{"id":4492,"date":"2017-10-14T10:38:53","date_gmt":"2017-10-14T08:38:53","guid":{"rendered":"http:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/?page_id=4492"},"modified":"2018-09-21T17:46:18","modified_gmt":"2018-09-21T15:46:18","slug":"prix-adresse-inconnue-2016","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/prix-adresse-inconnue\/prix-adresse-inconnue-2016\/","title":{"rendered":"Prix \u00ab\u00a0Adresse Inconnue\u00a0\u00bb 2016"},"content":{"rendered":"<h6>Le prix \u00ab\u00a0Adresse Inconnue\u00a0\u00bb a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cern\u00e9 \u00e0 deux projets : <em>A&rsquo;Corps<\/em>&nbsp;de Charlotte Hebeisen et&nbsp;<em><a href=\"#Socraterie\">Socraterie<\/a><\/em> de Aur\u00e9lien Maignant et Roberta Alberico<\/h6>\n<hr>\n<h5 id=\"ACorps\">Charlotte Hebeisen,&nbsp;<em>A&rsquo;Corps<\/em><\/h5>\n<p>Le projet de Charlotte inclue du texte et des photos comme elle l&rsquo;explique ci-dessous, mais le prix a \u00e9t\u00e9 accord\u00e9 au texte&nbsp;<em>A&rsquo;Corps<\/em>.<\/p>\n<p><strong>Pr\u00e9sentation du projet par Charlotte Hebeisen avec quelques extraits<\/strong><\/p>\n<p>Ce projet \u2013 \u00e9piderme d\u2019encre et de papier, est une partie d\u2019un projet \u00ab&nbsp;encore&nbsp;\u00bb plus vaste&nbsp;: <em>raconte moi-ton corps<\/em>, trait d\u2019union plac\u00e9 entre le moi et le toi, entre un je et un tu, entre vous et moi, entre soi et son corps.<\/p>\n<p>Le pr\u00e9sent projet, un simple pas, &nbsp;est compos\u00e9 de texte, la voix qui parle \u2013 sa colonne vert\u00e9brale et d\u2019images, la voix du corps, le cri souvent silencieux, le murmure parfois inaudible, la caresse\u2013toujours au-del\u00e0 du mot &#8211; bref,&nbsp; sa chair.<\/p>\n<p>Tout en mettant en lumi\u00e8re la gen\u00e8se du projet, qui est aussi sa finalit\u00e9, je vous d\u00e9voile, \u00e0 travers l\u2019\u00e9criture une voix &#8211; fragments r\u00e9v\u00e9l\u00e9s de ces discours du corps&nbsp;: les d\u00e9couvrir du silence, mais parce que toujours au-del\u00e0 du simple articul\u00e9, l\u2019exp\u00e9rience du corps v\u00e9cus, les mots seront accompagn\u00e9s d\u2019images, un moyen non pas d\u2019illustrer mais d\u2019aller dans la direction de la complexit\u00e9 du v\u00e9cu d\u2019un Corps, comme l\u2019image ou le texte sont \u00e0 consid\u00e9rer au-del\u00e0 d\u2019une simple illustration de l\u2019un par l\u2019autre. Parce qu\u2019il s\u2019agit dans ce projet de donner la parole \u00e0 ces traces sur nos \u00e9pidermes constitutifs d\u2019un discours sur soi. Peut-\u00eatre m\u00eame, sont-ils ce discours de soi qui nous constitue&nbsp;?<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"https:\/\/www.zupimages.net\/up\/17\/41\/kpzd.png\" width=\"759\" height=\"759\"><\/p>\n<p>Nous allons donner, ensemble, par ma voix, par mon regard et par le v\u00f4tre, aux corps \u00e0 des instant d\u2019histoire grav\u00e9es dans l\u2019intimit\u00e9 des corps, \u00e0 travers, contre et en lui, faisant &nbsp;de mon histoire , de mon corps un lieu \u00e9cho \u00e0 d\u2019autres histoires, d\u2019autres corps.<\/p>\n<p>L\u2019origine du projet est \u00e0 la fois point de d\u00e9part et point d\u2019aboutissement, un mouvement qui va de la naissance d\u2019un corps prison de l\u2019\u00e2me \u00e0 la naissance d\u2019un corps-libert\u00e9.<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: left\">Naissances<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">\u00abAu c\u0153ur d\u2019un hiver, il \u00e9tait un froid.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Instants gel\u00e9s. Impatients, ils nous attendaient.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Nous, nous refusions de nous montrer.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Chrysalide charnelle \u2013 bulle de chair&nbsp;; de sang&nbsp;; et d\u2019eau. Ni tout \u00e0 fait \u00e9trang\u00e8re, ni tout \u00e0 fait n\u00f4tre&nbsp;: notre ventre fut un jour le prolongement de cette Autre.