{"id":1337,"date":"2022-07-05T18:23:07","date_gmt":"2022-07-05T16:23:07","guid":{"rendered":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/?p=1337"},"modified":"2023-03-28T01:08:00","modified_gmt":"2023-03-27T23:08:00","slug":"nifff-jour-4","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/2022\/07\/nifff-jour-4\/","title":{"rendered":"NIFFF, jour\u00a04\u2009: on ne sait plus quel jour on vit"},"content":{"rendered":"\n[05\/07\/2022]\n\n\n\n<p>\u00ab\u2009Ce matin j\u2019ai vu un film. Ou peut-\u00eatre. J\u2019ai re\u00e7u mon billet, je suis all\u00e9 \u00e0 la s\u00e9ance. \u00c7a ne fait aucun sens\u2009\u00bb\u2009: Nos deux festi-chevaliers continuent leurs aventures au NIFFF et commencent de perdre leurs rep\u00e8res dans la mar\u00e9e de film. Au programme\u2009: r\u00e9union de famille\u2009; kung-fu, gloire et poup\u00e9es\u2009; Dernier train pour Gyeongsang\u2009; Saloum ou 120&nbsp;journ\u00e9es au S\u00e9n\u00e9gal.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"FAMILY DINNER | Teaser Trailer\" width=\"735\" height=\"413\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/hc56DFAaLHY?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p style=\"font-size:17px\"><strong><em>Family Dinner<\/em><\/strong><strong> <\/strong>de Peter Hengl (comp\u00e9tition internationale)<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la veine du cin\u00e9ma autrichien montrant des relations sociales malsaines, comme chez Michael Haneke ou Ulrich Seidl, Peter Hangl signe un film d\u2019horreur, \u00e0 l\u2019allure d&rsquo;un drame claustrophobique. On y suit l\u2019arriv\u00e9e de Simi, une adolescente en surpoids, dans la maison de sa tante Claudia, qui vit avec son nouveau mari Stefan et son fils Filipp. Simi esp\u00e8re que sa tante, c\u00e9l\u00e8bre nutritionniste et autrice de plusieurs best-sellers \u00e0 ce sujet, pourra l\u2019aider \u00e0 perdre du poids et se sentir plus \u00e0 l\u2019aide dans son corps. Forc\u00e9e par sa tante \u00e0 un r\u00e9gime sec jusqu\u2019au dimanche de P\u00e2ques, Simi subit les relations d\u00e9grad\u00e9es entre les membres de la famille. Happ\u00e9e dans un dangereux jeu de pouvoir, Simi d\u00e9couvre la face cach\u00e9e de la vie, apparemment trop saine, de sa tante.<\/p>\n\n\n\n<p>Partant manifestement d\u2019une vision pessimiste des relations humaines, <em>Family Dinner <\/em>se construit autour de son carr\u00e9 de personnages et des diff\u00e9rentes relations qui les unissent les uns avec les autres, toutes profond\u00e9ment malsaines. Stefan d\u00e9teste secr\u00e8tement le fils de sa femme, alors que cette derni\u00e8re manipule son fils depuis des ann\u00e9es. Ce complexe instable sert de moteur sc\u00e9naristique au film et nourrit son ambiance pesante, \u00e0 la limite du supportable. En effet, dans <em>Family Dinner<\/em>, tout sert \u00e0 d\u00e9ranger les spectateur\u00b7rices\u2009: l\u2019enfermement des deux adolescents \u00ad\u2013 tant physiquement, dans l\u2019enceinte de la maison, que psychologiquement, avec l\u2019abondance de r\u00e8gles absurdes et de surveillance au sein du foyer, ou encore le cadrage, souvent (trop) serr\u00e9. M\u00eame la musique, qui, si elle est peu pr\u00e9sente aux moments cl\u00e9s du r\u00e9cit, contribue par son absence \u00e0 un univers qui d\u00e9joue nos attentes.<\/p>\n\n\n\n<p>Peter Hangl, alumni de la Filmakademie de Vienne, promet avec <em>Family Dinner<\/em>, son premier long-m\u00e9trage, une digne continuit\u00e9 du cin\u00e9ma autrichien. Si le film souffre de quelques incoh\u00e9rences ou facilit\u00e9s de sc\u00e9nario face \u00e0 d\u2019autres chefs-d\u2019\u0153uvre du m\u00eame genre, il a l\u2019originalit\u00e9 d\u2019ajouter un aspect fantastique assum\u00e9 \u00e0 son r\u00e9cit. Le traitement, un peu na\u00eff malheureusement, de l\u2019\u00e9sot\u00e9risme rapproche <em>Family Dinner<\/em> du folk horror. Un choix ambitieux, mais prometteur, ouvrant la voie \u00e0 un renouveau pour le cin\u00e9ma autrichien.