{"id":5293,"date":"2018-10-06T15:48:52","date_gmt":"2018-10-06T13:48:52","guid":{"rendered":"http:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/?page_id=5293"},"modified":"2018-10-06T19:05:45","modified_gmt":"2018-10-06T17:05:45","slug":"prix-adresse-inconnue-2018","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/prix-adresse-inconnue\/prix-adresse-inconnue-2018\/","title":{"rendered":"Prix \u00ab\u00a0Adresse Inconnue\u00a0\u00bb 2018"},"content":{"rendered":"<h5>&nbsp;<\/h5>\n<hr>\n<h5>Cette ann\u00e9e aussi, le prix \u00ab\u00a0Adresse Inconnue\u00a0\u00bb a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cern\u00e9 \u00e0 deux projets :&nbsp;<strong><em>Nuances of Black<\/em><\/strong>, court-m\u00e9trage r\u00e9alis\u00e9 par Serain F\u00fcrer et Anna Pestalozzi et&nbsp;<em>D\u00e9but<\/em>, un long po\u00e8me du collectif <a href=\"https:\/\/anthropie.art\">anthropie.art<\/a><\/h5>\n<hr>\n<h5>Seraina F\u00fcrer et Anna Pestalozzi,&nbsp;<em>Nuances of black<\/em><\/h5>\n<p><i><strong><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-5300 alignleft\" src=\"https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/files\/2018\/10\/Pointdinterrogation-1-300x210.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"210\" srcset=\"https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/files\/2018\/10\/Pointdinterrogation-1-300x210.jpg 300w, https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/files\/2018\/10\/Pointdinterrogation-1-1536x1075.jpg 1536w, https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/files\/2018\/10\/Pointdinterrogation-1.jpg 1715w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/>Nuances of black <\/strong><\/i>est un court m\u00e9trage exp\u00e9rimental sur la recherche des origines du graphite. Le film a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 pendant notre \u00e9change universitaire \u00e0 l\u2019UNIL et dans le cadre d\u2019un cours-s\u00e9minaire intitul\u00e9 <em>R\u00e9gulation de la mondialisation. <\/em>L\u2019objectif \u00e9tait de r\u00e9aliser un court m\u00e9trage qui reprend le th\u00e8me du cours-s\u00e9minaire et pr\u00e9sente un sujet audiovisuellement. Une m\u00e9thode de recherche jusqu\u2019alors inconnu pour nous. Seraina F\u00fcrer est \u00e9tudiante en master \u00ab&nbsp;world society and global governance&nbsp;\u00bb \u00e0 Lucerne et Anna Pestalozzi en sciences politiques et droit international \u00e0 Berne. En tant qu&rsquo;\u00e9tudiantes en sciences sociales, nous avons l&rsquo;habitude des travaux de recherche \u00e9crits et \u00e9tions tr\u00e8s curieuses de d\u00e9couvrir une nouvelle forme d\u2019investigation qui nous a permis d\u2019\u00eatre plus cr\u00e9atives que dans d\u2019autres projets universitaires. Accompagn\u00e9es par les enseignantes et les <em>Ma\u00eetres de la Caverne<\/em>, nous nous sommes embarqu\u00e9es dans cette aventure.<\/p>\n<p>Le film <em>nuances of black <\/em>part sur les traces du graphite, au travers de sources journalistiques et historiques.<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: center\"><em>\u00ab&nbsp;Stories are written with pencils.<br \/>\nOur pencil conveyed the story of graphite to us.&nbsp;\u00bb<\/em><a name=\"_ftnref1\"><\/a><em><strong>[1]<\/strong><\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Notre id\u00e9e initiale \u00e9tait de retracer la route d\u2019un objet du quotidien \u2013 le crayon. Nous voulions montrer ce qui caract\u00e9rise un objet \u00ab&nbsp;mondialis\u00e9&nbsp;\u00bb et interroger le commerce international des mati\u00e8res premi\u00e8res. Au cours de nos recherches, nous avons d\u00e9couvert que ce n&rsquo;est pas le crayon dont l\u2019histoire est passionnante \u00e0 raconter, mais le graphite dont la mine de crayon est faite. Notre film raconte cette histoire.