{"id":23,"date":"2012-12-14T12:50:34","date_gmt":"2012-12-14T11:50:34","guid":{"rendered":"http:\/\/www.asso-unil.ch\/choeur\/?page_id=23"},"modified":"2013-01-16T15:53:14","modified_gmt":"2013-01-16T14:53:14","slug":"historique","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/choeur\/historique\/","title":{"rendered":"Historique"},"content":{"rendered":"<h3>Le Ch\u0153ur Universitaire de Lausanne: histoire d\u2019une passion musicale<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify\">Les origines du Ch\u0153ur Universitaire de Lausanne remontent \u00e0 la p\u00e9riode de l\u2019apr\u00e8s-guerre. Jusqu\u2019au premier quart du XXe si\u00e8cle, la musique chorale est certes pr\u00e9sente \u00e0 l\u2019Universit\u00e9, dans le cadre de la soci\u00e9t\u00e9 lausannoise d\u2019\u00e9tudiants de Zofingue, dont on sait l\u2019importance dans la diffusion des chants patriotiques d\u00e8s la Restauration. Cependant, \u00e0 partir de 1921, on ne trouve plus gu\u00e8re trace d\u2019une activit\u00e9 chorale dans le milieu acad\u00e9mique lausannois.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">En 1947, l\u2019aum\u00f4nier et charg\u00e9 de cours Edouard Mauris (1908-1995), futur recteur de l\u2019Universit\u00e9, rassemble alors un premier groupe mixte d\u2019\u00e9tudiants, probablement d\u00e9j\u00e0 sous le nom de Ch\u0153ur universitaire. La formation aura tout d\u2019abord pour but d\u2019agr\u00e9menter de chants religieux le No\u00ebl universitaire, mais d\u00e8s cette ann\u00e9e, elle participe \u00e9galement \u00e0 la derni\u00e8re cr\u00e9ation de Ren\u00e9 Morax au Th\u00e9\u00e2tre du Jorat, La Lampe d\u2019Argile, pi\u00e8ce antiquisante mise en musique par Andr\u00e9 Marescotti. Le Ch\u0153ur est plac\u00e9 sous la direction experte de Carlo Hemmerling (1903-1976) : le compositeur de la F\u00eate des Vignerons de 1955, notamment chef de l\u2019Union chorale de Lausanne, marquera de sa forte et attachante personnalit\u00e9 les dix premi\u00e8res ann\u00e9es de l\u2019ensemble.<\/p>\n<figure id=\"attachment_519\" aria-describedby=\"caption-attachment-519\" style=\"width: 544px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-519\" src=\"https:\/\/www.asso-unil.ch\/choeur\/files\/2012\/12\/Choeur_Universitaire_Corsier_en_1950.jpg\" alt=\"\" width=\"544\" height=\"324\" srcset=\"https:\/\/www.asso-unil.ch\/choeur\/files\/2012\/12\/Choeur_Universitaire_Corsier_en_1950.jpg 544w, https:\/\/www.asso-unil.ch\/choeur\/files\/2012\/12\/Choeur_Universitaire_Corsier_en_1950-300x179.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 544px) 100vw, 544px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-519\" class=\"wp-caption-text\">Le Choeur Universitaire de Lausanne devant l&rsquo;\u00e9glise de Corsier-sur-Vevey, 1950.<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify\">Durant cette p\u00e9riode, le Ch\u0153ur participe ainsi \u00e0 la vie acad\u00e9mique, notamment en accompagnant la c\u00e9r\u00e9monie annuelle du Dies Academicus. Ses activit\u00e9s musicales gagnent cependant tr\u00e8s vite en importance, avec des \u0153uvres vari\u00e9es et d\u2019envergure, telles la Passion selon Saint Jean et l\u2019Oratorio de No\u00ebl de Bach, les Indes Galantes de Rameau, \u0153uvre enregistr\u00e9e en 1951 pour Radio-Lausanne avec l\u2019Orchestre de la Radio, le Requiem allemand de Brahms, l\u2019oratorio de Haendel Acis et Galat\u00e9e ou les propres compositions de Carlo Hemmerling. Les relations entretenues par ce dernier avec les milieux musicaux lui permettent d\u2019emmener la jeune formation dans maints villes et villages du canton, ou, \u00e0 l\u2019occasion d\u2019\u00e9changes avec des orchestres et chorales universitaires, en France