{"id":1347,"date":"2022-07-06T23:29:07","date_gmt":"2022-07-06T21:29:07","guid":{"rendered":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/?p=1347"},"modified":"2023-03-28T01:07:45","modified_gmt":"2023-03-27T23:07:45","slug":"nifff-jour-5","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/2022\/07\/nifff-jour-5\/","title":{"rendered":"NIFFF, jour\u00a05\u2009: r\u00e9volution"},"content":{"rendered":"\n[06\/07\/2022]\n\n\n\n<p>D\u00e9j\u00e0 la moiti\u00e9 du festival pour nos Starsky et Hutch de cat\u00e9gorie&nbsp;III. Si la sant\u00e9 mentale tient le choc pour l\u2019instant, la r\u00e9volte gronde dans films de la comp\u00e9tition internationale. Au programme\u2009: Djinn-Djinn, FreaX-men et caca.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"ZALAVA (Arsalan Amiri, IR, 2021)\" width=\"735\" height=\"413\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/c8KwL8xviIQ?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p style=\"font-size:17px\"><strong><em>Zalava<\/em><\/strong><em> <\/em>de Arsalan Amiri (comp\u00e9tition internationale)<\/p>\n\n\n\n<p>Massoud est le gendarme en charge de Zalava, un petit village cach\u00e9 dans les montagnes iraniennes. Ses habitants et habitantes sont d\u2019anciennes communaut\u00e9s nomades devenues s\u00e9dentaires \u00e0 Zalava. Tr\u00e8s croyants et sensibles aux signes des esprits, ils font appel \u00e0 Armadan, un exorciste itin\u00e9rant, lorsque leur village est en proie \u00e0 la col\u00e8re d\u2019un djinn. Persuad\u00e9 qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un charlatan, Massoud arr\u00eate Armadan et confisque le bocal cens\u00e9 contenir le d\u00e9mon, privant par la m\u00eame occasion le village de ses espoirs.<\/p>\n\n\n\n<p>Constamment nourri d\u2019une tension entre croyance et science, entre foi et logique, le r\u00e9cit de <em>Zalava<\/em> progresse sans jamais prendre parti. Il r\u00e9ussit toutefois \u00e0 remplir sa mission et livre un film captivant, o\u00f9 tous les \u00e9l\u00e9ments fantastiques restent sugg\u00e9r\u00e9s dans l\u2019ombre du village. Plus int\u00e9ressant encore que la tension initiale, le film r\u00e9ussit \u00e0 cr\u00e9er des ponts entre les personnages d\u00e9j\u00e0 riches par eux-m\u00eames\u2009; mani\u00e8re de remettre en question nos rapports \u00e0 la foi et \u00e0 la superstition.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Zalava<\/em> propose une all\u00e9gorie que chacun\u00b7e saura lire sous un prisme diff\u00e9rent et c\u2019est ce qui fait sa force. Si l\u2019un y voit, \u00e0 la sortie de la pand\u00e9mie, une m\u00e9taphore du combat entre sceptiques et scientifiques, une autre pourra y lire une repr\u00e9sentation des pers\u00e9cutions envers les Kurdes d\u2019Iran. C\u2019est la preuve d\u2019un r\u00e9cit efficace et bien ma\u00eetris\u00e9, utilisant avec brio la force de l\u2019\u00e9vocation. <em>Zalava<\/em> d\u00e9peint avant tout les rapports de forces face \u00e0 l\u2019alt\u00e9rit\u00e9\u2009; th\u00e8me qui n\u2019en finira jamais de se r\u00e9inventer.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Alex<\/strong><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\" \/>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"FREAKS OUT by Gabriele Mainetti (2021) - Full Trailer Eng Sub\" width=\"735\" height=\"413\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/D8La5G1DzCM?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p style=\"font-size:17px\"><strong><em>Freaks Out<\/em><\/strong> de Gabriele Mainetti (comp\u00e9tition internationale)<\/p>\n\n\n\n<p>Deuxi\u00e8me long m\u00e9trage du r\u00e9alisateur Gabriele Mainetti apr\u00e8s le tr\u00e8s prim\u00e9 <em>They Call Me Jeeg<\/em>, <em>Freaks out<\/em> propose une histoire touchante dans un style tr\u00e8s grand public, sans pour autant perdre les \u00e9l\u00e9ments qu&rsquo;on attend d&rsquo;un bon film de freaks.