&nbsp;\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Cordon ombilical nous sommes n\u00e9s<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Nombril. Nous sommes diff\u00e9rents de lui&nbsp;\u00bb<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Le projet na\u00eet, donc, de la naissance d\u2019un corps&nbsp;: mon Corps. Corps sujet, celui avec lequel ou au travers duquel nous pensons. Corps objet celui qui est pens\u00e9, objet dont la nature, sans cesse, nous \u00e9chappe, d\u2019une \u00e9tranget\u00e9 famili\u00e8re, d\u2019une familiarit\u00e9 \u00e9trange. Entre libert\u00e9 et contrainte, entre un dehors et un dedans, entre moi et un autre\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">\u00ab\u00a0Tu dis \u00ab moi \u00bb et tu es fier de ce mot. Mais ce qui est plus grand, c\u2019est \u2014 ce \u00e0 quoi tu ne veux pas croire \u2014 ton corps et son grand syst\u00e8me de raison : il ne dit pas moi, mais il est moi.\u00a0\u00bb NIETZSCHE, F., Ainsi parlait Zarathoustra, (trad. Henri, Albert)<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"https:\/\/www.zupimages.net\/up\/17\/41\/g7t6.png\" width=\"806\" height=\"806\"><\/p>\n<p>Le projet a donc pris corps au moment de la naissance d\u2019un corps. Naissance particuli\u00e8re d\u2019un corps particulier, particulier parce qu\u2019\u00e9tant mien, mais particulier aussi au regard d\u2019une norme&nbsp;qui pose une limite entre le sain et le malade, au regard d\u2019un discours qui cr\u00e9e le normal et le pathologique.<\/p>\n<blockquote><p>Sans barri\u00e8re, nous sommes advenus au monde: il \u00e9tait nous, nous \u00e9tions lui. Ni dedans, ni dehors.&nbsp; Au creux de nos reins un secret. Eclatement. La chair \u00e0 vif, les nerfs \u00e0 fleur de peau \u2013 petite pelote de fils fragiles d\u00e9j\u00e0 ab\u00eem\u00e9s par le simple fait d\u2019exister. C\u2019\u00e9tait l\u00e0 leur nature.<\/p><\/blockquote>\n<p style=\"text-align: left\">Ce secret&nbsp;: une diff\u00e9rence, une malformation cong\u00e9nitale au nom un peu barbare de Spina Bifida My\u00e9lom\u00e9ningoc\u00e8le, la colonne n\u2019ach\u00e8ve pas sa formation normale dans le ventre de la m\u00e8re, les nerfs sont \u00e0 fleur de peau, \u00e0 fleur d\u2018air, sectionn\u00e9s, entrainant des dommages, des modifications sur le fonctionnement des organes, minimes ou plus importants, de l\u2019invisible au visible.&nbsp; Cette diff\u00e9rence qu\u2019on se pla\u00eet \u00e0 nommer maladie entra\u00eene une perception diff\u00e9rente de soi et du monde, un \u00eatre au monde particulier.<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: left\">Cicatrice sur le ventre. Nombril. Ouverture ronde d\u00e9finissant notre contour.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Cicatrice sur le dos. Trait horizontal. Fermeture au monde&nbsp;; notre limite.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: left\">Par sa diff\u00e9rence, le corps r\u00e9v\u00e8le sa complexit\u00e9, un corps v\u00e9cu souvent, et d\u2019abord, comme une prison, il n\u2019est plus tout \u00e0 fait soi, il appartient au corps soignant, \u00e0 la douleur, ses limites sont modifi\u00e9es, retranch\u00e9es, ajout\u00e9es, ali\u00e9n\u00e9es par les gestes m\u00e9dicaux.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: left\">Scalpel dans la chair.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Sommeil artificiel. On nous ouvrit, pour mieux nous refermer. On nous ouvrit. On nous referma. On oublia.&nbsp; La vie pouvait ainsi d\u00e9buter. Nous paraissions alors semblable \u00e0 tous les autres. Semblable\u2026en apparence.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">En apparence, semblable. En apparence si diff\u00e9rent.