{"id":5657,"date":"2022-05-09T16:35:25","date_gmt":"2022-05-09T14:35:25","guid":{"rendered":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/?p=5657"},"modified":"2022-05-09T16:42:13","modified_gmt":"2022-05-09T14:42:13","slug":"images-pensees-picturales","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/2022\/05\/images-pensees-picturales\/","title":{"rendered":"Images,                             pens\u00e9es picturales"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Andrea Barciela, <br><em>La fabrique de la condescendance<\/em><\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1920\" height=\"1086\" src=\"https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/files\/2022\/05\/Capture-de\u0301cran-2022-05-09-a\u0300-16.39.39-2.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-5665\" srcset=\"https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/files\/2022\/05\/Capture-de\u0301cran-2022-05-09-a\u0300-16.39.39-2.png 1920w, https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/files\/2022\/05\/Capture-de\u0301cran-2022-05-09-a\u0300-16.39.39-2-300x170.png 300w, https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/files\/2022\/05\/Capture-de\u0301cran-2022-05-09-a\u0300-16.39.39-2-1536x869.png 1536w, https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/files\/2022\/05\/Capture-de\u0301cran-2022-05-09-a\u0300-16.39.39-2-1200x679.png 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 1920px) 100vw, 1920px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Elliott Borgeaud, <br>Olivia Virchaux<br><em>Anabasis<\/em><\/h2>\n\n\n\n<p>Majoritairement inspir\u00e9 par l\u2019esth\u00e9tique platonicienne, <a href=\"https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/2022\/05\/anabasis\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\"><em>Anabasis<\/em> est un conte philosophique figurant autant l\u2019ascension de Diotime dans la contemplation de la beaut\u00e9 que les th\u00e9ories morales de Platon<\/a>. Sur la base de la tripartition de l\u2019\u00e2me, le protagoniste va effectuer un cheminement philosophique pour se d\u00e9faire de l\u2019emprise de la partie d\u00e9sirante de son \u00e2me pour atteindre la belle pens\u00e9e. Cette ascension psychologique est motiv\u00e9e par la recherche du Beau, voire la d\u00e9couverte du Beau en soi. Dans une maison \u00e0 trois \u00e9tages, le protagoniste d\u00e9bute son parcours au niveau le plus bas, qui est aussi le niveau le plus sombre. Dans cette partie, il se lance impulsivement dans la satisfaction primaire de ses d\u00e9sirs et de ses passions, menant une vie qu\u2019il ressent de plus en plus comme n\u00e9faste. Ses premi\u00e8res habitudes prennent forme dans la m\u00e9taphore fil\u00e9e du cheval noir, m\u00e9taphore venant \u00e9galement mettre en avant les tensions internes ressentis par le personnage entre sa volont\u00e9 de d\u00e9couvrir la v\u00e9rit\u00e9 et son envie de r\u00e9pondre \u00e0 ses pulsions. Sa premi\u00e8re victoire face au cheval noir est d\u2019atteindre le deuxi\u00e8me \u00e9tage, lieu o\u00f9 il effectue son cheminement philosophique en trois \u00e9tapes. Chaque pi\u00e8ce repr\u00e9sentant une \u00e9tape, il va apprendre \u00e0 voir et \u00e0 \u00e9couter, puis il va se placer dans la juste mesure. Le troisi\u00e8me \u00e9tage, o\u00f9 le Beau en soi est suppos\u00e9, lui est propos\u00e9 une fois sorti de la troisi\u00e8me pi\u00e8ce. Il refuse de monter, ne se consid\u00e9rant pas pr\u00eat pour cette d\u00e9couverte, signe que le cheval blanc a gagn\u00e9 en puissance sur le cheval noir.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019int\u00e9r\u00eat des illustrations est de mettre en lumi\u00e8re le conte. Au nombre de trois, elles imagent chaque \u00e9tage de la maison d\u00e9crite dans le texte. L\u2019ordre dans lequel elles s\u2019organisent illustre la verticalit\u00e9 entendue par le terme \u00ab&nbsp;ascension&nbsp;\u00bb, tout en conservant la direction du regard : le texte se lit de haut en bas, c\u2019est pourquoi l\u2019illustration inverse l\u2019ordre du haut et du bas de l\u2019ascension. Le premier \u00e9tage est repr\u00e9sent\u00e9 par le cheval noir qui fait r\u00e9f\u00e9rence au mythe de l\u2019attelage ail\u00e9 d\u00e9crit dans le <em>Ph\u00e8dre<\/em>. Il met en exergue les habitudes basses du protagoniste, la m\u00e9taphore fil\u00e9e du cheval noir, et l\u2019obscurit\u00e9. Le deuxi\u00e8me \u00e9tage est repr\u00e9sent\u00e9 par le cheval blanc, il \u00e9voque la lumi\u00e8re et la sagesse du personnage qui apprend \u00e0 voir, \u00e0 \u00e9couter et qui prend part aux dialogues philosophiques. Il apprend la juste mesure, mise en avant par l\u2019\u00e9quilibre cr\u00e9\u00e9 par la premi\u00e8re illustration (justifi\u00e9e \u00e0 gauche) et la seconde (justifi\u00e9e \u00e0 droite). La troisi\u00e8me est chaotique, elle pr\u00e9sente l\u2019impossibilit\u00e9 d\u2019atteindre le troisi\u00e8me \u00e9tage, le Beau en soi. Le d\u00e9bordement du cheval blanc indique que la sagesse permet de tendre vers ce Beau, et l\u2019incapacit\u00e9 de l\u2019atteindre est repr\u00e9sent\u00e9e par les triangles \u00ab&nbsp;piquants&nbsp;\u00bb \u00e9rig\u00e9s autour. Le Beau en soi ne pouvant pas \u00eatre illustr\u00e9, il est symbolis\u00e9 par le cercle qui repr\u00e9sente la perfection, l\u2019homog\u00e9n\u00e9it\u00e9, l\u2019absence de distinction, de division, de