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Alex<\/strong><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\" \/>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"DEMIGOD: THE LEGEND BEGINS (Huang Wen Chang, TW, 2022)\" width=\"735\" height=\"413\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/VvwgmbAl4Po?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p style=\"font-size:17px\"><strong><em>Demigod\u2009: The Legend Begins<\/em><\/strong> de Chris Huang Wen-chang (<em>Asian Competition<\/em>)<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a en festival des moments incongrus, mais si pr\u00e9cieux, comme par exemple voir des personnes se promener avec des marionnettes d&rsquo;un m\u00e8tre de haut en costumes traditionnels taiwanais revisit\u00e9s. Ces marionnettes, ce sont les stars du film <em>Demigod\u2009: The Legend Begins<\/em>, et leur marionnettiste les acteurs invisibles de ce conte wuxia (histoire de chevalier errant). Une conf\u00e9rence donn\u00e9e par Alex Chen (producteur) et Lin Kuei-hsieh (marionnettiste) pr\u00e9sentait le studio Pili International, qui s&rsquo;est sp\u00e9cialis\u00e9 dans cette production de films et s\u00e9ries de marionnettes traditionnelles modernis\u00e9es. Ce film, pr\u00e9sent\u00e9 dans la cat\u00e9gorie <em>Asian Competition<\/em>, est leur derni\u00e8re cr\u00e9ation et raconte les origines d&rsquo;un personnage r\u00e9curent de leur s\u00e9rie t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e qui d\u00e9passe l&rsquo;heure actuelle les trois mille \u00e9pisodes.<\/p>\n\n\n\n<p>Su Huan-jen est un m\u00e9decin hors pair. Contre l&rsquo;avis de son ma\u00eetre, il va intervenir dans les conflits ancestraux d&rsquo;une famille royale et se retrouver m\u00eal\u00e9 \u00e0 une lutte absolue contre les t\u00e9n\u00e8bres tiss\u00e9es par des conspirateurs perfides. Seuls son courage, ses talents d&rsquo;escrimeur et quelques alli\u00e9s surprenants lui permettront de surmonter ces \u00e9preuves.<\/p>\n\n\n\n<p>Si le style visuel de marionnettes \u00e0 main (et non en stop-motion) peut surprendre un public non initi\u00e9, force est de reconna\u00eetre que le film est d&rsquo;une parfaite ma\u00eetrise technique. Des personnages et des d\u00e9cors fa\u00e7onn\u00e9s avec soin, ainsi que des mouvements gracieux soulign\u00e9s par des effets pratiques et quelques retouches num\u00e9riques, tout se m\u00eale pour donner \u00e0 l&rsquo;image un caract\u00e8re chatoyant. Les sc\u00e8nes de combats virvoletants succ\u00e8dent aux dialogues o\u00f9 se r\u00e9v\u00e8lent vertus et complots, dans cet \u00e9crin de couleurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Si le kitsch est pour vous plus un atout qu&rsquo;un d\u00e9savantage dans un film, et si vous aimez voyager dans un style de cin\u00e9ma peu commun, alors <em>Demigod<\/em> devrait vous satisfaire. Laissez ces marionnettes vous emporter dans leur monde merveilleux ou la demi-mesure n&rsquo;a jamais mis le pied.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Baptiste<\/strong><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\" \/>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Miracle: Letters To The President \uae30\uc801 (2021) | Official Trailer | Yoona, Park Jung-min\" width=\"735\" height=\"413\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/jwoQ04LDMUY?