<\/p>\n<p>Le graphite ne cache pas le \u00ab&nbsp;super-scandale&nbsp;\u00bb qu\u2019on pourrait attendre lorsqu\u2019il s\u2019agit de l\u2019exploitation des mati\u00e8res premi\u00e8res. Ce court m\u00e9trage est \u00e9galement une r\u00e9action critique face \u00e0 notre habitude de discuter uniquement des sujets tragiques et scandaleux. Comme beaucoup d\u2019informations sont cach\u00e9es dans notre monde interd\u00e9pendant, les implications humaines et \u00e9cologiques de la production de nos objets de consommation quotidiens ne sont pas \u00e9videntes pour tout le monde. Le graphite s\u2019est pr\u00e9sent\u00e9 comme une mati\u00e8re id\u00e9ale pour illustrer cette r\u00e9flexion parce qu\u2019il n\u2019est pas bien connu et qu\u2019il poss\u00e8de des caract\u00e9ristiques \u00e9tonnantes. Le contraste entre la banalit\u00e9 du graphite et son histoire passionnante n\u2019a cess\u00e9 de nous inspirer. Cette histoire ne r\u00e9v\u00e8le pas de scandale, mais cherche simplement \u00e0 ouvrir les yeux des spectateurs\/spectatrices sur des questions qu\u2019ils ne se sont peut \u00eatre jamais pos\u00e9es. Un autre point fort du film est qu\u2019il suscite de l\u2019int\u00e9r\u00eat pour un sujet tr\u00e8s pertinent&nbsp;: en effet tout le monde utilise du graphite quotidiennement.<\/p>\n<p><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-5297 size-full\" src=\"https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/files\/2018\/10\/graphite0091472068037_WashingtonPost.jpg\" alt=\"\" width=\"1200\" height=\"800\" srcset=\"https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/files\/2018\/10\/graphite0091472068037_WashingtonPost.jpg 1200w, https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/files\/2018\/10\/graphite0091472068037_WashingtonPost-300x200.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: center\"><em>\u00ab&nbsp;This black center \u2013 we call it lead but it\u2019s really graphite,<br \/>\ncompressed graphite \u2013 I\u2019m not sure where it comes from [\u2026]&nbsp;\u00bb<a name=\"_ftnref2\"><\/a><strong>[2]<\/strong><\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Le style narratif de notre court m\u00e9trage nous a donn\u00e9 une grande vari\u00e9t\u00e9 de possibilit\u00e9s pour la mise en sc\u00e8ne. Le style d\u2019un film exp\u00e9rimental nous permet de jouer de fa\u00e7on cr\u00e9ative avec notre sujet. Comme la mati\u00e8re du graphite elle-m\u00eame offre beaucoup de possibilit\u00e9s pour des sc\u00e8nes filmographiques, nous l\u2019avons utilis\u00e9 pour illustrer nos diff\u00e9rents commentaires. Cette mani\u00e8re de proc\u00e9der sans sc\u00e9nario fixe, de s\u2019inspirer du sujet et de d\u00e9couvrir des facettes impr\u00e9vues pendant la production, impliquait une r\u00e9flexion intense sur l\u2019intrigue du film \u00e0 chaque nouvelle d\u00e9couverte. Cette fa\u00e7on d\u2019agir permet aux spectateurs\/spectatrices de d\u00e9couvrir le graphite avec nous et les questions qui se sont pos\u00e9es pendant la production se posent \u00e9galement au public. Cette approche a l\u2019avantage que le\/la spectateur\/spectatrice devient partie int\u00e9grale du travail de recherche et le film suscite l\u2019int\u00e9r\u00eat du public pour le sujet \u2013 au-del\u00e0 de l\u2019histoire racont\u00e9e.<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: center\"><em>\u00ab&nbsp;I am a mystery \u2013 more so than a tree or a sunset or even a flash of lightning.<br \/>\nBut, sadly, I am taken for granted by those who use me.&nbsp;\u00bb<a name=\"_ftnref3\"><\/a><strong>[3]<\/strong><\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Le court m\u00e9trage montre qu\u2019il faut remettre en cause ce que nous croyons si banal. M\u00eame si on ne trouve pas un scandale cach\u00e9 derri\u00e8re toutes les mati\u00e8res premi\u00e8res, chaque produit mondialis\u00e9 a des implications humaines et \u00e9cologiques. Nous sommes parties du crayon et nous avons d\u00e9couvert le monde fascinant du graphite. Au d\u00e9but de notre investigation, nous ne savions pas \u00e0 quoi nous attendre. La recherche montre que ce n\u2019est pas facile de retracer un produit ou une mati\u00e8re premi\u00e8re mondialis\u00e9e et d\u00e9montre de quelle fa\u00e7on la mondialisation brouille les pistes. Cette conclusion reprend le sujet du cours-s\u00e9minaire et montre que des r\u00e9gulations sont n\u00e9cessaires pour garantir aux consommateurs l\u2019acc\u00e8s aux informations sur l&rsquo;origine des mati\u00e8res premi\u00e8res. Tant que telles r\u00e9gulations font d\u00e9faut, il est d&rsquo;autant plus utile de jeter un coup d\u2019oeil critique dans les coulisses des diff\u00e9rents produits de la vie quotidienne et de raconter leurs histoires.