Food-coop

Une Food-coop sur le campus

LaMoViDA réfléchit actuellement à la création d’une coopérative alimentaire sur le campus.

L’association LaMoviDA (Laboratoire des modes de vie durables et alternatifs) réfléchit à la mise en place d’une coopérative alimentaire sur le campus. Une telle food-coop, en tant qu’organisation et lieu de rencontre, permettrait de remplir plusieurs objectifs propres à LaMoViDA, en servant de plateforme de promotion des pratiques de la durabilité.

LaMoViDA a pour buts principaux :

  • Initier la recherche et l’expérimentation pluridisciplinaire de modes de vie alternatifs et durables.
  • Offrir une plateforme de recensement, production et transmission de connaissances pratiques et théoriques.
  • Sensibiliser les individus et institutions aux pratiques de la durabilité.

La coopérative alimentaire pourra remplir plusieurs de ces buts :

  • Elle sera gérée de manière transparente et se montrera disponible pour d’éventuels projets d’étude, en science sociale notamment.
  • En tant que lieu physique, elle pourra servir de plateforme pour échanger sur les thèmes de durabilité. Elle sera complètement publique et permettra à tout un chacun de venir tester des manières de consommer plus locales, biologiques et équitables.

Le marché

La Charrette a sa place devant la Grange !

En tant qu’association axée sur la durabilité est sur des modes de vie plus durables, LaMoViDA a décidé de relancer un marché local et bio sur le campus universitaire dans le but de promouvoir une consommation plus raisonnable, plus saine et en vente directe.

Les mardis de 15h à 18h, trois producteurs sont présents:

  • La Ferme de la Rovéréaz (Lausanne): fruits et légumes, pâtes dures et farines
  • Le Sapalet (Rossinières): fromages de brebis, de chèvres et de vaches bio ainsi que de la viande de porc et d’agneau.
  • Les Fournils d’En-Dehors (Perroy): pains artisanaux, faits avec des farines bio moulues sur meule de pierre.

Le marché a lieu en période de cours et en période de révision.
Pour connaître les dates du marché hors période de cours, consulter le site du marché ou la page FB .

Pensez à prendre votre cabas et petits sachets pour vos courses du marché !

Le marché est organisé par LaMoViDA (Laboratoire des Modes de Vie Durable et Alternatif), avec la collaboration des services de l’UNIL et de la FAE.

projet architectural

Emplacement

Sur le campus de l’UNIL, un site a émergé dès le début du processus : sous le Biophore, à un endroit où existent déjà deux villas et où sont plantés plusieurs arbres fruitiers. Le lieu, ni trop grand ni trop petit, ne devrait pas être construit prochainement et les villas constituent un bon point de départ pour s’implanter sur le site, point à partir duquel le projet pourra s’étendre. Habitées actuellement par des employés de l’UNIL, elles seront bientôt libérées lors de leur départ à la retraite.

Phasage

L’écovillage s’installera par étapes sur le site afin d’avancer progressivement, d’apprendre de son expérience et éventuellement de faire marche arrière si le résultat n’est pas concluant. Il s’agit de l’application du principe permaculturel « utiliser des solutions lentes et à petite échelle ».

Le développement peut être résumé en 5 phases principales au cours desquelles des bâtiments seront construits et les jardins se développeront.

1. La Foodcoop

Dans une volonté de s’ouvrir sur la communauté de l’UNIL et au delà, les premières phases concernent des programmes publics. Tout d’abord, on récupère la villa au Nord pour y instaurer une permanence et une foodcoop (magasin bio et en vrac géré par une coopérative). Cette villa servira dans un premier temps de point de rassemblement et de salle polyvalente, d’où émanera la suite de l’écovillage.

2. L’atelier

Un atelier sera ensuite construit sur le parking sous le Biophore. Il servira à collecter, stocker et réutiliser des matériaux issus des déchèteries des campus. Pour la suite du développement du village, on y construira les éléments préfabriqués (caissons de paille, briques en terre crue) et du mobilier. Ouvert à tous, il permettra à chacun réparer ses objets cassés et ainsi de lutter contre l’obsolescence programmée.

3. Les pavillons

Des pavillons serviront ensuite à tester des méthodes de construction durable. On pourra par exemple y étudier la performance de matériaux peu analysés comme la paille et la terre crue. Des modes d’habitat sur des surfaces réduites seront aussi explorés, par exemple au travers de chambres aux surfaces minimales.

4. La deuxième villa

La villa sud permettra d’approfondir une thématique propre aux zones périurbaines suisses. Ces dernières, de par leur faible densité et leur étalement, présentent un fort potentiel d’amélioration. Plutôt que de les raser, on envisage trop peu souvent une rénovation. Ici, la villa sera réhaussée d’un étage afin d’y loger 10 personnes en colocation sans augmenter l’empreinte au sol.

