{"id":1356,"date":"2022-07-08T22:35:15","date_gmt":"2022-07-08T20:35:15","guid":{"rendered":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/?p=1356"},"modified":"2023-03-28T01:06:46","modified_gmt":"2023-03-27T23:06:46","slug":"nifff-jour-7","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/2022\/07\/nifff-jour-7\/","title":{"rendered":"NIFFF, jour\u00a07\u2009: l\u2019ant\u00e9p\u00e9nulti\u00e8me"},"content":{"rendered":"\n[08\/07\/2022]\n\n\n\n<p>Les derniers jours du festival approchent, mais cela ne veut pas dire que le travail se termine pour nos deux nos stakhanovistes des salles obscures. Deux chefs-d\u2019\u0153uvre au programme\u2009: \u00e7a drague au lac et requiem pour un Zurichois.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Falcon Lake new trailer teaser official from Cannes Film Festival 2022\" width=\"735\" height=\"551\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/6mvW_-MiTJ4?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p style=\"font-size:17px\"><strong><em>Falcon Lake<\/em><\/strong> de Charlotte Le Bon (section <em>Third Kind<\/em>)<\/p>\n\n\n\n<p>Premier long m\u00e9trage de Charlotte Le Bon, <em>Falcon Lake<\/em> retrace les vacances d&rsquo;un couple adolescent qui se forme doucement. Dans une mise en sc\u00e8ne extr\u00eamement soign\u00e9e \u00e9merge une ambiance particuli\u00e8re, \u00e0 la fois tendre et myst\u00e9rieuse.<\/p>\n\n\n\n<p>Bastien, 14&nbsp;ans, arrive de Paris avec sa famille pour passer les vacances dans un petit chalet au Qu\u00e9bec, h\u00e9berg\u00e9 par une amie qui vit avec sa fille Chlo\u00e9, 16&nbsp;ans. Entre les deux, une douce relation de complicit\u00e9 s&rsquo;installe, compliqu\u00e9e par toutes les h\u00e9sitations et maladresses des premi\u00e8res fois. Joseph Engel et Sara Monpetit jouent avec justesse, \u00e9vitant l&rsquo;\u00e9cueil des dialogues caricaturaux. Ils forment au centre du film une relation en transformation \u00e0 laquelle on croit sans se poser de questions.<\/p>\n\n\n\n<p>Si le titre du film vient d&rsquo;un lieu, c&rsquo;est que l&rsquo;environnement joue un r\u00f4le pr\u00e9pond\u00e9rant dans tout le film. La petite cabane entre les arbres \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur satur\u00e9 d&rsquo;objets divers, la for\u00eat environnante et ses chemins de terre, et surtout ce lac, au milieu des arbres, sert pour nos deux personnages de lieu de d\u00e9tentes et de contemplation, la nature par sa tranquillit\u00e9 assistant le rythme lent du r\u00e9cit.<\/p>\n\n\n\n<p>La photographie capte parfaitement les deux personnages et leur environnement. Dans un ratio&nbsp;4\/3 tr\u00e8s justement exploit\u00e9, chaque image se compose comme un tableau, laissant la lumi\u00e8re jouer sur les textures pour nous donner une impression tr\u00e8s sensorielle des \u00e9v\u00e9nements.<\/p>\n\n\n\n<p>Cet \u00e9t\u00e9 particulier nous entra\u00eene en son sein, mais l&rsquo;obsession de Chlo\u00e9 pour les fant\u00f4mes et la douceur surnaturelle des lieux induit un myst\u00e8re d\u00e9rangeant rendant l&rsquo;exp\u00e9rience du film d&rsquo;une richesse rare. Cette note am\u00e8re qui emp\u00eache le film d&rsquo;\u00eatre un simple film <em>feel-good<\/em> de vacance au go\u00fbt sucr\u00e9 fait sa force. Ce fantastique par l&rsquo;ambiance rend tangible notre impossibilit\u00e9 de revoir le monde comme eux. Un monde o\u00f9 tout est plus exacerb\u00e9 et plein d&rsquo;inconnu pour le futur. Cette touche de myst\u00e8re rel\u00e8ve l&rsquo;\u00e9tranget\u00e9 v\u00e9cue \u00e0 l&rsquo;adolescence en nous troublant doucement.