voisine, comme \u00e0 Belfort, Riquewihr, Nancy, Dijon ou Montpellier. Le Ch\u0153ur remporte alors de beaux succ\u00e8s. En t\u00e9moignent les journaux de l\u2019\u00e9poque \u2013 ainsi, \u00e0 propos d\u2019Acis et Galat\u00e9e : \u00ab Si l\u2019on songe que ces jeunes gens sont tr\u00e8s charg\u00e9s et que, fatalement, chaque saison am\u00e8ne des bouleversements, on s\u2019\u00e9merveille \u00e0 bon droit de tant de perfection, de discipline, de sens musical, de qualit\u00e9s vocales. Sans doute le directeur est-il [&#8230;] le premier responsable de ces r\u00e9sultats \u00bb. En cette ann\u00e9e 1953, les tarifs des entr\u00e9es s\u2019\u00e9l\u00e8vent \u00e0 2, 3 et 4.- ! Le Ch\u0153ur est d\u00e9j\u00e0 soutenu financi\u00e8rement par l\u2019Universit\u00e9, mais aussi par l\u2019Association G\u00e9n\u00e9rale des Etudiants.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">En 1958, Carlo \u2013 ainsi l\u2019appelaient famili\u00e8rement ses chanteurs \u2013 est nomm\u00e9 \u00e0 la Direction du Conservatoire de Lausanne, et c\u00e8de sa place \u00e0 un altiste et chef d\u2019orchestre \u00e2g\u00e9 alors de 22 ans : Charles Dutoit. La transition est marqu\u00e9e par des probl\u00e8mes d\u2019effectif, fluctuant, voire parfois insuffisant pour se produire en concert. On compte alors, selon les semestres, entre trente et cinquante choristes. Durant les cinq ann\u00e9es de direction de Charles Dutoit, le r\u00e9pertoire s\u2019orientera par cons\u00e9quent vers les compositeurs de la p\u00e9riode baroque moyenne et tardive, dont on r\u00e9\u00e9dite alors les partitions : Vivaldi surtout (Gloria, Magnificat), Charpentier (Magnificat, Te Deum), Haendel, Bach et Buxtehude. Alors directeur de l\u2019Orchestre de Renens, Charles Dutoit est engag\u00e9 avec divers ensembles amateurs, puis appel\u00e9 progressivement \u00e0 diriger les diverses grandes formations instrumentales du pays (OCL, OSR, orchestres de Berne et Zurich), comme chef invit\u00e9, associ\u00e9, puis comme directeur musical. Cette p\u00e9riode \u00e0 la t\u00eate du Ch\u0153ur universitaire marque ainsi les d\u00e9buts de la prestigieuse carri\u00e8re internationale qu\u2019il conna\u00eetra ensuite, avec les plus c\u00e9l\u00e8bres orchestres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">D\u00e8s 1963, c\u2019est ensuite Michel Corboz (1934), ma\u00eetre de Chapelle au Valentin et directeur de l\u2019Ensemble Vocal de Lausanne, fond\u00e9 deux ans plus t\u00f4t, qui reprend les r\u00eanes du Ch\u0153ur universitaire. S\u2019ouvre une p\u00e9riode d\u2019intensification des activit\u00e9s de l\u2019ensemble, qui d\u00e9finit alors ses bases l\u00e9gales : les premiers statuts associatifs du Ch\u0153ur sont adopt\u00e9s par l\u2019Assembl\u00e9e G\u00e9n\u00e9rale des choristes le 8 mai 1964. L\u2019association, abr\u00e9g\u00e9e sans malice C.U.L, est alors men\u00e9e par un comit\u00e9 de quatre personnes b\u00e9n\u00e9voles, sous la pr\u00e9sidence de Albert Tille. Les cotisations annuelles s\u2019\u00e9l\u00e8vent \u00e0 4.- par membre (30.- \u00e0 50.- actuellement), et le budget annuel avoisine les 2000.-, soit cinquante fois moins qu\u2019aujourd\u2019hui. Les culiens r\u00e9p\u00e8tent deux fois par semaine dans la salle Tissot du Palais de Rumine, puis dans celle des Prud\u2019hommes de la Cit\u00e9. Ils se produisent r\u00e9guli\u00e8rement lors des manifestations universitaires, y compris dans le cadre de l\u2019Ecole Polytechnique de l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne (EPUL), anc\u00eatre de l\u2019EPFL ; des concerts sont donn\u00e9s ainsi \u00e0 l\u2019Aula des C\u00e8dres. Dans ces circonstances, le r\u00e9pertoire abord\u00e9 par Michel Corboz s\u2019oriente