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p style=\"font-size:17px\"><strong><em>Miracle\u2009: Letters to the President<\/em><\/strong> de Lee Jang-hoon (section <em>Third Kind<\/em>)<\/p>\n\n\n\n<p>Le NIFFF est connu pour ses films d\u2019horreur, ses thrillers, ou encore ses slashers ultras gore de minuit. C\u2019est apr\u00e8s tout la carte de visite du festival, ce qui attire les fans initi\u00e9s ou, au contraire, retient les plus sensibles de venir au festival. Ce qui toutefois est moins connu dans la programmation, c\u2019est la s\u00e9lection annuelle d\u2019un ou deux films \u00e0 l\u2019antipode du film d\u2019horreur, o\u00f9 tout n\u2019est qu\u2019amour et sensibilit\u00e9, quitte \u00e0 embrasser le kitsch. Pour cette \u00e9dition, il s\u2019agit du film cor\u00e9en <em>Miracle\u2009: Letters to the President<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Jun Kyung vit dans un village retranch\u00e9 d\u2019une province proche de Daegu. Abandonn\u00e9 des services publics, ce village n\u2019a aucun autre acc\u00e8s qu\u2019une voie ferr\u00e9e, qu\u2019il faut emprunter \u00e0 pied pour rejoindre l\u2019arr\u00eat le plus proche. Un trajet long et dangereux, puisque la ligne n\u2019est pas abandonn\u00e9e\u2009; des trains de fret passent al\u00e9atoirement et manque \u00e0 chaque trajet d\u2019\u00e9craser les habitants et habitantes rejoignant le village. Prodige des math\u00e9matiques, Jun Kyung r\u00eave d\u2019offrir une gare aux siens. Pour cela, il \u00e9crit r\u00e9guli\u00e8rement des lettres, qui restent sans r\u00e9ponse, au pr\u00e9sident de la nation. Motiv\u00e9 par l\u2019absence de r\u00e9action du gouvernement et par sa rencontre avec Ra Hee, une fille de son lyc\u00e9e, Jun Kyung d\u00e9cide d\u2019entreprendre lui-m\u00eame les travaux de construction. Au fur et \u00e0 mesure de l\u2019avanc\u00e9e du projet, le pass\u00e9 familial tragique de l\u2019adolescent resurgit et l\u2019oblige \u00e0 prendre ses responsabilit\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Oscillant entre com\u00e9die romantique, drame familial et film fantastique, <em>Miracle<\/em> r\u00e9ussit \u00e0 \u00e9mouvoir dans tous les genres qu\u2019il traverse. La mise en sc\u00e8ne joue toutes les cartes de la corde sensible pour toucher ses spectateur\u00b7rices, sur tous les registres possibles, parfois inattendus. Bien s\u00fbr, le film tombe parfois (souvent) dans le kitsch ou le clich\u00e9 de la com\u00e9die romantique, mais sans cela, l\u2019exp\u00e9rience ne serait pas compl\u00e8te. La na\u00efvet\u00e9 et l\u2019innocence que s\u2019en d\u00e9gage n\u2019enl\u00e8ve en rien la richesse des personnages et des relations qui les unissent\u2009; bien au contraire, elles participent \u00e0 la g\u00e9n\u00e9ration de larmes, quasi instantan\u00e9e \u00e0 chaque rebondissement ou sc\u00e8ne dramatique. Et malgr\u00e9 ses airs candides, <em>Miracle<\/em> utilise avec justesse les changements de rythmes et de genres pour toujours d\u00e9sarmer une sensation de <em>too much<\/em> pointant \u00e0 l\u2019horizon.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e9j\u00e0 auteur d\u2019un autre film du m\u00eame acabit \u2013 <em>Be with you<\/em> (2018) \u2013 Lee Jang-Hoon r\u00e9ussit \u00e0 faire rire, puis pleurer \u00e0 quelques minutes d\u2019intervalle et montre avec <em>Miracle<\/em> une compr\u00e9hension et une ma\u00eetrise du patchwork de genres, qui cr\u00e9ent un point de rencontre pour les fans de divers horizons cin\u00e9matographiques.