<\/p>\n\n\n\n<p>Une tr\u00e8s belle r\u00e9ussite pour un premier long m\u00e9trage, qui fait preuve d&rsquo;une ma\u00eetrise certaine, mais toujours au service de son histoire et des \u00e9motions. \u00c0 voir pour se laisser emporter dans cette douceur inqui\u00e9tante, au bord du falcon lake.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Baptiste<\/strong><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\" \/>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"SOUL OF A BEAST Trailer - 14. April im Kino\" width=\"735\" height=\"413\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/wYiIxqlmcNM?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p style=\"font-size:17px\"><strong><em>Soul of a Beast<\/em><\/strong> de Lorenz Merz (section <em>Amazing Switzerland<\/em>)<\/p>\n\n\n\n<p>Gabriel sort tout juste de l\u2019adolescence, mais il doit d\u00e9j\u00e0 assumer la responsabilit\u00e9 de son fils Jamie. Ils vivent tous les deux dans un appartement de banlieue crasseuse zurichoise. Tiraill\u00e9 entre son devoir parental et sa volont\u00e9 de vivre librement, Gabriel laisse parfois Jamie seul pour sortir la nuit. Une nuit, alors qu\u2019il suit son meilleur ami Joel, il tombe amoureux de sa petite amie Corey.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Soul of a Beast<\/em> suit une narration non lin\u00e9aire qui nous aspire comme un vortex au fur et \u00e0 mesure des probl\u00e8mes rencontr\u00e9s par Gabriel, admirablement interpr\u00e9t\u00e9 par Pablo Caprez. Luttant pour son fils et son amour, il doit faire face \u00e0 son pass\u00e9, \u00e0 Zo\u00e9 \u2013 la m\u00e8re de Jamie \u2013 qui veut r\u00e9cup\u00e9rer l\u2019enfant, ou encore \u00e0 Joel. Avec une ville de Zurich au bord de la r\u00e9volution en trame de fond, le film se construit par bribes de mouvements superpos\u00e9s, \u00e0 la limite de l\u2019exp\u00e9rimentale. Entre d\u00e9placements dans les rues, ou \u00e9lans d\u2019\u00e9motions entre les personnages, la cam\u00e9ra ne tient jamais en place, \u00e0 l\u2019image de Gabriel et de ses pulsions.<\/p>\n\n\n\n<p>Plus les manifestations s\u2019intensifient dans les rues, plus l\u2019id\u00e9e d\u2019un avenir heureux semble impossible pour Gabriel. Dans une lente descente aux enfers aux allures de trag\u00e9die, il est emport\u00e9 par des ambitions qui se retournent contre lui\u2009; symbolis\u00e9es par un format&nbsp;4\/3 servant aussi bien de cloisonnement des corps, dans un cadre d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s serr\u00e9, que de bulle intimiste, protection contre la mont\u00e9e d\u2019un environnement hostile. Le sound design, tr\u00e8s riche et pr\u00e9sent, ainsi qu\u2019une palette satur\u00e9e et chaude, tout est mis en place pour avaler les personnages \u00e0 l\u2019image, dans une ambiance suintante et fi\u00e9vreuse.<\/p>\n\n\n\n<p>Une grande r\u00e9ussite pour Lorenz Merz qui parvient \u00e0 trouver un \u00e9quilibre dans les genres et dans le rythme, pour proposer un film inclassable, d\u00e9tonnant dans le paysage des productions suisses.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Alex<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les derniers jours du festival approchent, mais cela ne veut pas dire que le travail se termine pour nos deux nos stakhanovistes des salles obscures. 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