{"id":2391,"date":"2024-10-16T04:49:00","date_gmt":"2024-10-16T02:49:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/?p=2391"},"modified":"2024-10-19T10:39:12","modified_gmt":"2024-10-19T08:39:12","slug":"lamour-ouf-du-ouf-au-bof-critique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/2024\/10\/lamour-ouf-du-ouf-au-bof-critique\/","title":{"rendered":"L&rsquo;amour ouf: du ouf au bof (Critique)"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"855\" height=\"481\" src=\"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2024\/10\/Amour-ouf-1-edited.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2397\" style=\"width:735px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2024\/10\/Amour-ouf-1-edited.jpg 855w, https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2024\/10\/Amour-ouf-1-edited-300x169.jpg 300w, https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2024\/10\/Amour-ouf-1-edited-768x432.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 855px) 100vw, 855px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00a9&nbsp;Filmcoopi Z\u00fcrich AG<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\">Gilles Lellouche revient \u00e0 la r\u00e9alisation, 6 ans apr\u00e8s <em>Le Grand bain<\/em>, avec <em>L&rsquo;Amour ouf<\/em>, adapt\u00e9 du roman \u00e9ponyme. Comme toujours avec lui, le casting est XXL et toute la communication, ou presque, tourne autour de \u00e7a. \u00ab\u00a0Ou presque\u00a0\u00bb car il a aussi \u00e9t\u00e9 rappel\u00e9 mille fois qu&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un film s\u00e9rieux et grandiose. En effet, le film est vendu comme un drame-romantique musical de presque 3 heures. Personnellement c&rsquo;est \u00e7a qui m&rsquo;a attir\u00e9. Une grosse production fran\u00e7aise qui n&rsquo;est ni une com\u00e9die ni un drame historique : ma curiosit\u00e9 est attis\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Le casting me faisait un peu peur en revanche. M\u00eame si j&rsquo;avais bien aim\u00e9 <em>Le Grand bain<\/em>, Gilles Lellouche m&rsquo;agace un peu. Rapha\u00ebl Quenard m&rsquo;est insupportable, mais je commence \u00e0 appr\u00e9cier Jean-Pascal Zadi (notamment gr\u00e2ce au <em>Proc\u00e8s du chien<\/em> que je recommande chaudement) et Fran\u00e7ois Civil, bien que je sois convaincue qu&rsquo;il est de droite, suscite chez moi une certaine sympathie. Ad\u00e8le Exarchopoulos est une reine qui m\u00e9rite le monde donc en r\u00e9alit\u00e9 j&rsquo;aurais \u00e9t\u00e9 capable d&rsquo;aller voir le film juste pour elle, mais j&rsquo;avoue que voir Alain Chabat l\u00e0-dedans me faisait beaucoup d&rsquo;\u0153il aussi.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais du coup, que vaut le film? C&rsquo;est ce qu&rsquo;on va voir ensemble.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour r\u00e9sumer l&rsquo;histoire, le film est divis\u00e9 en 2 parties qui raconteront une histoire d&rsquo;amour difficile entre Jackie et Clotaire (le choix des pr\u00e9noms est th\u00e9matis\u00e9 dans le film, on est pas chez les bourgeois c&rsquo;est promis). Dans la premi\u00e8re, on suit les deux adolescents et leur entourage avant de les d\u00e9couvrir presque trentenaire dans la seconde. Je vais diviser cette critique en deux parties pour suivre le d\u00e9coupage du film, et parce que mon avis diverge totalement entre les deux.<\/p>\n\n\n\n<p>Jackie (Mallory Wanecque) vit seule avec son p\u00e8re (Alain Chabat) suite \u00e0 la mort de sa m\u00e8re. Elle quitte son lyc\u00e9e catholique et arrive dans le public o\u00f9 elle va faire la rencontre de Clotaire (Malik Frikah), jeune d\u00e9linquant d\u00e9scolaris\u00e9 et beau gosse. Jackie ayant du caract\u00e8re et de la r\u00e9partie, une alchimie se cr\u00e9e entre les deux et une romance d\u00e9bute. Seulement, les mauvaises fr\u00e9quentations de Clotaire le font sombrer dans de sombres histoires et il passe de jeune d\u00e9linquant \u00e0 criminel. Oui, c&rsquo;est tr\u00e8s clich\u00e9. Mais je dois avouer que c&rsquo;est vraiment bien. La r\u00e9alisation est vraiment l\u00e9ch\u00e9e, y a de vraies bonnes id\u00e9es, de magnifiques plans et les deux acteur\u00b7ice\u00b7s cr\u00e8vent l&rsquo;\u00e9cran. Les moments dans\u00e9s sont esth\u00e9tiques, am\u00e8nent une forme de po\u00e9sie et permettent \u00e0 Malik Frikah de sortir un peu de l&rsquo;image brute du personnage. La relation entre Jackie et son p\u00e8re est super cute \u2013 je veux qu&rsquo;Alain Chabat soit mon p\u00e8re \u2013 super touchante et \u00e9tonnamment subtile de la part de Gilles Lellouche. Je salue aussi la performance de l&rsquo;acteur qui incarne Kiki, le petit fr\u00e8re de Clotaire. Il n&rsquo;est ni cr\u00e9dit\u00e9 sur Wikip\u00e9dia ni sur Allo cin\u00e9 mais il est super, il joue la version jeune de Rapha\u00ebl Quenard et est ce que Quenard r\u00eave d&rsquo;\u00eatre. J&rsquo;ai pas grand chose \u00e0 ajouter, le sc\u00e9nario n&rsquo;est pas m\u00e9morable mais les dialogues sont bien \u00e9crits, bien interpr\u00e9t\u00e9s et les images sont belles : je n&rsquo;en demandais pas plus.