notamment vers des \u0153uvres profanes et religieuses br\u00e8ves, de la Renaissance et de la p\u00e9riode baroque, le plus souvent a capella. Du moins avec le C.U.L. En effet, d\u00e8s 1965, l\u2019ensemble se scinde en deux formations distinctes : le Grand Ch\u0153ur de l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne constituera d\u00e9sormais, sous l\u2019impulsion ambitieuse du ma\u00eetre, l\u2019\u00e9lite des choristes, dont le \u201cpetit\u201d ch\u0153ur, \u00e0 l\u2019effectif plus fourni, forme la p\u00e9pini\u00e8re. Contrairement au mode de recrutement du Ch\u0153ur jusqu\u2019\u00e0 cette date, le Grand Ch\u0153ur s\u2019ouvre \u00e0 des personnes ext\u00e9rieures \u00e0 la communaut\u00e9 universitaire et r\u00e9serve son entr\u00e9e, via une audition, aux choristes poss\u00e9dant d\u00e9j\u00e0 une formation musicale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Pour quelques ann\u00e9es, c\u2019est le Grand Ch\u0153ur qui occupera donc le devant de la sc\u00e8ne, avec des concerts publics \u00e0 la Cath\u00e9drale de Lausanne ou d\u00e9centralis\u00e9s, \u00e0 Gen\u00e8ve (Victoria Hall, Cath\u00e9drale Saint-Pierre), \u00e0 Neuch\u00e2tel, Berne ou Fribourg, pour certains diffus\u00e9s par la radio et la t\u00e9l\u00e9vision. Le r\u00e9pertoire, plus imposant (Passion selon Saint Jean et Cantates de Bach, Messe en do de Mozart ou Symphonie de Psaumes), permet alors un accompagnement orchestral. Mais la supervision probl\u00e9matique des deux ensembles au sein d\u2019une m\u00eame structure associative, l\u2019\u00e9cart entre les comp\u00e9tences musicales des choristes et l\u2019apparent d\u00e9laissement du C.U.L au profit de la \u201cgrande\u201d formation impliquent en 1971 leur s\u00e9paration. Somm\u00e9 d\u2019abandonner l\u2019adjectif universitaire, le Grand Ch\u0153ur continuera sa route sous le nom de Ch\u0153ur de la cit\u00e9 de Lausanne, avec un Michel Corboz dont l\u2019\u00e9blouissante aventure artistique \u00e0 la t\u00eate de l\u2019EVL a par ailleurs d\u00e9j\u00e0 commenc\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">De son c\u00f4t\u00e9, le Ch\u0153ur universitaire poursuivra sa vocation d\u2019ensemble amateur sous la direction de Christiane Chappuis-Monod. L\u2019alto, qui dirige \u00e9galement plusieurs autres ch\u0153urs, \u00e9tait jusqu\u2019ici l\u2019assistante de Michel Corboz. De 1971 \u00e0 1979, elle oriente le r\u00e9pertoire du Ch\u0153ur de fa\u00e7on originale, avec des \u0153uvres peu connues, sinon inou\u00efes, comme la Messe br\u00e8ve de Lotti ou le Magnificat d\u2019Albinoni. Les programmes, composites, sont surtout tourn\u00e9s vers la musique sacr\u00e9e et le baroque ; ils comprennent \u00e9galement des \u0153uvres classiques (Messe KV 275, Requiem Solemne de Michael Haydn) ou romantiques (Requiem de Cherubini et de Bruckner) donn\u00e9es en collaboration avec l\u2019Orchestre Universitaire de Lausanne, alors que l\u2019effectif choral semble augmenter jusqu\u2019\u00e0 une soixantaine de choristes. Andr\u00e9 Krauer succ\u00e8de ensuite pour une courte p\u00e9riode \u00e0 la premi\u00e8re directrice du Ch\u0153ur, qui prend cong\u00e9 pour raison de sant\u00e9. Il conduit en particulier, en 1980, un Requiem de Faur\u00e9 \u00e0 Lausanne et Fribourg.