{"id":1531,"date":"2022-10-18T01:52:50","date_gmt":"2022-10-17T23:52:50","guid":{"rendered":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/?p=1531"},"modified":"2023-03-28T01:00:31","modified_gmt":"2023-03-27T23:00:31","slug":"halloween-ends-critique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/2022\/10\/halloween-ends-critique\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Halloween Ends\u00a0\u00bb \u2013 Critique"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"576\" src=\"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2022\/10\/aTovumsNlDjof7YVoU5nW2RHaYn-1024x576.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1532\" srcset=\"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2022\/10\/aTovumsNlDjof7YVoU5nW2RHaYn-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2022\/10\/aTovumsNlDjof7YVoU5nW2RHaYn-300x169.jpg 300w, https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2022\/10\/aTovumsNlDjof7YVoU5nW2RHaYn-768x432.jpg 768w, https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2022\/10\/aTovumsNlDjof7YVoU5nW2RHaYn-1536x864.jpg 1536w, https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/files\/2022\/10\/aTovumsNlDjof7YVoU5nW2RHaYn.jpg 1920w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Une fin de saga bienvenue<\/h4>\n\n\n\n<p>Cela fait un certain temps que la saga <em>Halloween<\/em> ne pr\u00e9sente plus de v\u00e9ritable int\u00e9r\u00eat. Pourtant, l\u2019opus sorti en 2018 et imagin\u00e9 par David Gordon Green, qui prenait certaines libert\u00e9s chronologiques suite \u00e0 la saga d\u2019origine, avait r\u00e9ussi \u00e0 donner un nouveau souffle \u00e0 la s\u00e9rie de films. S\u2019en est suivi le tr\u00e8s moyen, mais n\u00e9anmoins efficace <em>Halloween Kills<\/em>, sorti l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, et, enfin, le dernier opus et tr\u00e8s attendue fin de saga sorti la semaine derni\u00e8re\u2009: <em>Halloween Ends<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce nouveau film commence sur le m\u00eame sch\u00e9ma que n\u2019importe quel film d\u2019horreur, avec du sang et quelques <em>jumpscares <\/em>tr\u00e8s pr\u00e9visibles. Il introduit le personnage de Corey Cunningham, jeune baby-sitter dont la vie va soudainement basculer au d\u00e9but du film. J\u2019\u00e9tais tr\u00e8s contente de retrouver l\u2019ambiance des \u00e9pisodes pr\u00e9c\u00e9dents la saga, avec son g\u00e9n\u00e9rique et toujours la m\u00eame musique embl\u00e9matique de John Carpenter, lui-m\u00eame pr\u00e9sent \u00e0 la production du film, aux c\u00f4t\u00e9s notamment de Jamie Lee Curtis. Voir ces noms au g\u00e9n\u00e9rique m\u2019a un peu mise en confiance quant \u00e0 la qualit\u00e9 du film, et malheureusement j\u2019ai \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s d\u00e9\u00e7ue.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 mes yeux, <em>Halloween Ends<\/em> est un film fait pour un public \u00e9tranger \u00e0 la saga, que ce soit les \u0153uvres les plus anciennes ou les plus r\u00e9centes. En effet, le spectateur a le droit \u00e0 de nombreux flashbacks expliquant la trame du film original, reprenant simplement des sc\u00e8nes de ce dernier, comment\u00e9es en fond par le personnage de Laurie, qui se rappelle ses premi\u00e8res altercations avec Michael Myers.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019ailleurs, Michael Myers est le grand absent de cet opus, disposant d\u2019extr\u00eamement peu de temps d\u2019\u00e9cran et n\u2019ayant au final qu\u2019un r\u00f4le minime dans l\u2019histoire. Cela donne au film un c\u00f4t\u00e9 tr\u00e8s \u00e9dulcor\u00e9, tr\u00e8s peu effrayant et cela m\u2019a, sans grande surprise, tr\u00e8s rapidement plong\u00e9e dans un profond ennui. On est tr\u00e8s \u00e9loign\u00e9s de l\u2019ambiance que le spectateur s\u2019attend \u00e0 retrouver dans un film de la saga <em>Halloween<\/em>. Aucune tension n\u2019est pr\u00e9sente, ainsi qu\u2019aucune surprise ou sentiment de peur. On subit l\u2019histoire plus qu\u2019on ne la vit, et il faut bien attendre 40&nbsp;minutes pour apercevoir le personnage de Michael Myers, et au moins une heure pour que l\u2019histoire commence un peu \u00e0 bouger.