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Il m\u2019est important de souligner que dans mon projet, il n\u2019y a pas une volont\u00e9, au contraire, de stigmatiser la maladie. Je ne cherche pas \u00e0 faire du corps malade un objet de curiosit\u00e9, ou du corps malade un corps saint \u2013 aur\u00e9ol\u00e9 de saintet\u00e9 et proche du martyr. Certes la diff\u00e9rence donne un acc\u00e8s privil\u00e9gi\u00e9 au corps, certes elle demande un \u00eatre au monde diff\u00e9rent. Il ne s\u2019agit pas de nier cette diff\u00e9rence, mais de la repenser&nbsp;: elle est diff\u00e9rence au sens o\u00f9 nous sommes tous diff\u00e9rents. Tous semblable par notre diff\u00e9rence. Non pas questionner la maladie, mais le corps dans ce qu\u2019il a de plus terrible, dans ce qu\u2019il a de plus extraordinaire.&nbsp;<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"https:\/\/www.zupimages.net\/up\/17\/41\/tjwg.png\" width=\"916\" height=\"916\"><br \/>\nAfin de le questionner et de rendre compte de ce que j\u2019avais pu observer de lui,&nbsp; il m\u2019a fallu- comme une \u00e9vidence, user d\u2019un monologue \u00e0 deux voix (le texte et l\u2019image). Deux voix qui se rencontrent, s\u2019apprivoisent, se d\u00e9tachent. Afin de symboliser les relations diverses que ces deux voix pouvaient entretenir, malgr\u00e9 leur unit\u00e9 ind\u00e9niable, j\u2019ai us\u00e9 des pronoms personnels, le texte s\u2019adresse au corps en tu, en nous, en vous, en je, en il\u2026se regroupant en trois temps, trois actes&nbsp;: de la d\u00e9couverte du corps \u00e0 son appropriation en passant par sa n\u00e9gation&nbsp;: un corps Accord<\/p>\n<p><strong><em>Un monologue \u00e0 deux voix, 3 actes, et 6 pronoms corporels<\/em><\/strong><\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: left\">Nous&nbsp;: c\u00f4tes \u00e0 c\u00f4te, venue au monde de la voix et du corps, naissance parall\u00e8le, ils d\u00e9couvrent le monde, ils se d\u00e9couvrent pr\u00e9sents au monde.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><em>&nbsp;<\/em><em>Nos sens pour la premi\u00e8re fois, d\u00e9couvraient le monde sans voile. Il fut notre premi\u00e8re caresse, notre premier v\u00eatement. Sur notre \u00e9piderme, page blanche, il vint s\u2019inscrire.<\/em> <em>Notre peau devint son miroir, sa face sensible, l\u2019empreinte de sa r\u00e9alit\u00e9.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Ils se d\u00e9couvrent, ils se d\u00e9couvrent diff\u00e9rents l\u2019un de l\u2019autre&nbsp;:<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Tu&nbsp;: face \u00e0 face, la voix et le corps luttent l\u2019un contre l\u2019autre. L\u2019autre d\u00e9\u00e7oit, l\u2019autre \u00e9chappe. Ils se retournent l\u2019un contre l\u2019autre, et finissent par se tourner contre eux-m\u00eames jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9touffement.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: left\">Tu hurleras, en boule, recroquevill\u00e9, la bouche mordant tes genoux \u00e9touffant l\u2019\u00e9corchure de ta gorge, dans le noir, dans les plumes, dans une enfance qui n\u2019a jamais eu lieu. Tu essayeras avec tes ongles d\u2019arracher ton enveloppe, l\u2019eau ne pouvant effacer ces empreintes : larges sillons jusqu\u2019au sang.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Sale, tu te sentiras sale.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Il&nbsp;; dos \u00e0 dos&nbsp;; paroxysme du d\u00e9doublement de la voix et du corps, d\u00e9sormais le corps est un corps \u00e9tranger coup\u00e9 de la voix, il n\u2019est m\u00eame plus humain, il est \u00e0 peine animal.<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: right\">Il est l\u00e0.<br \/>\nIl est couch\u00e9 sur ce lit,<br \/>\nJe le regarde.<br \/>\nIl est l\u00e0, il existe.<br \/>\nIl inspire, il expire.<br \/>\nSystole<br \/>\nContraction isovolum\u00e9trique,<br \/>\nEjection rapide,<br \/>\nEjection lente.<br \/>\nDiastole.<br \/>\nP\u00e9ristaltisme.<br \/>\nIl existe.<br \/>\nIl existe \u00e0 peine.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Ils \u2013 corps \u00e9clat\u00e9s, \u00e9parpill\u00e9s, Du corps \u00e9tranger aux corps \u00e9trangers, o\u00f9 se situe mes limites, on se situe mon unit\u00e9, et qu\u2019en est-il quand le corps est modifi\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 devoir int\u00e9grer des objets techniques qui ne sont pas lui, mais qui lui sont essentiels?