La Coopération suisse à l’épreuve des contextes fragiles africains (16/04/2015)

Affiche Coopération Suisse 2

Jeudi 16 avril 2015, l’association Mosaïque a eu le plaisir de recevoir Madame Chantal Nicod, Cheffe de la Division Afrique de l’Ouest à la Direction du Développement et de la Coopération du Département des Affaires Etrangères. Madame Chantal Nicod nous a parlé de la coopération suisse à l’épreuve des contextes fragiles africains, en subdivisant le sujet en trois parties.

Tout d’abord, Madame Chantal Nicod nous a expliquée ce qu’était la Direction du Développement et de la Coopération du Département des Affaires Etrangères, pour ensuite définir ce qu’est un contexte fragile ainsi que les moyens mise en œuvre par la Direction du Développement et de la Coopération du Département des Affaires Etrangères pour aborder cette difficulté.

La Direction du Développement et de la Coopération du Département des Affaires Etrangères est l’agence Suisse de Coopération au Développement. Son premier but est de répondre à un besoin de solidarité dans un souci de maintenir la paix, d’assurer la démocratie et de défendre les Droits de l’Homme dans des contextes ou ceux-ci sont souvent bafoués. Pour la Suisse, il est important d’avoir un réseau international pour collaborer avec d’autres Etats. Pour Madame Chantal Nicod, le développement et la coopération avec les pays Africains traduit une envie de s’investir dans l’avenir mais également un souci de répondre aux risques mondiaux. Elle souligne le fait qu’aussi bien la Suisse que les pays en voie de développement ont tous un intérêt commun ; d’où l’évolution de cette coopération au fil des dernières années.

 

Pour réussir au maximum cet objectif, Madame Chantal Nicod assure que cela se traduit par des solutions novatrices dans des programmes bilatéraux avec d’autres pays. Selon Madame Chantal Nicod, un Etat fragile est un Etat qui n’est pas capable de servir ses citoyens de manière claire et transparente. C’est un Etat qui manque présente de fortes lacunes dans ses capacités organisationnelles, institutionnelles et financières. Cette situation conduit, selon elle, inévitablement à l’échec d’un Etat de droit. La Suisse a en effet constaté au travers de ses missions que la relation du citoyen et de l’Etat constitue un élément de la fragilité. Par exemple, un Etat avec un haut taux de corruption sera considéré comme fragile.

Madame Chantal Nicod souligne toutefois un point extrêmement important. En effet, lorsque nous cherchons à promouvoir nos valeurs, celles-ci ne sont pas toujours bien acceptées. Par exemple, il est essentiel de promouvoir la démocratie. Or, il est intéressant de voir comment les Africains perçoivent cette démocratie. Pour eux, c’est un facteur de conflit. Il est donc essentiel de se demander si notre action peut générer des conflits ou non. Il convient donc de tenir compte de la mentalité locale et de s’aligner sur les priorités locales.

Les risques institutionnels sont également importants ; il faut maintenir la sécurité pour les Suisses mais aussi envers les partenaires. Pour prévenir ces risques et assurer la démocratie, il faut gérer un dialogue politique constructif qui va permettre une meilleure coopération entre la Suisse et les pays en développement et donc permettre d’atteindre une plus grande sécurité.

En conclusion, Madame Chantal Nicod affirme qu’il existe encore de nombreux défis qui sont encore plus aigus dans les contextes fragiles. Par rapport à d’autres pays, la Suisse a toutefois une boîte à outil efficace car elle dispose de nombreux instruments qui permettent d’assurer une bonne coopération et une meilleure flexibilité, à tout moment.