<\/p>\n<p>Pour nous et les spectateurs\/spectatrices du film, un crayon n&rsquo;est plus seulement un crayon de papier, mais un produit qui raconte une histoire inattendue et passionnante.<\/p>\n<p><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-5298 size-full\" src=\"https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/files\/2018\/10\/IMG_8199.jpg\" alt=\"\" width=\"1800\" height=\"1200\" srcset=\"https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/files\/2018\/10\/IMG_8199.jpg 1800w, https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/files\/2018\/10\/IMG_8199-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/files\/2018\/10\/IMG_8199-1536x1024.jpg 1536w\" sizes=\"auto, (max-width: 1800px) 100vw, 1800px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: right\">Serain F\u00fcrer et Anna Pestalozzi<\/p>\n<p><a name=\"_ftn1\"><\/a>[1]&nbsp; Extrait du film \u00ab&nbsp;Nuances of black&nbsp;\u00bb.<\/p>\n<p><a name=\"_ftn2\"><\/a>[2]&nbsp; Friedman, Milton (1980). Free to Choose, Volume 1&nbsp;: https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=R5Gppi-O3a8 (last access&nbsp;: June, 04 2018).<\/p>\n<p><a name=\"_ftn3\"><\/a>[3]&nbsp;&nbsp; Leonard E. Read (1958). I, Pencil. My Family Tree as Told to Leonard E. Read. New York&nbsp;: The Foundation for Economic Education, Inc.<\/p>\n<hr>\n<h5>&nbsp;<\/h5>\n<h5>collectif anthropie.art,&nbsp;<em>D\u00e9but<\/em><\/h5>\n<h6>Pr\u00e9sentation du collectif<\/h6>\n<p><em>anthropie.art&nbsp;<\/em>est un collectif de litt\u00e9rature transm\u00e9diale fond\u00e9 en 2017 \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Lausanne.<\/p>\n<p><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-5311 aligncenter\" src=\"https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/files\/2018\/10\/Capture-d\u00e9cran-2018-10-06-15.41.13-300x280.png\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"280\" srcset=\"https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/files\/2018\/10\/Capture-d\u00e9cran-2018-10-06-15.41.13-300x280.png 300w, https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/files\/2018\/10\/Capture-d\u00e9cran-2018-10-06-15.41.13.png 543w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/>&nbsp;<\/p>\n<p><em>anthropie.art <\/em>c\u2019est d\u2019abord un site internet (<a href=\"https:\/\/www.anthropie.art\/\">www.anthropie.art<\/a>) sur lequel sont publi\u00e9s des textes \u00ab&nbsp;bruts&nbsp;\u00bb. Le sited\u00e9fend une vision gratuite et libre de la litt\u00e9rature, ce qui explique l\u2019acc\u00e8s complet aux textes et refuse de restreindre l\u2019acte cr\u00e9atif en l\u2019attribuant \u00e0 une personne unique&nbsp;(on peut toutefois apercevoir une photo de l\u2019auteur.trice dans la rubrique \u00ab&nbsp;syst\u00e8me&nbsp;\u00bb du site&#8230;).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Mais la publication du mat\u00e9riau brut est un poncif de la litt\u00e9rature digitale et ne constitue que le point de d\u00e9part de la d\u00e9marche anthropique. Une fois disponible en ligne, les textes sont transform\u00e9s dans divers exp\u00e9rimentations transm\u00e9diales&nbsp;: graphisme, vid\u00e9o, musique, performance, installation plastique. Plusieurs r\u00e9alisations sont visibles sur la page Instagram <a href=\"https:\/\/www.instagram.com\/anthropie\/\">(@anthropie<\/a>) qui donne un aper\u00e7u de l\u2019univers. L\u2019ensemble des travaux se revendique d\u2019une alt\u00e9ration du mat\u00e9riau textuel initial, d\u2019o\u00f9 une charte graphique qui respecte la colorim\u00e9trie et la typographie de la litt\u00e9rature traditionnelle, mais dans l\u2019intention de r\u00e9nover les possibles de la chose litt\u00e9raire. Pour une biobibliographie compl\u00e8te et \u00e0 jour voir <a href=\"https:\/\/anthropie.art\/systeme\/\">anthropie.art\/systeme<\/a>.