<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: left\">Ses mains parcourent les nouveaux contours de son \u00catre. Un cri. Le regard se d\u00e9tourne. Corps \u00e9trangers. Ils sont l\u00e0. Jamais, jamais plus ils ne dispara\u00eetront. Ils sont lui, et pourtant. Et pourtant si \u00e9trangers \u2013 impossible nudit\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Vous&nbsp;: distance polie, ce corps, pos\u00e9 l\u00e0, est-il si diff\u00e9rent de moi&nbsp;? Puis-je r\u00e9ellement vivre sans lui&nbsp;et lui sans moi&nbsp;? Son absence serait-elle lib\u00e9ration&nbsp;?<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: left\">Car sans ce corps,<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Sans Vous nul demain, nul pr\u00e9sent \u2013&nbsp;<br \/>\n\u00e0 peine un pass\u00e9.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">&nbsp;<br \/>\nSans Vous nulle rencontre &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br \/>\npossible, nulle parole \u2013 &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br \/>\n\u00e0 peine du silence. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">&nbsp;<br \/>\nSans Vous nul monde dans lequel exister &#8211; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;<br \/>\n\u00e0 peine du vide.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Il ne reste qu\u2019un choix,&nbsp; dispara\u00eetre avec lui ou l\u2019apprivoiser contre\/malgr\u00e9 lui.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: left\">Tu, la main qui a effleur\u00e9, \u00e9gratign\u00e9, \u00e9corch\u00e9 caresse d\u00e9sormais. Ce corps est devenu libert\u00e9 ouverture au monde, l\u2019affirmation d\u2019\u00eatre au monde&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: left\">Ta diff\u00e9rence&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br \/>\nn\u2019existe pas \u00e0 ses yeux, tu es, pour lui unique.<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">D\u00e9couvre-toi, \u00e0 toi, \u00e0 mes yeux, \u00e0 leurs regards, et marche la t\u00eate haute<\/p>\n<p style=\"text-align: left\">Pour enfin pouvoir dire Je<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><strong><em>Inscription philosophique<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Cette exp\u00e9rience du projet, non pas seulement le projet abouti mais son ensemble,&nbsp; m\u2019a permis de renouer avec une conception peut-\u00eatre mise en marge d\u00e9sormais de la philosophie: \u00e0 savoir une philosophie comme art de vivre. En effet, mon travail a quelque chose \u00e0 voir avec les techniques de soi.&nbsp; L\u2019acte m\u00eame d\u2019\u00e9crire, ou de cr\u00e9er est partie int\u00e9grante du projet, acteur essentiel dans la formation du contenu. La forme et la fond sont tous deux acteurs&nbsp;; l\u2019image et le texte m\u2019ont permis de toucher \u00e0 ce qui me semblait autrement insaisissable dans mon questionnement sur le corps, de mettre en sc\u00e8ne le paradoxal de l\u2019objet interrog\u00e9, mimer sa complexit\u00e9, montrer ce qui ne peut se dire. Le corps n\u2019est pas seulement une image, le corps n\u2019est pas seulement un texte il ne peut \u00eatre dit que dans la rencontre de ces deux media. Il est discours multiple. Corps, non corps, image, texte des entit\u00e9s li\u00e9es au point parfois de se confondre, la peau devient page blanche, les cicatrices des mots, le texte corporel par le son d\u2019une voix.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"https:\/\/www.zupimages.net\/up\/17\/41\/btbb.png\" width=\"853\" height=\"853\"><\/p>\n<p>J\u2019aimerais finir sur cette notion de rencontre qui m\u2019est si importante, si inattendue aussi.