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 ce stade-l\u00e0, je n\u2019attendais vraiment plus rien du film, mais une partie de moi esp\u00e9rait quand m\u00eame qu\u2019une fois l\u2019action lanc\u00e9e, le film prendrait enfin sa vitesse de croisi\u00e8re et arriverait un minimum \u00e0 me divertir et \u00e0 m\u2019int\u00e9resser. Cela n\u2019a, \u00e9videmment, pas du tout \u00e9t\u00e9 le cas. Le personnage de Corey, qui a un r\u00f4le crucial dans l\u2019histoire, est caricatural \u00e0 souhait et il est impossible de s\u2019y attacher, et toutes les actions qui tournent autour de lui sont absurdes et extr\u00eamement pr\u00e9visibles. L\u2019histoire va alors prendre une tournure d\u00e9pourvue de sens, sans queue ni t\u00eate, qui perd le spectateur plus qu\u2019autre chose.<\/p>\n\n\n\n<p>Les seuls points positifs de cette \u0153uvre sont la performance de Jamie Lee Curtis, qui est toujours aussi iconique dans le r\u00f4le de Laurie Strode, bien qu\u2019un peu effac\u00e9e dans cet opus. Les pointes d\u2019humour sont \u00e9galement les bienvenues, et parviendront peut-\u00eatre \u00e0 r\u00e9veiller les (nombreux) spectateurs qui se seront endormis devant ce film. Enfin, les rares sc\u00e8nes sanglantes le sont vraiment, et permettent d\u2019ajouter un tout petit peu de piment \u00e0 cette \u0153uvre insipide.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour conclure, <em>Halloween Ends<\/em> est l\u2019exemple typique du \u00ab\u2009film de trop\u2009\u00bb. Il n\u2019apporte rien \u00e0 la saga, ne respectant absolument rien des codes impos\u00e9s par les opus pr\u00e9c\u00e9dents et ne livre ni une \u0153uvre horrifique, ni une \u0153uvre comique. D\u2019autant que l\u2019excuse du fan service ne suffit pas, car le personnage de Michael Myers est rel\u00e9gu\u00e9 au second plan, au profit d\u2019une histoire compl\u00e8tement absurde et sans aucun int\u00e9r\u00eat pour le spectateur.<\/p>\n\n\n\n<p>La saga <em>Halloween<\/em> avait d\u00e9j\u00e0 perdu de sa superbe dans le c\u0153ur de beaucoup de spectateurs, et cet \u00e9pisode final vient lui donner son coup de gr\u00e2ce, mettant d\u00e9finitivement un terme \u00e0 l\u2019importance du personnage de Michael Myers, ainsi qu\u2019\u00e0 l\u2019univers angoissant invent\u00e9 par John Carpenter. Un rat\u00e9 monumental, qui laisse, heureusement, tr\u00e8s peu de place pour une suite\u2026 Il \u00e9tait temps\u2009!<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Mathilde Panchaud<\/strong> (18\/10\/2022)<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\" \/>\n\n\n\n<p style=\"font-size:15px\"><em><strong>Halloween Ends<\/strong><\/em><br>R\u00e9alisation: David Gordon Green<br>Sc\u00e9nario: David Gordon Green, Danny McBride, Chris Bernier, Paul Brad Logan<br>Musique: John Carpenter, Cody Carpenter, Daniel Davies<br>Interpr\u00e8tes: Jamie Lee Curtis, Andi Matichak, James Jude Courtney, Rohan Campbell, Kyle Richards<br>Pays de production: \u00c9tats-Unis<br>Dur\u00e9e: 111 minutes<br>Sortie romande: 12 oct. 2022<\/p>\n\n\n\n<p><br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le tueur masqu\u00e9 culte de John Carpenter est de retour au cin\u00e9ma. Critique du troisi\u00e8me et dernier \u00e9pisode de la saga relanc\u00e9 en 2018 par David Gordon Green.<\/p>\n","protected":false},"author":6,"featured_media":1532,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[4,16],"tags":[],"class_list":{"0":"post-1531","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-articles","8":"category-critiques"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1531","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/users\/6"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1531"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1531\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1532"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1531"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1531"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1531"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}