5. Les immeubles

Viennent ensuite les immeubles, point culminant du projet, deux immeubles se dresseront au sommet de la parcelle. 32 humains y vivront dans 3 colocations organisées en duplex. On y trouve également des espaces communs dont une grande salle polyvalente pour organiser des ateliers, des conférences et des réunions. A l’arrière sont prévus une cave, une buanderie commune et un local technique, et dans le grenier un séchoir et un nichoir à oiseaux.

Les jardins se développent en parallèle. Ils ont quatre rôles principaux : infrastructure, production de nourriture, biodiversité et loisirs. Une grande surface de potager sert à obtenir une production, grâce à des techniques d’agriculture biodynamiques et manuelles. On y trouve de la culture sur buttes et une forêt-jardin. Des espaces pour la biodiversité, sans intervention humaine, sont aussi présents sur le site.

Au niveau infrastructurel, on y trouve des bassins de phytoépuration pour nettoyer les eaux usées, des noues pour l’infiltration, des réservoirs de récupération de l’eau de pluie pour irriguer le jardin et pour la consommation domestique. Les jardins permettent de fermer les cycles métaboliques en recevant le compost issu des toilettes sèches et le digestat du réacteur à biogaz.

Ce travail soulève aussi d’autres questions fondamentales dans le domaine de l’architecture :

Qu’est-ce que l’architecture a à apprendre de la descente énergétique ? Quel est l’équilibre entre entre durabilité et confort ? tout en gardant à l’esprit qu’il s’agit d’un laboratoire ayant pour but la recherche : quelle est la taille minimale d’une chambre ? A-t-on vraiment besoin de tous les appareils électriques ? Comment peut-on chauffer passivement le bâtiment ? Quels matériaux ont l’énergie grise la plus faible ? Que faire des déchets et des eaux usées ?

L’essentiel a été gardé, à partir des critères de la fonctionnalité et de la durabilité. Le bâtiment parle, par sa présence même, d’écologie. Il enseigne dès l’extérieur, dès le premier regard. Toute la technique se montre en façade : on y trouve les réacteurs de biogaz, des tuyaux pour descendre le compost des toilettes sèches, des panneaux solaires thermiques et photovoltaïques, la véranda pour capter la chaleur du soleil, les dispositifs de récupération de l’eau de pluie ainsi que des poids pour faire marcher les lampes grâce à des dynamos.

Les choses ne sont pas cachées; elles répondent à une fonction, un besoin; façade machine.

Le fonctionnalisme du début du 20ème siècle définit l’esthétique comme l’adéquation de l’objet architectural avec sa fonction. Elle repose sur une abondance de ressources densément énergétiques, abondantes et bon marché. Nous assistons aujourd’hui à l’apparition d’un courant que certains qualifient d’alterfonctionalisme : l’œuvre compose avec la finitude des ressources. Cet alterfonctionalisme doit cependant encore développer son propre langage.

« Dans [le contexte actuel] ce sont les structures, épurées, qui pourront être considérées comme esthétiques. Mises au diapason de la réceptivité sensorielles des hommes, elles nous aideront à identifier les modèles les plus appropriés à la descente énergétique car dans la transition entre croissance et descente énergétique, notre tâche consistera en grande partie à identifier ces structures. Avec le temps, les perspectives d’innovation décisives s’amenuiseront, mais chaque artisan pourra ajouter sa touche personnelle au bâtiment et à la construction. Cette expression esthétique sera plus démocratique, plus accessible que celle aujourd’hui permise par notre société, écartelée entre fonction et esthétique. Dans une société sobre en énergie, la vieille maxime architecturale « ce sont les détails qui changent tout » reprendra peut-être tout son sens. »

Charte

Charte du Projet de construction alternative et sociale

Durabilité : Le projet se veut en lien direct avec les objectifs de durabilité de l’université de Lausanne. Il se veut un exemple pratique de ce qui peut être créé dans ce mouvement.

« Par le terme « durabilité », l’UNIL désigne la nécessité pour la société de maintenir une certaine prospérité, tout en réduisant drastiquement les impacts sur la Biosphère par une meilleure prise en compte des limites des richesses naturelles et du besoin de répartir plus équitablement les ressources. Si les sciences naturelles et les technologies joueront un rôle dans l’apport de solutions innovantes, c’est une évidence qu’elles ne pourront pas seules répondre à ce défi. Seront aussi nécessaires des innovations institutionnelles, économiques et sociales. Il est de la responsabilité des institutions de formation et de recherche d’analyser en profondeur les mécanismes conduisant aux déséquilibres actuels et de contribuer à l’émergence de ces innovations. »

Le projet s’inclut dans les mesures de plan stratégique de l’UNIL (2012-1027) :
i) Stimuler l’enseignement et la recherche sur les thématiques de durabilité et affirmer l’UNIL comme carrefour de réflexions sur la durabilité (mesure 3.2.1. du Plan stratégique)
ii) Renforcer la culture de la durabilité dans la communauté UNIL (mesure 3.2.2.)
iii) Gérer de manière raisonnée les consommations de ressources naturelles et énergétiques de l’UNIL. (mesure 3.2.3.)