<br \/>\nFinalement&nbsp; gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019image\u201c[\u2026], j&rsquo;adviens comme autre, mais m\u00e9tamorphos\u00e9 en image\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>J\u2019ai repris ces mots de Barthes au sens propre, un peu malgr\u00e9 moi, car \u00e0 chaque fois que j\u2019ai parl\u00e9 de mon projet, une certaine magie s\u2019est produite: \u00e0 la fin de la pr\u00e9sentation des personnes venaient me parler de leur corps, me le raconter.<\/p>\n<p>Ainsi mon texte est devenu le lieu d\u2019\u00e9change la colonne vert\u00e9brale reli\u00e9e \u00e0 d\u2019autres corps. &nbsp;Et c\u2019est ainsi que j\u2019ai d\u00e9cid\u00e9 que ces \u00ab&nbsp;autres&nbsp;\u00bb corps viendraient illustrer mon propos.<\/p>\n<p>Une sorte de lien ombilical relie le corps de la chose photographi\u00e9e \u00e0 mon regard&nbsp;: la lumi\u00e8re quoi impalpable, est bien ici un milieu charnel, une peau que je partage avec celui ou celle qui a \u00e9t\u00e9 photographi\u00e9&nbsp;\u00bb BARTHE 34 854<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"https:\/\/www.zupimages.net\/up\/17\/41\/y9ln.png\" width=\"727\" height=\"728\"><\/p>\n<p>Une derni\u00e8re question Le corps prison ou signe de l\u2019\u00e2me&nbsp;?<\/p>\n<p>\u00ab&nbsp;[\u2026] comme si l\u2019image lan\u00e7ait le d\u00e9sir au-del\u00e0 de ce qu\u2019elle donne \u00e0 voir&nbsp;: pas seulement vers \u00ab&nbsp;le reste&nbsp;\u00bb de la nudit\u00e9, pas seulement vers le fantasme d\u2019une pratique mais vers l\u2019excellence absolue d\u2019un \u00eatre, \u00e2me et corps m\u00eal\u00e9s&nbsp;\u00bb.<\/p>\n<p><strong><em>Qui es-tu \u00ab&nbsp;je&nbsp;\u00bb&nbsp;?<\/em><\/strong><\/p>\n<blockquote><p><strong>Nous<\/strong> sommes n\u00e9s avec un Spina Bifida My\u00e9lom\u00e9ningoc\u00e8le. <strong>Nous<\/strong> nous sommes sentis diff\u00e9rents.<br \/>\n<strong>Tu<\/strong> \u00e9tais diff\u00e9rents. Je <strong>t<\/strong>\u2018ai d\u00e9test\u00e9. J\u2019ai voulu<strong> te<\/strong> faire dispara\u00eetre. <strong>Tu<\/strong> as r\u00e9sist\u00e9.<br \/>\n<strong>Il<\/strong> a perdu des sensations. <strong>Il<\/strong> a perdu sa f\u00e9minit\u00e9. Il a perdu sa dignit\u00e9. <strong>Il<\/strong> a \u00e9t\u00e9 corps, juste un corps. <strong>Il<\/strong> a perdu des organes. <strong>Il<\/strong> a perdu son origine \u2013 nombril.<br \/>\n<strong>Ils<\/strong> ont \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9s dans la douleur et le sang \u2013 \u00c9clatement cubiste.<br \/>\n<strong>Il<\/strong> s\u2019est endormi, un instant, puis <strong>il<\/strong> a ouvert les paupi\u00e8res \u2013 Deuxi\u00e8me naissance.<br \/>\nJe <strong>vous<\/strong> ai regard\u00e9 en face. Je <strong>vous<\/strong> ai apprivois\u00e9. Je <strong>vous<\/strong> ai pris la main.<br \/>\nJ\u2019ai enlac\u00e9 <strong>ta<\/strong> peau. <strong>Tu<\/strong> t\u2019es fait douceur et plaisir sous les caresse de l\u2019Autre. Je <strong>t<\/strong>\u2018ai regard\u00e9, j\u2019ai souri.<br \/>\nJe suis toi, tu es moi. <strong>Je<\/strong><\/p><\/blockquote>\n<p>Etudiante \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Fribourg en philosophie et fran\u00e7ais (Bachelor + d\u00e9but MA), je suis ensuite venue continuer mon MA \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de Lausanne. Mon parcours, c\u2019est celui que l\u2019on peut deviner dans mon texte, incertitude du lendemain, remise \u00e0 plus tard, mon parcours professionnel et universitaire a \u00e9t\u00e9, en effet, mis souvent entre parenth\u00e8se pour des raisons des sant\u00e9, et encore aujourd\u2019hui, le semestre prochain reste incertain. Il est une chose qui demeure cependant, la certitude de continuer \u00e0 vouloir faire surgir au grand jour \u2013 ma\u00efeutique \u2013 des histoires enfouies dans les \u00e9pidermes. De faire parler les corps et d\u2019aller \u00e0 la rencontre de l\u2019Autre, jamais tout \u00e0 fait semblable, jamais tout \u00e0 fait dissemblable, jusqu\u2019au jour o\u00f9 il sera temps de rendre public <em>cette<\/em> intimit\u00e9.