<\/p>\n<h6><em>d\u00e9but<\/em><\/h6>\n<p>C\u2019est peut-\u00eatre l\u2019absurde de notre g\u00e9n\u00e9ration : tout peut s\u2019expliquer.<\/p>\n<p><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-5305 alignleft\" src=\"https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/files\/2018\/10\/Expo1-200x300.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/files\/2018\/10\/Expo1-200x300.jpg 200w, https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/files\/2018\/10\/Expo1.jpg 800w\" sizes=\"auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px\" \/>La r\u00e9volte est un processus nerveux, l\u2019amour une r\u00e9action chimique, la joie un neurotransmetteur.&nbsp;\u00ab&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.anthropie.art\/debut\"><em>d\u00e9but<\/em><\/a><em>&nbsp;\u00bb <\/em>est un long po\u00e8me du collectif anthropie.art, une exp\u00e9rience de langage dans laquelle l\u2019Univers prend la parole et retrace l\u2019ensemble des ph\u00e9nom\u00e8nes qui ont amen\u00e9 le lecteur devant lui, en commen\u00e7ant par le Big Bang. Le texte retrace diverses s\u00e9quences cl\u00e9s de l\u2019organisation des atomes comme la formation de la voie lact\u00e9e, du soleil et de la Terre, l\u2019apparition de l\u2019ADN, la naissance des bact\u00e9ries, les \u00e2ges glaciaires, les d\u00e9buts du langage primatique, notre anthropoc\u00e8ne et finalement cette question trop actuelle&nbsp;: qu\u2019y aura-t-il apr\u00e8s nous&nbsp;? Une occasion de r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 l\u2019ensemble des ph\u00e9nom\u00e8nes qui nous d\u00e9terminent, \u00e0 l\u2019inscription de nos existences dans une temporalit\u00e9 qui d\u00e9passe notre compr\u00e9hension. Notre temps sur Terre fait suite \u00e0 l\u2019accumulation de dur\u00e9es insaisissables, de p\u00e9riodes atomiques, astrophysiques, pr\u00e9-historiques qui ont fa\u00e7onn\u00e9 la mati\u00e8re dans laquelle nous vivons. Et au bout de la chaine, le langage et pour <em>faire vivre<\/em>les sensations&nbsp;: du langage devenu vid\u00e9o. Le langage permet de saisir en quelques minutes des milliards d\u2019ann\u00e9es d\u2019agitation de la mati\u00e8re&nbsp;: comment est-ce possible&nbsp;? Le texte est \u00e0 la base d\u2019un projet jumeau&nbsp;: une installation, \u00ab&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.anthropie.art\/plastique\">d\u00e9but plastique&nbsp;<\/a>\u00bb et une performance vid\u00e9o \u00ab&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.anthropie.art\/cinetiques\">d\u00e9but cin\u00e9tique<\/a>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n<h6><em>d\u00e9but cin\u00e9tique<\/em><\/h6>\n<p>Le langage manipule le temps, le ralentit, l\u2019acc\u00e9l\u00e8re, contient des milliards d\u2019ann\u00e9es dans une phrase, dans une performance&nbsp;: il est le moteur essentiel de nos dur\u00e9es intimes et de notre dur\u00e9e collective.<\/p>\n<p>C\u2019est la r\u00e9flexion au c\u0153ur de <em>d\u00e9but cin\u00e9tique&nbsp;<\/em>: donner \u00e0 voir, \u00e0 lire et \u00e0 entendre simultan\u00e9ment un r\u00e9cit au narrateur impossible (\u00ab&nbsp;l\u2019univers&nbsp;\u00bb) pour replacer notre humanit\u00e9 dans son \u00e8re, t\u00e9moigner de son vieillissement en tant qu\u2019esp\u00e8ce, interroger son enfance et peut-\u00eatre m\u00eame sa disparition.&nbsp;La voix, la mati\u00e8re digitale, le signe textuel se construisent, partent du n\u00e9ant, de la singularit\u00e9 originelle <em>au-del\u00e0 du temps<\/em>, et s\u2019\u00e9laborent, alors que l\u2019horizon humain s\u2019approche.