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">D\u00e8s la m\u00eame ann\u00e9e, c\u2019est \u00e0 nouveau un jeune chef qui prend la t\u00eate de la formation universitaire. Jean-Christophe Aubert, 33 ans, a d\u00e8s le d\u00e9part des objectifs musicaux pr\u00e9cis avec le Ch\u0153ur universitaire, comme en t\u00e9moigne alors son Pr\u00e9sident Olivier Bettens : \u00ab red\u00e9couvrir des \u0153uvres tir\u00e9es du r\u00e9pertoire des XVIe, XVIIe et XVIIIe si\u00e8cles, qui ne sont pas ou rarement jou\u00e9es \u00e0 l\u2019heure actuelle, [pour leur redonner] une force et une vitalit\u00e9 qu\u2019elles devaient poss\u00e9der de leur temps [&#8230;] \u00bb ; \u00ab s\u2019assurer pour les concerts la collaboration de musiciens jouant sur instruments anciens \u00bb ; enfin \u00ab tenter, par l\u2019\u00e9tude des nombreux \u00e9crits th\u00e9oriques de cette \u00e9poque, de retrouver des principes de style aujourd\u2019hui tomb\u00e9s dans l\u2019oubli \u00bb. Des intentions mises en \u0153uvre entre 1980 et 1984, notamment sur la base de partitions in\u00e9dites recompos\u00e9es \u00e0 partir de manuscrits exhum\u00e9s \u00e0 la Biblioth\u00e8que Nationale de France, avec la Passion selon Saint Marc de Reinhard Keiser, le Magnificat de Henry du Mont, mais aussi Vittoria, Monteverdi et Gabrielli, Schuetz, Purcell, Bach, Rameau ou Dumont, dans le cadre de plusieurs collaborations avec des ensembles instrumentaux baroques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">A cette \u00e9poque, le CHUL r\u00e9p\u00e8te toujours \u00e0 la Cit\u00e9, dans l\u2019Ancienne Acad\u00e9mie. Malgr\u00e9 leurs r\u00e9ticences, partag\u00e9es d\u2019ailleurs par la majorit\u00e9 des \u00e9tudiants de l\u2019\u00e9poque, les choristes suivent finalement en 1987 le d\u00e9m\u00e9nagement de l\u2019Universit\u00e9 \u00e0 Dorigny, entam\u00e9 pourtant d\u00e8s 1970 \u00e0 la suite de la cr\u00e9ation de l\u2019EPFL. Ils trouvent l\u2019ann\u00e9e suivante dans le sous-sol de la Biblioth\u00e8que cantonale un nouveau local de r\u00e9p\u00e9tition, plus adapt\u00e9 \u00e0 la taille de leur effectif (pr\u00e8s de 200 choristes) qui semble avoir suivi la croissance de la communaut\u00e9 estudiantine (6400 \u00e9tudiants en 1986). Le Ch\u0153ur universitaire r\u00e9p\u00e8te encore aujourd\u2019hui en ce lieu, accompagn\u00e9 aux cuivres par les sympathiques soufflements et sifflements d\u2019une ventilation archa\u00efque. Avec un tel effectif, le r\u00e9pertoire de l\u2019ensemble s\u2019\u00e9largit \u00e0 des \u0153uvres classiques ou romantiques de plus grande envergure : Requiem (1986), Kyrie (1987) et Messe en ut (1988) de Mozart, Requiem de Cherubini (1989) et de Brahms (1991), Carmina Burana (1990) ou Cr\u00e9ation de Haydn (1994). Jean-Christophe Aubert aborde toujours les \u0153uvres de la p\u00e9riode baroque (V\u00eapres de Monteverdi, pour le 450e anniversaire de l\u2019Universit\u00e9 ; Passion selon Saint Jean, 1988, etc.), mais avec la Chapelle Vocale de l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne (aujourd\u2019hui La Chapelle Vocale), formation qui rassemble sous sa direction, d\u00e8s 1983, les choristes les plus affirm\u00e9s du Ch\u0153ur universitaire. Dans les ann\u00e9es nonante, le r\u00e9pertoire du XXe si\u00e8cle sera privil\u00e9gi\u00e9 par ce dernier, avec Poulenc (Stabat Mater, 1987 ; Gloria, Salve Regina, 1992, Litanies \u00e0 la Vierge Noire, 1997), Ramirez (Missa Criolla, 1991), la Danse des Morts d\u2019Arthur Honegger (1993) et La Vie l\u2019Emporta de Frank Martin (1993, 1998), Stravinsky (Symphonie de Psaumes, 1995, Messe, 2000), Berio (Magnificat, 1995) ou encore Ohana (Cantigas, 1997).