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"https:\/\/www.zupimages.net\/up\/17\/41\/ieoy.png\" width=\"822\" height=\"822\"><\/p>\n<p>&nbsp;En attendant, au travers d\u2019un site internet, j\u2019essaie de faire conna\u00eetre le projet, et attends qu\u2019on vienne me partager une histoire.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/racontemoitoncorps.wordpress.com\/\">https:\/\/racontemoitoncorps.wordpress.com\/<\/a><\/p>\n<p>Si tu veux participer \u00e0 \u00e9toffer ce projet d&rsquo;exp\u00e9riences ou d&rsquo;images, tu peux \u00e9crire \u00e0 l&rsquo;adresse mail suivante :<a href=\"mailto:raconte.moi.ton.corps@gmail.com\">raconte.moi.ton.corps@gmail.com<\/a><\/p>\n<p>Charlotte Hebeisen fait aussi partie de&nbsp;<a href=\"https:\/\/silenes.ch\/\">Cie de Chim\u00e8res en Sil\u00e8nes<\/a><\/p>\n<h5 id=\"Socraterie\">Aur\u00e9lien Maignant et Roberta Alberico,&nbsp;<em>Socraterie<\/em><\/h5>\n<p>A l&rsquo;origine de Socraterie nous sommes deux&nbsp;: Roberta Alberico et Aur\u00e9lien Maignant. Nous terminions notre Bachelor en Fran\u00e7ais Moderne\/Philosophie au d\u00e9but du projet et commencions notre Master en Fran\u00e7ais Moderne \u00e0 la fin de Socraterie.<br \/>\nRoberta Alberico s&rsquo;int\u00e9resse depuis toujours aux arts visuels (photographie, peinture, dessin) et est \u00e0 l&rsquo;origine de l&rsquo;id\u00e9e initiale&nbsp;: une galerie de portraits photophilosophiques dans laquelle chacun des rh\u00e9teurs du Banquet de Platon aurait sa place.<br \/>\nAur\u00e9lien Maignant, qui d&rsquo;habitude pr\u00e9f\u00e8re repr\u00e9senter le monde \u00e0 l&rsquo;\u00e9crit, a jou\u00e9 les mannequins pour l&rsquo;occasion.<br \/>\nCette entente s&rsquo;est vite m\u00e9tabolis\u00e9e en une collaboration compl\u00e8te tant dans la lecture th\u00e9orique du Banquet, la conceptualisation des photos et la composition des plans (lumi\u00e8re, cadre etc&#8230;).<br \/>\nIniti\u00e9 par Roberta dans le cadre du s\u00e9minaire de Micha\u00ebl Groneberg sur Le Banquet (Automne 2015), il devait \u00e0 l&rsquo;origine se r\u00e9sumer \u00e0 l&rsquo;exposition qui e\u00fbt lieu \u00e0 l&rsquo;Anthropole \u00e0 la fin de ce semestre.<br \/>\nMais c&rsquo;\u00e9tait sans compter la proposition des Ma\u00eetres de la Caverne&nbsp;: participer \u00e0 la mise en sc\u00e8ne collective Socrate dors-tu qui f\u00fbt jou\u00e9e le 4 mai au festival F\u00e9cule.<br \/>\nLe projet est alors devenu une mise en onde de plus 35 minutes que nous soumettons aujourd&rsquo;hui sous la forme d&rsquo;un fichier son-image complet. Il a cependant \u00e9t\u00e9 pens\u00e9 en dialogue avec le reste de la pi\u00e8ce comme une performance vivante incluant \u00e9galement une danseuse.<br \/>\nPour le th\u00e9\u00e2tre nous avons donc constitu\u00e9 six pi\u00e8ces ind\u00e9pendantes et une septi\u00e8me qui constituait la sc\u00e8ne finale de Socrate, dors-tu lors de laquelle nous jouions sur sc\u00e8ne.<\/p>\n<p>Outre les techniques de photographies, de montage son, de jeu et de programmation que nous avons apprises pour le projet, il nous a surtout permis de d\u00e9couvrir le monde du th\u00e9\u00e2tre et c&rsquo;est aujourd&rsquo;hui notre principale perspective artistique&nbsp;: croiser le texte, le m\u00e9dia moderne et la sc\u00e8ne dans de nouveaux projets.<\/p>\n<h6>Pr\u00e9sentation du projet<\/h6>\n<p><strong>Les photographies<\/strong><br \/>\nLes sept photos repr\u00e9sentent les protagonistes du Banquet. Dans l&rsquo;ordre de la mise en onde&nbsp;: Socrate, Ph\u00e8dre, Pausanias, Eryximaque, Agathon, Aristophane et Alcibiade.<br \/>\nPour \u00eatre exact la repr\u00e9sentation de ces \u00eatres qui sont avant tout des personnages de discours a \u00e9t\u00e9 notre premi\u00e8re interrogation. Nous avons voulu produire une interpr\u00e9tation visuelle des discours philosophiques en essayant d&rsquo;\u00e9viter tant que possible un symbolisme trop \u00e9vident&nbsp;: il fallait que le portrait montre le rh\u00e9teur incarnant son discours.