Projection – débat de Metis, en présence du réalisateur Luc Godonou Dossou et du sociologue Akim Oualhaci

Luc Godonou Dossou, réalisateur franco-lausannois a réalisé METIS, sélectionné pour l’édition 2018 de la Mostra del Cinema di Taranto. Son film, qui convie anthropologues et sociologues, veut saisir le sentiment d’appartenance symbolique ou réelle des individus, pour comprendre le discours identitaire des métis et l’image que la société se fait d’eux.

La projection aura lieu le 14 novembre à 17h15 en salle 1620 (Université de Lausanne, bâtiment Géopolis) et sera l’occasion d’un débat avec le réalisateur et le sociologue Akim Oualhaci, qui participe au film et est spécialiste des sports de combat et de la construction des masculinités chez les jeunes appartenant aux milieux populaires et aux minorités ethno-raciales aux États-Unis et en France.

Cycle de conférences d’Adama Coulibaly

Le pôle pour les Études africaines de la faculté de Lettres de l’Université de Lausanne a le plaisir de vous annoncer la tenue de deux conférences du professeur Adama Coulibaly de l’Université d’Abidjan, les 23 et 24 octobre prochains.

  • Le colonial malgré lui dans Le terroriste noir de Tierno Monénembo

Mardi 23 octobre 2018, 8h30, Anthropole salle 3088.

Séance publique dans le cadre du cours « Analyse de texte : Roman : Le Terroriste noir, Tierno Monenembo » de Ch. Le Quellec Cottier.

  • Du fou littéraire à la « folle » écriture de Tierno Monénembo : esquisse d’une posture de la création

Mercredi 24 octobre, 10h 15, Anthropole, salle 3077.

Séance publique dans le cadre du cours « Histoire et fiction. Les romans de Tierno Monenembo » de Ch. Le Quellec Cottier.

 

 

Réunion de rentrée UniLEA 22 octobre 11h30

Bonjour à tous et toutes,

Nous vous invitons à une réunion de rentrée et d’accueil pour préparer le semestre d’UniLEA, le lundi 22 octobre 2018 à 11h30 (Géopolis, salle 4899).

Cette réunion est l’occasion, pour toute personne intéressée (de près ou de loin) par les études africaines, de venir réfléchir au futur de l’association, de participer à l’élaboration du programme, voire de vous investir dans le comité d’organisation !

Nous pourrons manger ensemble après pour ceux et celles qui voudraient nous rejoindre.

1968-2018. L’Œuvre de Yambo Ouologuem, un carrefour d’écritures ?

Le pôle pour les Études africaines de la faculté de Lettres de l’Université de Lausanne a le plaisir de vous annoncer deux journées d’étude internationales qui auront lieu à l’université de Lausanne, Foyer de la Grange, en collaboration avec l’université de Strasbourg, les 18 et 19 mai prochains.

Le « carrefour d’écritures » que Bernard Mouralis (1984) dépeignait pour évoquer Le Devoir de violence permettra de questionner l’œuvre de Yambo Ouologuem dans son ensemble. Les journées d’étude croiseront les approches de chercheurs issus d’horizons académiques et culturels différents. Les textes étudiés permettront des liens avec des productions contemporaines pour suggérer des résonances avec les formes et les enjeux du monde d’aujourd’hui. Ces rencontres seront aussi l’occasion d’un hommage à l’écrivain malien décédé en octobre dernier.

Le programme des journées d’étude : Programme Ouologuem

Jean-François Bayart. « Violence et Religion en Afrique ». Mercredi 25 avril. 17h30-19h, salle 2122, Géopolis

Le rapport privilégié que la religion entretiendrait avec la violence est devenu l’un des poncifs du débat public. En proie au djihadisme et au radicalisme politique du christianisme évangélique, l’Afrique semble être un cas d’espèce. Mais cette pseudo-évidence soulève plus de questions qu’elle n’apporte de réponses. De quelle violence, de quelles religions, et même de quelle Afrique parle-t-on ? La guerre, en Afrique, a été politique, et non pas religieuse. Elle a eu pour objet le contrôle de l’état et des ressources, plutôt que celui des âmes, même si elle a pu emprunter, ici ou là, le langage de Dieu.

Le chassé-croisé de la violence et de la religion doit être analysé au cas par cas, à l’échelle des terroirs historiques. Aux antipodes des généralisations idéologiques apparaît alors un objet sociologique très circonscrit : des mouvements armés d’orientation religieuse qui participent d’obédiences diverses, aussi bien islamiques que chrétiennes, conduisent des insurrections sociales, mais occupent une place marginale dans les interactions entre Dieu et César. Au fil de cette réflexion, c’est toute l’histoire de l’état en Afrique qui apparaît sous un jour nouveau.

(résumé extrait du quatrième de couverture de Bayart, Jean-François. Violence et religion en Afrique. Paris: Karthala. 2018.)

Jean-François Bayart est professeur à l’IHEID de Genève, et titulaire de la chaire Yves Oltramare «Religion et politique dans le monde contemporain ».