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Alex<\/strong><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\" \/>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Saloum (2021) - Jean Luc Herbulot - HD Teaser - English Subtitles\" width=\"735\" height=\"413\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/dsFxXb9fZYU?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p style=\"font-size:17px\"><strong><em>Saloum<\/em><\/strong> de Jean Luc Herbulot (section <em>Ultra Movies<\/em>)<\/p>\n\n\n\n<p>Trois mercenaires se mettent en planque quand leur mission d&rsquo;escorte d&rsquo;un dealer mexicain tourne au vinaigre. Coinc\u00e9 dans un petit village ils vont se retrouver confront\u00e9s aux fant\u00f4mes du pass\u00e9 et \u00e0 d&rsquo;autres, plus tangibles, qui arpentent ces terres.<\/p>\n\n\n\n<p>Si ce r\u00e9sum\u00e9 pourrait faire penser \u00e0 un film d&rsquo;action am\u00e9ricain, ou asiatique, c&rsquo;est une erreur, Saloum est un film africain de bout en bout. Jean Luc Herbulot, Franco-Congolais autodidacte, nous transporte dans un S\u00e9n\u00e9gal moderne, mais hant\u00e9 par le pass\u00e9. Un monde d\u00e9chir\u00e9 par les guerres actuelles, mais o\u00f9 les esprits mal\u00e9fiques sortent encore du sable pour se venger des hommes.<\/p>\n\n\n\n<p>Les personnages sont tr\u00e8s bien \u00e9crits, et \u00e9tant des arch\u00e9types classiques de film d&rsquo;action, ils nous donnent un point acc\u00e8s aux enjeux auquel le spectateur occidental est moins habitu\u00e9. Le leader, Chaka, la brute, Rafa, et le mystique, Midnight, forment un trio redoutable et nous donnent envie de plonger avec eux dans cette cavale.<\/p>\n\n\n\n<p>Le paysage du delta du Saloum est rendu \u00e0 la fois dans son c\u00f4t\u00e9 d\u00e9sertique et grouillant de vie au bord de l&rsquo;eau. Ce fleuve \u00e9ponyme traverse le film comme un fil conducteur, donnant un sens profond \u00e0 cette action d\u00e9j\u00e0 divertissante par sa mise en sc\u00e8ne efficace.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e9couvrir du cin\u00e9ma d&rsquo;action classique, mais red\u00e9fini par une autre r\u00e9gion du globe est int\u00e9ressant en soi, et Jean Luc Herbulot r\u00e9ussit son pari en nous proposant un film haletant et d\u00e9paysant. Il transmet son amour pour une r\u00e9gion et son histoire, tout en faisant bien comprendre que son style de film est celui o\u00f9 les h\u00e9ros \u00e9crivent leur l\u00e9gende dans le sable \u00e0 la pointe du flingue.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Baptiste<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Nos deux festi-chevaliers continuent leurs aventures au NIFFF et commencent de perdre leurs rep\u00e8res dans la mar\u00e9e de film. Au programme\u2009: r\u00e9union de famille\u2009; kung-fu, gloire et poup\u00e9es\u2009; Dernier train pour Gyeongsang\u2009; Saloum ou 120\u00a0journ\u00e9es au S\u00e9n\u00e9gal.<\/p>\n","protected":false},"author":6,"featured_media":1339,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[4,16,5],"tags":[],"class_list":{"0":"post-1337","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-articles","8":"category-critiques","9":"category-festivals"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1337","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/users\/6"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1337"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1337\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1339"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1337"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1337"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/cineclub\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1337"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}