<br \/>\nNous avons \u00e9galement essay\u00e9 de transmettre un point de vue critique dans cette incarnation, Agathon est ainsi d\u00e9peint avec son propre discours tatou\u00e9 sur la peau pour signifier la superficialit\u00e9 de sa rh\u00e9torique, le symbolisme baroque de Ph\u00e8dre fait \u00e9cho \u00e0 l&rsquo;immaturit\u00e9 et \u00e0 la maladresse rh\u00e9torique du jeune homme etc&#8230;<br \/>\nLe corps devenait donc un m\u00e9dia, une mani\u00e8re de poser un discours sur le discours, fig\u00e9 dans l&rsquo;image.<br \/>\nSocrate est l&rsquo;aimant autour duquel se polarisent les autres \u00e9loges de l&rsquo;amour, tous se veulent autosuffisants mais tous pourtant m\u00e8nent \u00e0 son \u00e9loge. Aussi fallait-il montrer sa pr\u00e9sence, de mani\u00e8re diffuse, dans chacun des portrait. Aussi la t\u00eate de cristal est-elle partie int\u00e9grante de chaque photographie, figurant le regard que porte Socrate sur les discours&nbsp;: elle g\u00eet par exemple sur un drap rouge aux pieds de Ph\u00e8dre, Ph\u00e8dre qui ne fait que reproduire l&rsquo;opinion g\u00e9n\u00e9rale par l&rsquo;ignorance de laquelle Socrate sera condamn\u00e9 \u00e0 mort.<br \/>\nEnfin, le Banquet est l&rsquo;un des textes les plus po\u00e9tiques de Platon, c&rsquo;est aussi l&rsquo;un des plus comiques. Nous avons voulu que ce comique transparaisse dans <em>Socraterie<\/em>, ce rire de Socrate c&rsquo;est celui que ressentira le spectateur dans le regard de Pausanias, moraliste d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 et utilitariste (dirait-on aujourd&rsquo;hui), dans la lueur de folie qui anime Eryximaque et dans le sourire d&rsquo;Aristophane qui enfile un nez de clown \u00e0 Socrate comme il le f\u00eet dans Les Nu\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>Les mises en onde<\/strong><br \/>\nLes textes poursuivent un projet compl\u00e9mentaire aux photographies mais dans une perspective diff\u00e9rente.<br \/>\nIls n&rsquo;\u00e9taient pas pr\u00e9vus \u00e0 l&rsquo;origine et ne sont donc pas essentiel \u00e0 la compr\u00e9hension des photos. Par contre, contrairement aux photos, ils ont \u00e9t\u00e9 pens\u00e9s \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de la contrainte th\u00e9\u00e2trale&nbsp;: la photo \u00e9tait projet\u00e9e en support et sept diff\u00e9rents textes r\u00e9sonnaient sur sc\u00e8ne, produisant des mondes sonores qui m\u00ealaient texte et fiction et se voulaient immersifs pour le spectateur. Le but \u00e9tait celui de garder, pendant les mises en onde, la sc\u00e8ne th\u00e9\u00e2trale compl\u00e8tement vide. Les mises en onde et le pouvoir imaginaire des spectateurs se voulant suffisants afin de peupler, virtuellement et \u00e0 travers le son, la sc\u00e8ne vide. A l&rsquo;exception d&rsquo;Agathon, qui fait plus figure d&rsquo;exercice de style, toutes les mises en ondes ont \u00e9t\u00e9 \u00e9crites et interpr\u00e9t\u00e9es par nos soins (en compagnie de Gr\u00e9gory Thonney pour la voix d&rsquo;Aristophane). L&rsquo;alliance du texte, des bruitages et de la musique se veut une entit\u00e9 compl\u00e8te, dans laquelle toutes les formes de narration ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9es (donner la parole au personnage, \u00e0 un narrateur omniscient, lecture de citations tir\u00e9es de grands textes philosophiques, sample de films etc&#8230;).<\/p>\n<p><strong>Le format final<\/strong><br \/>\nEt finalement, pourquoi ne pas pr\u00e9senter cette pr\u00e9sentation audio-visuelle de chacun des personnages du Banquet ind\u00e9pendamment de la sc\u00e8ne th\u00e9\u00e2trale&nbsp;? Pr\u00e9cisons-le, la cacophonie finale est particuli\u00e8rement sc\u00e9nique dans le sens o\u00f9, elle a \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue, cette fois-ci, avec du jeu th\u00e9\u00e2tral. Le cri de fin, par exemple, \u00e9tait prononc\u00e9 par nous deux, Aur\u00e9lien et Roberta, qui incarnions l&rsquo;amour et r\u00e9sistions \u00e0 tous ces discours qui tentaient, vainement, de nous th\u00e9oriser.