d\u00e9but et de fin. Chaque illustration d\u00e9borde sur la suivante pour imposer la continuit\u00e9 du texte et le processus induit par l\u2019ascension. Toutes d\u00e9bordent hors-cadre pour pr\u00e9senter les bribes de v\u00e9rit\u00e9s qu\u2019atteint le protagoniste sans en d\u00e9gager d\u2019absolu tout en mettant en abyme notre travail&nbsp;: cr\u00e9er \u00e0 partir d\u2019une pens\u00e9e philosophique en s\u2019octroyant toutes les libert\u00e9s n\u00e9cessaires implique que cette pens\u00e9e n\u2019est pas pr\u00e9sent\u00e9e dans son int\u00e9gralit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Ga\u00ebtan Lobello<br><em>CollaboArtion<\/em><\/h2>\n\n\n\n<p>\u00c0 qui appartient une \u0153uvre artistique&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>La question de la possession d\u2019une \u0153uvre est au centre de ce projet performatif. La question de la possessivit\u00e9 dans le domaine des arts ne saurait se d\u00e9faire de celle de la libert\u00e9. Le public est invit\u00e9 \u00e0 effectuer des modifications \u00e0 une peinture de l\u2019artiste fran\u00e7ais Georges Papazoff. L\u2019invitation est double\u00a0: que les personnes s\u2019interrogent sur la libert\u00e9 qu\u2019elles ont \u2013 ou des restrictions qu\u2019elles ressentent \u2013 de modifier une \u0153uvre artistique. Nous voulons ainsi encourager des r\u00e9flexions et discussions sur des questions de prise et\/ou de perte de la valeur \u00a0de l\u2019\u0153uvre modifi\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Lauranne Pottier<br><em>Stigmates<\/em><\/h2>\n\n\n\n<p>Trois aquarelles montrent trois paires de mains, toutes portant des marques qui parlent de la vie de leurs porteurs et porteuses.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est l\u2019impact du v\u00e9cu sur les corps qui m\u2019int\u00e9resse. Mon but avec ces images est de montrer la beaut\u00e9 des choses terribles, des choses banales, des choses qui arrivent. Ces mains, je n&rsquo;ai pas besoin de les rendre atroces. Elles sont l\u00e0, elles se montrent \u00e0 vous, simplement, sans chercher \u00e0 en faire des tonnes. Leur simple pr\u00e9sence suffit d\u00e9j\u00e0 \u00e0 vous faire comprendre l\u2019ampleur de ce qu\u2019elles signifient.<\/p>\n\n\n\n<p>Montrer les stigmates, c&rsquo;est montrer une histoire.<\/p>\n\n\n\n<p>Je d\u00e9c\u00e8le toujours une certaine pudeur dans l&rsquo;expression de la douleur chez les gens qui l&rsquo;ont v\u00e9cue, tandis que ceux qui ne l\u2019ont pas connue cherchent dans les r\u00e9cits qu\u2019ils en font les d\u00e9tails les plus ignobles, le sensationnellement macabre, sans doute pour l\u2019exp\u00e9rimenter, ou la comprendre.<\/p>\n\n\n\n<p>Sans m\u00eame creuser dans l&rsquo;horreur, sans chercher \u00e0 heurter, je sais que vous avez d\u00e9j\u00e0 compris au moins une partie de ce que les porteurs et porteuses de ces mains ont v\u00e9cu, je cherche votre empathie, et je crois que je l\u2019ai d\u00e9j\u00e0 trouv\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce travail veut apaiser, car vos mains aussi portent les traces de votre vie. Il est un peu de po\u00e9sie dans ce monde de brutes, un peu de baume sur le c\u0153ur des bless\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Colas Weber<br><em>Euthyphron et Socrate<\/em><\/h2>\n\n\n\n<p>Nietzsche incarne\u00a0Socrate et le\u00a0Grand Mufti de J\u00e9rusalem incarne\u00a0Euthyphron.<\/p>\n\n\n\n<p>Le tableau s&rsquo;inspire de la photo qui a&nbsp;immortalis\u00e9 la rencontre entre le mufti de J\u00e9rusalem et Hitler \u00e0 Berlin le 28&nbsp;novembre 1941.<\/p>\n\n\n\n<p>Qu&rsquo;est-ce que&nbsp;la pi\u00e9t\u00e9 ? Peut-on tuer par pi\u00e9t\u00e9 ?<\/p>\n\n\n\n<p>Euthyphron veut faire condamner \u00e0 mort son p\u00e8re pour impi\u00e9t\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Socrate sera condamn\u00e9 \u00e0 mort pour impi\u00e9t\u00e9.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le mufti de J\u00e9rusalem va soutenir l&rsquo;extermination du peuple&nbsp;juif par pi\u00e9t\u00e9&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>Aux yeux des abrahamistes d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, Nietzsche est&nbsp;impie.<\/p>\n\n\n\n<p>De nos jours, le meurtre est encore justifi\u00e9 par certains croyants&nbsp;au nom&nbsp;des lois religieuses.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><br><\/h2>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Andrea Barciela, La fabrique de la condescendance Elliott Borgeaud, Olivia VirchauxAnabasis Majoritairement inspir\u00e9 par l\u2019esth\u00e9tique platonicienne, Anabasis est un conte philosophique figurant autant l\u2019ascension de Diotime dans la contemplation de [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1001220,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"categories":[16],"tags":[],"class_list":["post-5657","post","type-post","status-publish","format-standard","category-news"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5657","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001220"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5657"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5657\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5657"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5657"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5657"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}