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Jean-Christophe Aubert continuera durant les ann\u00e9es 2000 la vaste exploration entam\u00e9e depuis ses d\u00e9buts avec le Ch\u0153ur universitaire : parcourant pr\u00e8s de huit si\u00e8cles d\u2019histoire musicale, celui-ci chante alors sous sa direction \u00e0 la fois les Cantigas du XIIIe si\u00e8cle et les cr\u00e9ations d\u2019Eric Gaudibert (Vers quel ciel \u00e9blouissant) ou Rui dos Reis (Meditatio XXI), en passant par les \u0153uvres sacr\u00e9es de Bach (Messes luth\u00e9riennes, Magnificat), les pi\u00e8ces profanes a capella de Brahms (Weltliche Ges\u00e4nge) ou Mendelssohn (Sechs Spr\u00fcche, Erste Walpurgisnacht), et les monuments du r\u00e9pertoire choral, avec Berlioz, Brahms (Requiems) et Schubert (Messe en mi b\u00e9mol). Une formidable aventure musicale, accompagn\u00e9e pour la formation vocale par des solistes de talents, telle Anne Ramoni, et soutenue par un enthousiasme \u2013 un humour aussi \u2013 communicatifs et chaque ann\u00e9e renouvel\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019engagement tr\u00e8s dynamique des comit\u00e9s successifs, responsables de l\u2019ensemble de l\u2019organisation du travail musical et des concerts, est \u00e9galement pour beaucoup dans cette r\u00e9ussite. D\u00e8s les ann\u00e9es huitante, une \u00e9quipe de plus en plus structur\u00e9e (7 membres actuellement) entame ainsi des recherches financi\u00e8res aupr\u00e8s des fondations et soci\u00e9t\u00e9s priv\u00e9es : la part de ce sponsoring tient aujourd\u2019hui une place importante dans le budget du Ch\u0153ur universitaire, compl\u00e9tant le soutien vital de l\u2019Universit\u00e9 et de l\u2019EPFL, du Canton et de la Ville de Lausanne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">L\u2019ensemble de ces appuis financiers permet notamment, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des collaborations avec l\u2019Orchestre Symphonique Universitaire, l\u2019engagement d\u2019ensembles instrumentaux professionnels : Orchestre de Chambre de Gen\u00e8ve, Sinfonietta de Lausanne, formations de chambre ou ensembles de percussions\u2026 Il rend \u00e9galement possibles le d\u00e9veloppement de l\u2019activit\u00e9 associative et culturelle, dans le cadre de la pr\u00e9paration de nombreuses conf\u00e9rences en rapport avec les \u0153uvres donn\u00e9es, et surtout l\u2019organisation de plusieurs \u00e9changes internationaux avec d\u2019autres ch\u0153urs universitaires. On notera \u00e0 ce sujet les \u00e9changes avec l\u2019Universit\u00e9 Polytechnique de Gliwice : en 1984-1985 et 1989, les lausannois accueillent pour quelques jours les choristes polonais, puis se rendent en Sil\u00e9sie ; par del\u00e0 le rideau de fer, cette rencontre entre deux cultures a profond\u00e9ment marqu\u00e9 les esprits des participants. Par la suite, le Ch\u0153ur se rendra \u00e9galement \u00e0 Bologne (1990 ; Universit\u00e0 degli Studi), en Belgique (1994 ; Universit\u00e9 de Louvain-la-Neuve), \u00e0 Rome (2002 ; Roma Tre) ou Tarragona (2000, 2004 ; Universitat Rovira i Virgili). Ces voyages seront autant d\u2019occasion de participer au rayonnement international des Hautes Ecoles lausannoises, \u00e0 travers l\u2019art et les sciences. Les conf\u00e9rences et les concerts communs donn\u00e9s dans le cadre du dernier \u00e9change en date (2006), \u00e0 Boston et \u00e0 Lausanne, avec le Massachusetts Institute of Technology, en sont un remarquable exemple, prometteur pour l\u2019avenir du Ch\u0153ur universitaire.<\/p>\n<p>Micha\u00ebl COMTE<br \/>\nPr\u00e9sident du Ch\u0153ur Universitaire<\/p>\n<p>Avec la collaboration de Marcel RUEGG<br \/>\nArchiviste \u00e0 la Ville de Lausanne<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.asso-unil.ch\/choeur\/files\/2012\/12\/Le_Choeur_Universitaire_de_Lausanne_Une_histoire_musicale.pdf\" target=\"_blank\">Une histoire musicale (PDF)<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Ch\u0153ur Universitaire de Lausanne: histoire d\u2019une passion musicale Les origines du Ch\u0153ur Universitaire de Lausanne remontent \u00e0 la p\u00e9riode de l\u2019apr\u00e8s-guerre. 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