<\/p>\n\n\n\n<p>Un quatuor d&rsquo;artiste aux pouvoirs \u00e9tranges se produit dans le petit cirque d&rsquo;Isra\u00ebl, monsieur loyal chaleureux, dans la campagne italienne. Mais la guerre faisant rage, celui-ci dispara\u00eet et nos quatre protagonistes s&rsquo;enfoncent dans les rues de Rome sillonn\u00e9e de nazis pour le retrouver. Sur leur route, il leur faudra affronter Fritz le terrible pianiste nazi du grand \u00ab\u2009Circus Berlin\u2009\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette histoire assez simple est peupl\u00e9e de personnages touchants dans leur excentricit\u00e9. Les quatre principaux sont le c\u0153ur de cette attraction, mais autour d&rsquo;eux, loin d&rsquo;\u00eatre fades, les gens venus voir les monstres sont souvent tout aussi excentriques. Le rapprochement des iconographies circassiennes et nazies produit un univers bariol\u00e9 et rafra\u00eechissant, offrant quelques blagues visuelles bienvenues.<\/p>\n\n\n\n<p>Malgr\u00e9 ces th\u00e8mes qui pourraient \u00eatre d\u00e9clin\u00e9s de mani\u00e8re sombre ou tr\u00e8s pulp, le film est accessible pour un public familial et fait le choix de toujours rester un divertissement agr\u00e9able. Les excentricit\u00e9s des personnages sont dr\u00f4les, mais jamais angoissantes. Les sc\u00e8nes de d\u00e9portation ou de guerres ne tirent pas sur l&rsquo;\u00e9motion outre mesure et restent sobres.<\/p>\n\n\n\n<p>Si vous cherchez en <em>Freaks Out<\/em> un grand film de genre, vous serez certainement d\u00e9\u00e7us. Mais si vous cherchez un film comique et tendre, qui peut sans souci \u00eatre conseill\u00e9 \u00e0 votre famille ou vos amis les plus frileux, alors il s&rsquo;agit du long m\u00e9trage parfait.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Baptiste<\/strong><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\" \/>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"ACH DU SCHEISSE! Trailer German Deutsch (2022)\" width=\"735\" height=\"413\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/1dNO1vEePFc?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p style=\"font-size:17px\"><strong><em>Ach du Scheisse\u2009!<\/em><\/strong> de Lukas Rinker (section <em>Ultra Movies<\/em>)<\/p>\n\n\n\n<p>Une heure et demie, coinc\u00e9 dans des toilettes de chantier, \u00e7a peut \u00eatre un bon moment\u2009! Enfin, pas si c&rsquo;est vous qui le vivez, mais si vous regardez Frank le vivre, dans ce premier long m\u00e9trage du r\u00e9alisateur Lukas Rinker. Pourquoi Frank ne sort pas des toilettes\u2009? Et bien, parce qu\u2019il a le bras empal\u00e9 sur une tige d&rsquo;acier qui transperce ce Toi-Toi\u2026 et \u00e7a fait mal.<\/p>\n\n\n\n<p>Gore, fun, compensant l&rsquo;absence de budget pour un premier film par un concept brillamment tenu de bout en bout, <em>Ach du Scheisse\u2009!<\/em> est digne de son appellation \u00ab\u2009ultra movie\u2009\u00bb. Et de la merde (<em>scheisse<\/em> dans la langue de Tokyo Hotel) il n&rsquo;y en a pas que dans les insultes. Pr\u00e9parez-vous \u00e0 vous faire tartiner la r\u00e9tine de tout ce qui peut sortir d&rsquo;un corps humain et emp\u00eacher notre sympathique h\u00e9ros de s&rsquo;\u00e9chapper.<\/p>\n\n\n\n<p>Bien conscient des limites du genre, ce <em>survival<\/em> claustro met tout en place pour jouer avec les attentes des spectateur\u00b7rices\u2009; faisant par exemple croire qu\u2019il est \u00e0 court d\u2019id\u00e9es apr\u00e8s un quart d\u2019heure seulement, avant de repartir de plus belle. Et malgr\u00e9 sa longueur (90&nbsp;minutes, ce qui est ambitieux pour un premier film du genre), on reste \u2013 nous aussi\u00ad \u2013 pi\u00e9ger dans notre si\u00e8ge, captiv\u00e9 par les rebondissements ahurissants de <em>Ach du Scheisse\u2009!<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Si vous voulez tenter l\u2019exp\u00e9rience, attendez-vous \u00e0 plonger (litt\u00e9ralement) \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de ce Toi-Toi des enfers. Un film au visuel \u00e9galant celui des films gores de s\u00e9rie B, aux personnages tout droit sortis d\u2019une version allemande des <em>Feux de l\u2019amour<\/em> et \u00e0 l\u2019intrigue digne d\u2019un \u00e9pisode de <em>Derrick<\/em>. &nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Alex &amp; Baptiste<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e9j\u00e0 la moiti\u00e9 du festival pour nos Starsky et Hutch de cat\u00e9gorie\u00a0III. 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