> ou <em>La vie Aquatique, <\/em>l\u2019humour \u00e9tant rel\u00e9gu\u00e9 au second voire au troisi\u00e8me plan.&nbsp;Sans pour autant que son cin\u00e9ma prenne la meilleure direction qui soit, il est toujours plaisant de voir ce que Wes Anderson propose malgr\u00e9 les quelques creux composant l\u2019intrigue de son nouveau film, le rendant facilement oubliable. On ne peut qu\u2019attendre impatiemment la suite de cette \u00e9volution, en esp\u00e9rant peut \u00eatre un peu plus de temps consacr\u00e9 au d\u00e9veloppement plus profond d\u2019une nouvelle histoire, le rythme effr\u00e9n\u00e9 des derni\u00e8res productions du r\u00e9alisateur am\u00e9ricain n\u2019ayant pas facilit\u00e9 la t\u00e2che. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 d\u00e9couvrir d\u00e8s le 28 mai au cin\u00e9ma.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Arno Babel\u00a0<\/strong>(27.05.2025)<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\" \/>\n\n\n\n<p><em>The Phoenician Scheme<\/em><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>R\u00e9alisation\u00a0: Wes Anderson<\/li>\n\n\n\n<li>Pays de production\u00a0: \u00c9tats-Unis<\/li>\n\n\n\n<li>Genre\u00a0: Crime<\/li>\n\n\n\n<li>Acteurices: Benicio del Toro, Scarlett Johansson, Tom Hanks<\/li>\n\n\n\n<li>Dur\u00e9e\u00a0: 1h41<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>2 ans \u00e0 peine apr\u00e8s son dernier film en date (Astero\u00efd City), Wes Anderson revient avec\u00a0The Phoenician Scheme, une com\u00e9die-dramatique mettant au centre de son histoire un personnage immoral et satirique interpr\u00e9t\u00e9 par Benicio\u00a0Del Toro. \u00a0<\/p>\n","protected":false},"author":6,"featured_media":2814,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[4,127,16,1],"tags":[344,13,345,343,342],"class_list":{"0":"post-2812","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-articles","8":"category-au-cinema","9":"category-critiques","10":"category-uncategorized","11":"tag-benicio-del-toro","12":"tag-film","13":"tag-pastel","14":"tag-scarlett-johansson","15":"tag-wes-anderson"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2812","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/users\/6"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2812"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2812\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2815,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2812\/revisions\/2815"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2814"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2812"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2812"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2812"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}