{"id":2541,"date":"2024-12-11T04:40:00","date_gmt":"2024-12-11T03:40:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/?p=2541"},"modified":"2024-12-11T13:09:52","modified_gmt":"2024-12-11T12:09:52","slug":"vingt-dieux-rigolades-larmes-et-comte-critique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/2024\/12\/vingt-dieux-rigolades-larmes-et-comte-critique\/","title":{"rendered":"Vingt Dieux : Rigolades, larmes et comt\u00e9 (Critique)"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"855\" height=\"481\" src=\"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2024\/12\/Vingt-dieux-edited.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2545\" srcset=\"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2024\/12\/Vingt-dieux-edited.jpg 855w, https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2024\/12\/Vingt-dieux-edited-300x169.jpg 300w, https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2024\/12\/Vingt-dieux-edited-768x432.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 855px) 100vw, 855px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9Filmcoopi Z\u00fcrich AG<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><em>Vingt Dieux<\/em> de Louise Courvoisier est une tendre repr\u00e9sentation du passage entre la na\u00efve insouciance de l\u2019adolescence et la rude r\u00e9alit\u00e9 de la vie d\u2019adulte. Dans ce film rempli de champs interminables, d\u2019accents authentiques, entour\u00e9s de vaches et de fromage, nous sommes plong\u00e9s dans la belle simplicit\u00e9 quotidienne de la campagne agricole dans l\u2019atmosph\u00e8re unique du Jura.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>M\u00e9langeant l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 et profondeur, ce film nous montre l\u2019\u00e9volution d\u2019un adolescent de 18 ans, Totone, qui traverse un moment difficile.&nbsp; Forc\u00e9 d\u2019affronter la vie d\u2019adulte, il d\u00e9couvre un amalgame de choses, du beau au d\u00e9vastant. La force de l\u2019amiti\u00e9, qui peut cr\u00e9er des liens encore plus puissants que la famille&nbsp;; la passion ainsi que la b\u00eatise de l\u2019amour de jeunesse&nbsp;; faire face \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 du travail et commencer \u00e0 se soucier de l\u2019argent&nbsp;; la perte&nbsp;; la d\u00e9couverte de soi, etc. Gr\u00e2ce \u00e0 ces th\u00e9matiques auxquelles le spectateur peut s\u2019identifier, il red\u00e9couvre tous ces \u00e9l\u00e9ments en m\u00eame temps que les autres personnages, \u00e0 travers une nostalgie douce-am\u00e8re. Chaque moment de souffrance est contrebalanc\u00e9 par un moment d\u2019all\u00e9gresse. Tout cela cr\u00e9e une tendre sinc\u00e9rit\u00e9, et met en avant le message simple mais efficace&nbsp;: \u00ab&nbsp;oui, la vie est difficile. Mais elle est belle, aussi, et m\u00e9rite d\u2019\u00eatre v\u00e9cue. \u00bb&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les couleurs satur\u00e9es ajoutent \u00e0 l\u2019ambiance l\u00e9g\u00e8re : rire avec ses potes, boire et danser. Les sc\u00e8nes s\u00e9rieuses viennent cr\u00e9er un contraste avec cela en \u00e9tant beaucoup plus sombres et ayant des couleurs davantage&nbsp; beiges, noires et grises. Une chose particuli\u00e8rement bien faite est l\u2019utilisation de la r\u00e9apparition de certaines couleurs qui cr\u00e9ent des associations dans l\u2019esprit du spectateur. Le t-shirt rouge de Totone ou le jaune du fromage, par exemple, ressortent dans le film, faisant qu\u2019on le constate d\u00e8s le d\u00e9part et qu\u2019on le suit durant le film.<\/p>\n\n\n\n<p>En outre, le son, ou devrais-je dire le manque de son, joue un r\u00f4le important dans <em>Vingt Dieux<\/em>&nbsp;. Nous avons des temps de musique, quelques dialogues accessibles et puis des moments de longs silences, perturb\u00e9s uniquement par des sons particuli\u00e8rement choisis, comme la respiration, des sons de travaux (vissage, grincement), vent, etc. Ce sont les vrais sons de la vie. Cette simplicit\u00e9 fait qu\u2019on se sent comme si on assistait aux vraies vies des personnages. Ces moments nous laissent int\u00e9rioriser les \u00e9motions et cr\u00e9er de l\u2019empathie dans les moments plus s\u00e9rieux et profonds. Les simples regards \u00e9chang\u00e9s deviennent beaucoup plus puissants, la souffrance prend forme, l\u2019amour aussi. La musique, tr\u00e8s bien choisie \u00e9galement, accentue cela et accompagne notre ressenti dans ces moments authentiques. De plus, les moments de silence sont cruciaux dans notre r\u00e9alit\u00e9, il faut les affronter pour pouvoir r\u00e9fl\u00e9chir et grandir, ce que nous montre tr\u00e8s bien ce long-m\u00e9trage.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">En substance, ce film est un premier long-m\u00e9trage tr\u00e8s charmant de la part de cette cin\u00e9aste fran\u00e7aise. Non, ce n\u2019est pas un film d\u2019une profondeur ou complexit\u00e9 incroyable mais sa simplicit\u00e9 joue bien avec l\u2019effet recherch\u00e9 et les th\u00e8mes mis en sc\u00e8ne. Courvoisier a dit qu\u2019elle voulait \u00ab&nbsp;montrer la campagne de mani\u00e8re sexy&nbsp;\u00bb, et elle l\u2019a tr\u00e8s bien fait.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Sadika Gallo<\/strong> (11.12.2024)<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\" \/>\n\n\n\n<p style=\"font-size:15px\"><em>Vingt dieux<\/em><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li style=\"font-size:15px\">R\u00e9alisation: Louise Courvoisier<\/li>\n\n\n\n<li style=\"font-size:15px\">Pays de production: France<\/li>\n\n\n\n<li style=\"font-size:15px\">Genre: Drame<\/li>\n\n\n\n<li style=\"font-size:15px\">Acteurices: Cl\u00e9ment Faveau, Luna Garret, Mathis Bertrand<\/li>\n\n\n\n<li style=\"font-size:15px\">Dur\u00e9e: 1h32<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Louise Courvoisier nous propose un voyage haut en couleur sur les \u00e9motions pr\u00e9sentes lors du passage \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge adulte, dans un cadre jurassien, en nous demandant: pourquoi pleurer quand on peut faire du comt\u00e9?<\/p>\n","protected":false},"author":6,"featured_media":2545,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[17,4,127,16],"tags":[312,310,13,93,311,313],"class_list":{"0":"post-2541","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-analyses","8":"category-articles","9":"category-au-cinema","10":"category-critiques","11":"tag-clement-faveau","12":"tag-comte","13":"tag-film","14":"tag-france","15":"tag-louise-courvoisier","16":"tag-luna-garret"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2541","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/users\/6"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2541"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2541\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2549,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2541\/revisions\/2549"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2545"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2541"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2541"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2541"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}