<br \/>\nEn ce qui concerne le format de publication, il ne semble pas y avoir de choix&#8230; Le seul m\u00e9dia \u00e9tant capable de pouvoir diffuser un fichier audio-visuel se trouve \u00eatre l&rsquo;\u00e9cran, autrement dit le web (sauf si le jury de ce prix peut nous fournir quelques contacts int\u00e9ressant avec des cha\u00eenes telles que M6 ou TF1).<\/p>\n<h5>SOCRATE&nbsp;<\/h5>\n<div class=\"imageSocrate\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium\" src=\"https:\/\/www.zupimages.net\/up\/17\/41\/1e8h.jpg\" width=\"5184\" height=\"3456\"><\/div>\n<h5>PHEDRE<\/h5>\n<div class=\"imageSocrate\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium\" style=\"font-size: 16px\" src=\"https:\/\/www.zupimages.net\/up\/17\/41\/fl45.jpg\" width=\"5184\" height=\"3456\"><\/div>\n<h5>ERYXIMAQUE<\/h5>\n<div class=\"imageSocrate\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium\" src=\"https:\/\/www.zupimages.net\/up\/17\/41\/zlhx.jpg\" width=\"4923\" height=\"3282\"><\/div>\n<h5>PAUSANIAS<\/h5>\n<div class=\"imageSocrate\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone \" src=\"https:\/\/www.zupimages.net\/up\/17\/41\/lvz8.jpg\" width=\"1088\" height=\"725\"><\/div>\n<h5>AGATHON<\/h5>\n<div class=\"imageSocrate\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium\" src=\"https:\/\/www.zupimages.net\/up\/17\/41\/dqr2.jpg\" width=\"2189\" height=\"1561\"><\/div>\n<h5>ARISTOPHANE<\/h5>\n<div class=\"imageSocrate\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium\" src=\"https:\/\/www.zupimages.net\/up\/17\/41\/wa16.jpg\" width=\"5184\" height=\"3456\"><\/div>\n<h5>SOCRATE CHAIR<\/h5>\n<div class=\"imageSocrate\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium\" src=\"https:\/\/www.zupimages.net\/up\/17\/41\/ctym.jpg\" width=\"5184\" height=\"3456\"><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>[ngg_images source=\u00a0\u00bbgalleries\u00a0\u00bb container_ids=\u00a0\u00bb4&Prime; sortorder=\u00a0\u00bb41,45,37,44,39,43,38,42&Prime; display_type=\u00a0\u00bbphotocrati-nextgen_basic_thumbnails\u00a0\u00bb override_thumbnail_settings=\u00a0\u00bb1&Prime; thumbnail_width=\u00a0\u00bb120&Prime; thumbnail_height=\u00a0\u00bb90&Prime; thumbnail_crop=\u00a0\u00bb0&Prime; images_per_page=\u00a0\u00bb18&Prime; number_of_columns=\u00a0\u00bb1&Prime; ajax_pagination=\u00a0\u00bb1&Prime; show_all_in_lightbox=\u00a0\u00bb0&Prime; use_imagebrowser_effect=\u00a0\u00bb0&Prime; show_slideshow_link=\u00a0\u00bb0&Prime; slideshow_link_text=\u00a0\u00bb[Show as slideshow]\u00a0\u00bb template=\u00a0\u00bb\/var\/www\/html\/asso\/wordpress\/wp-content\/plugins\/nextgen-gallery\/products\/photocrati_nextgen\/modules\/ngglegacy\/view\/gallery-caption.php\u00a0\u00bb order_by=\u00a0\u00bbsortorder\u00a0\u00bb order_direction=\u00a0\u00bbASC\u00a0\u00bb returns=\u00a0\u00bbincluded\u00a0\u00bb maximum_entity_count=\u00a0\u00bb500&Prime;]<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le prix \u00ab\u00a0Adresse Inconnue\u00a0\u00bb a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cern\u00e9 \u00e0 deux projets : A&rsquo;Corps&nbsp;de Charlotte Hebeisen et&nbsp;Socraterie de Aur\u00e9lien Maignant et Roberta Alberico Charlotte Hebeisen,&nbsp;A&rsquo;Corps Le projet de Charlotte inclue du texte [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1001079,"featured_media":0,"parent":4359,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"class_list":["post-4492","page","type-page","status-publish"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/4492","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1001079"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4492"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/4492\/revisions"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/4359"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.asso-unil.ch\/caverne\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4492"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}