<\/p>\n\n\n\n<p>Et l\u00e0 c&rsquo;est le drame. Apr\u00e8s un peu plus d&rsquo;une heure de film on passe \u00e0 la deuxi\u00e8me partie (petite ellipse de 10 ans) et tout s&rsquo;\u00e9croule. Tout le monde commence \u00e0 jouer comme Gilles Lellouche, \u00e7a crie, \u00e7a fait de longues tirades, c&rsquo;est brutal. La r\u00e9alisation est toujours l\u00e9ch\u00e9e mais moins impressionnante qu&rsquo;en premi\u00e8re partie, le sc\u00e9nario est toujours autant clich\u00e9 mais cette fois on perd en po\u00e9sie, on rentre dans un m\u00e9lodrame et avec tous les acteurs \u00ab\u00a0adultes\u00a0\u00bb qu&rsquo;on a d\u00e9j\u00e0 vus mille fois. Ad\u00e8le Exarchopoulos, Alain Chabat et Beno\u00eet Poelvoorde sont les seuls \u00e0 s&rsquo;en sortir dans cette partie, et encore. C&rsquo;est vraiment dommage d&rsquo;\u00eatre autant tenu en haleine pendant 1h15 pour finalement voir son nombre d&rsquo;\u00e9toiles letterboxd baisser au fur et \u00e0 mesure. Il y a un petit plot twist un peu sympa tout de m\u00eame, qui me fait dire que la deuxi\u00e8me partie n&rsquo;est pas compl\u00e8tement \u00e0 jeter. Mais voil\u00e0, un peu d\u00e9cevant.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Pour r\u00e9capituler, <em>L&rsquo;Amour ouf<\/em> n&rsquo;est ni totalement rat\u00e9, ni un film grandiose. Je n&rsquo;ai pas lu le livre original donc je ne peux pas parler de l&rsquo;adaptation mais le sc\u00e9nario n&rsquo;est pas la grande qualit\u00e9 du film (ce qui est dommage quand on est l\u00e0 pour presque 3 heures!). La r\u00e9alisation est vraiment chouette et la premi\u00e8re partie tr\u00e8s touchante, c&rsquo;est pourquoi si vous aimez le cin\u00e9ma fran\u00e7ais, que vous voulez regarder un film touchant qui bouge un peu je vous encourage \u00e0 aller le voir pour vous faire un avis. Si vous en avez marre des \u00ab\u00a0performances\u00a0\u00bb d&rsquo;acteurs qui crient et tapent dans les murs (\u00e0 plusieurs reprises) et que vous en avez marre que Rapha\u00ebl Quenard joue le banlieusard en boguey (il s&rsquo;appelle Kiki dans le film, je rigole pas), je vous d\u00e9conseille de payer un billet pour ce film.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>Jimmy Capdevila <\/strong>(26.09.2024)<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\" \/>\n\n\n\n<p><em>L&rsquo;amour ouf<\/em><\/p>\n\n\n\n<ul style=\"font-size:15px\" class=\"wp-block-list\">\n<li>R\u00e9alisation: Gilles Lellouche<\/li>\n\n\n\n<li>Pays de production: France<\/li>\n\n\n\n<li style=\"font-size:15px\">Genre: Com\u00e9die<\/li>\n\n\n\n<li style=\"font-size:15px\">Acteurices: Fran\u00e7ois Civil, Ad\u00e8le Exarchopoulos, Mallory Wanecque<\/li>\n\n\n\n<li>Dur\u00e9e: 166 minutes<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Gilles Lellouche est de retour en salle, avec L&rsquo;amour ouf, port\u00e9 par Fran\u00e7ois Civil, Ad\u00e8le Exarchopoulos et Mallory Wanecque.<\/p>\n","protected":false},"author":6,"featured_media":2397,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[4,127,16,1],"tags":[269,268,267],"class_list":{"0":"post-2391","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-articles","8":"category-au-cinema","9":"category-critiques","10":"category-uncategorized","11":"tag-adele-exarchopoulos","12":"tag-francois-civil","13":"tag-gilles-lellouche"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2391","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/users\/6"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2391"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2391\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2437,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2391\/revisions\/2437"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2397"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2391"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2391"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2391"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}