<\/p>\n<p>Sur sc\u00e8ne, une actrice, un mannequin et un ordinateur accompagnent la projection d\u2019une lecture cin\u00e9tique du collectif anthropie.art, prenant respectivement la parole au rythme du r\u00e9cit de l\u2019univers, chacun jouant son r\u00f4le (la performeuse devenant l\u2019homo-sapiens, l\u2019ordinateur interrogeant l\u2019avenir post-humain). L\u2019objectif des lectures cin\u00e9tiques est aussi de proposer une mani\u00e8re nouvelle de lire&nbsp;: \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 le papier et le langage \u00e9crit ne rassemblent plus les foules, pourquoi pas des films de texte&nbsp;?&nbsp;<\/p>\n<p>La performance a \u00e9t\u00e9 jou\u00e9e au Festival F\u00e9cule (Lausanne, 04\/18), dans l\u2019espace d\u2019art contemporain Le Cabanon (09\/18) et sera \u00e9galement jou\u00e9 \u00e0 Lisbonne (10\/18), o\u00f9 anthropie est artiste invit\u00e9 pour le Congr\u00e8s International \u00ab&nbsp;Po\u00e9sie Performative&nbsp;\u00bb du CEC, Lisboa.<\/p>\n<h6><em>d\u00e9but plastique<\/em><\/h6>\n<p><em>&nbsp;<\/em>De pr\u00e8s, les lignes se forment, claires et nettes&nbsp;: \u00ab&nbsp;Vois-tu autour de toi une seule chose de libre&nbsp;?&nbsp;\u00bb&nbsp;; de loin, elles se brouillent, on ne sait plus o\u00f9 elles commencent, o\u00f9 elles finissent&nbsp;: au spectateur de choisir quel aper\u00e7u il souhaite avoir de la nature des choses.<\/p>\n<p>Avec l\u2019installation <em>d\u00e9but plastique<\/em>, le collectif anthropie transforme l\u2019espace en un lieu de questionnement sur les liens de causalit\u00e9 qui ont assembl\u00e9 les atomes, cr\u00e9\u00e9 les astres et \u2013 par cons\u00e9quence \u2013 Donald Trump et l\u2019art contemporain.<\/p>\n<p>Notre univers donc, et il se pr\u00e9sente, ici, comme une entit\u00e9 autonome : on peut le lire, sur les b\u00e2ches, se raconter lui-m\u00eame. Une cha\u00eene se d\u00e9roule pour le visiteur ; \u00e0 un bout, il y a quelque chose comme une explosion, commencement de tout&nbsp;; \u00e0 l\u2019autre, un \u00e9tonnement&nbsp;: sa propre pr\u00e9sence, devant le texte.<\/p>\n<p>Dans cette cosmogonie o\u00f9 Dieu brille par son absence, on per\u00e7oit l\u2019\u00e9cart qui existe entre la r\u00e9alit\u00e9 des hommes, celle o\u00f9 l\u2019on s\u2019\u00e9merveille des <em>co\u00efncidences<\/em>, et la r\u00e9alit\u00e9 physique, qui nous oblige sans qu\u2019on la ressente, o\u00f9 <em>le hasard n\u2019existe pas<\/em>. Mais la po\u00e9sie qui se d\u00e9gage d\u2019une g\u00e9n\u00e8se auto-d\u00e9clam\u00e9e fait obstacle \u00e0 un pessimisme facile&nbsp;; voici un d\u00e9terminisme r\u00e9enchant\u00e9.<\/p>\n<p><img alt=\"\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-5307 size-full\" src=\"https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/files\/2018\/10\/expo8.jpg\" alt=\"\" width=\"1800\" height=\"1200\" srcset=\"https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/files\/2018\/10\/expo8.jpg 1800w, https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/files\/2018\/10\/expo8-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/files\/2018\/10\/expo8-1536x1024.jpg 1536w\" sizes=\"auto, (max-width: 1800px) 100vw, 1800px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: right\">Collectif anthropie.art<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Cette ann\u00e9e aussi, le prix \u00ab\u00a0Adresse Inconnue\u00a0\u00bb a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cern\u00e9 \u00e0 deux projets :&nbsp;Nuances of Black, court-m\u00e9trage r\u00e9alis\u00e9 par Serain F\u00fcrer et Anna Pestalozzi et&nbsp;D\u00e9but, un long po\u00e8me du [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1001142,"featured_media":0,"parent":4359,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"class_list":["post-5293","page","type-page","status-publish"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/5293","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001142"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5293"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/5293\/revisions"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/4359"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5293"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}