Elisa Prosperetti. « Education after Colonialism» Vendredi 16 mars. 10h-12h. salle 3899, Géopolis

Alliant terrain et travail sur les archives, l’historienne Elisa Prosperetti, doctorante de l’Université de Princeton viendra nous parler de ses recherches sur les dynamiques des systèmes éducatifs en Côte d’Ivoire et au Ghana en contextes postcoloniaux. Hormis la présentation de ses résultats, elle propose pour cela de faire la part belle à ses expériences de chercheuse et à l’échange avec les personnes présentes.

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Elisa Prosperetti:

Knowledge has messy roots. This presentation is about how I came to study postcolonial education in West Africa without ever intending to, and how research for this project has been equally as peripatetic.

My dissertation asks how, in the 1960s and 1970s, Ghana and Côte d’Ivoire sought to bend colonial-era education systems to the task of national development. Though they emerged from different empires, they came of age in the same ‘development moment’, whose prescriptions for how to modernize looked surprisingly similar in Anglophone and Francophone Africa. As much as I draw on archives (of local schools, at the national and international levels) and national newspapers to study this question, I also turn to the conversations I have had with over 70 teachers, students, and educational development workers of the era.

As I think through the challenges of postcolonial schooling in Africa, I often return to the questions about empire and education that I began asking myself as a secondary school teacher in Singapore. How do the five years I spent teaching in Africa, Asia and America influence the research I conduct on West African classrooms? What divides the personal from the professional in matters of knowledge production? Literature scholar Ato Quayson jokes that everyone has his or her own “African studies conversion narrative.” This presentation invites us to critically examine the postcolonial structures that make the conversion a possibility in the first place.

Dominique Darbon « La fin du buzz de l’ ‘African middle class’: une victoire scientifique à redouter? » Jeudi 8 mars. 17h15 salle 2207, Géopolis

Alors qu’il existe un véritable engouement pour l’ « émergence d’une classe moyenne » en Afrique à la fois dans les médias et les rapports des organismes du développement, Dominique Darbon s’attache depuis plusieurs années à reprendre la définition de ce terme dans la littérature et le réinstaller analytiquement dans des dynamiques sociales récentes.

Par cette approche, il s’intéresse ainsi non seulement aux paradoxes qui se créent entre discours sur l’émergence et réalités sociales, mais également à la manière dont sa surabondance dans les discours technocratiques s’impose aux acteurs au point d’agir comme une donnée objective performante.

Voir notamment: Darbon, D. (2012). Classe(s) moyenne(s) : une revue de la littérature: Un concept utile pour suivre les dynamiques de l’Afrique. Afrique contemporaine, 244,(4), 33-51.

Dominique Darbon est professeur de science politique à l’Institut d’études politiques de Bordeaux. Diplômé en science politique, en études africaines et en droit, ses principaux thèmes de recherche portent sur la réforme administrative, l’analyse des politiques publiques dans les pays africains, le management des administrations et les systèmes administratifs comparés, les transformations des structures sociales et l’émergence de capacités de marchés. Il participe et dirige des programmes de recherche portant sur les « classes moyennes africaines et mutations sociales dans les pays pauvres », les » transferts de normes et appropriations » et les « politiques publiques et action publique dans les pays africains et les ESF ».

Voir et lire l’Afrique contemporaine

Un numéro consacré à la littérature de l’Afrique contemporaine paraît dans la revue unilienne Études de Lettres:

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Voir et lire l’Afrique contemporaine
Repenser les identités et les appartenances culturelles
édité par Christine Le Quellec Cottier et Irena Wyss
volume de 256 pages au format 15,5 x 22,5 cm
30 CHF / 26 CHF (prix étudiant) ISBN 978-2-940331-66-6

Une présentation complète du volume (table des matières et résumé de chaque contribution) est consultable sur le site internet de la revue. Vous aurez aussi la possibilité d’y commander le volume.

Olivier Graefe « Réforme foncière en Namibie L’individualisation du régime foncier comme instrument de la construction nationale » Mercredi 18 octobre, 17h15 salle 2207, Géopolis

Réforme foncière en Namibie. L’individualisation du régime foncier comme instrument de la construction nationale.

Nous accueillons Olivier Graefe de l’Université de Fribourg. Il est spécialiste des relations société-environnement et a largement publié sur l’accès à l’eau potable et les implications politiques de la distribution des ressources naturelles dans différentes contextes africains (Soudan, Maroc, Namibie). Il a également commencé à étudier ces dernières années les rapports politiques liés au foncier.

Il viendra nous présenter ses recherches récentes sur les implications de la réforme foncière en Namibie en lien avec la construction nationale. Cette conférence fait suite à un projet du Fond National Suisse de plus de trois ans dont voici deux références de publications :

  • Bloemertz Lena, Dobler Gregor, Graefe Olivier (2012), « Landreform für Namibias Gemeinschaftsland (Communal Areas) », in Regio Basiliensis, 53(1&2), 95-100.
  • Weidmann Laura, Nghitevelekwa Romie (2013), « Namibia – eine weitreichende Landfrage. Traditionelle Autoritäten verlieren an Macht », in Afrika Bulletin, 151, 8-9.

 

La conférence aura lieu en salle 2207, bâtiment Geopolis à 17h15. Elle sera suivie d’un apéritif.