Le projet se veut prendre la forme d’une action concrète, prenant en compte la recherche, la culture et la gestion modérée des ressources. Il s’appuie sur les aspects humains, sociaux et techniques. Il se veut être autant une expérience qu’un exemple de ce qui peut être fait. A ces titres, le projet entend venir combler l’absence actuelle de véritable terrain local permettant une exploration in vivo de nouveaux modes de vies, d’organisations sociales et économiques (et logiques). En plus d’un apport à la réflexion, il serait également un terrain d’exploration de la production grandissante de connaissances académiques en la matière.

Selon le plan « durabilité à l’UNIL » ce projet peut être compris dans les points suivants :

  • E3 rendre visible les enseignements liés à la durabilité à l’interne et à l’externe.
  • C1 Mettre en place des outils permettant à la communauté UNIL de s’exprimer sur des questions de durabilité et soutenir les pratiques respectueuses de l’environnement.
  • C5 Se joindre à des initiatives mondiales pour sensibiliser par des actions fortes et ludiques l’ensemble de la communauté UNIL.
  • R2 créer un réseau de la recherche durable à l’UNIL
  • R3 Mise en place d’un laboratoire de recherche action sur la transition énergétique
  • T1 assurer un suivi précis des indicateurs de durabilité dans l’enseignement, la recherche et les opérations liées à la gestion du campus. T3 Renforcer la participation de l’UNIL à des réseaux en lien à la durabilité

Le projet se trouve à la croisée des actions citées ci-dessus. Il se trouve être une expérience concrète, visible et créative pour l’université et sa communauté.

Le projet veut s’inclure dans un mouvement de durabilité forte. En se tenant tant en exemple qu’en laboratoire, il doit permettre à l’université et à sa communauté d’expérimenter au niveau social autant que technique en conservant le regard et la structure universitaire. Minimiser les impacts sur l’environnement, le terrain et le paysage à court, moyen et long termes (à revisiter une fois un plan d’action établit (terrain ciblé, association créée, etc.)).

  • Court terme : le court terme s’applique à la construction, et à l’installation du projet :
    • Utilisation de matériaux locaux, peu couteux en énergie à la production et à la destruction, respectueux de l’environnement.
    • Utilisation de matériaux et de ressources recyclés, récupérés et recyclables (gestion cyclique et non linéaire des matériaux).
    • Installation de constructions simples, demandant un minimum de machinerie, afin de valoriser la main d’œuvre plutôt que la complexité des moyens techniques (résilience / low-tech).
  • Moyen terme : le moyen terme s’applique à la durée de vie des constructions et de leurs emplois :
    • Minimiser la consommation en énergie des infrastructures par la mise en place de solutions bioclimatiques, à caractère passif (isolation, vitrages et orientation réfléchis, utilisation d’arbre à feuilles caduques (ombrage), etc.)
    • Outre les solutions bioclimatiques, favoriser dans la mesure du possible l’approvisionnement intérieur en énergies par la production au sein même du projet (méthanière, panneaux solaire thermique, bois suisse).
    • Gestion raisonnable des ressources en eaux : mise en place d’un circuit de récupération d’eau et de valorisation des déchets, et/ou phytoépuration.
    • Mise en place d’un jardin et d’infrastructures (séchoir, cave, serre, ruche, poulailler), qui permettent aux habitants de s’approvisionner partiellement en nourriture.
    • Mise en place de voies d’accès et d’infrastructures en faveur de la mobilité douce.
  • Long terme : le long terme s’applique à la situation qui suivra fin de l’utilisation et la désinstallation
    • Limiter les bases non-recyclables des bâtiments sur le terrain.
    • Penser les bâtiments en fonction de la morphologie du terrain et limiter au maximum toute alteration de celui-ci.
    • Limiter le nombre et la surface d’éléments de voirie et de canalisations au nécessaire, tant pour l’approvisionnement que les déplacements humains.
    • Valoriser au maximum les zones naturelles d’intérêts s’il y en a et les mettre en valeur ; au besoin, favoriser l’implantation et le maintien de telles zones.
    • Mise en place d’une agriculture douce, au sein du jardin, qui respecte les sols, la faune et la flore.
    • Des arbres indigènes (fruitiers hautes tiges, arbuste locaux, grand arbre à feuilles caduques) seront plantés et entretenus sur la parcelle.

Caractère pédagogique du projet :

Lors de sa mise en place, le projet doit être une source de recherche et d’expérimentation pour la communauté de l’université de Lausanne, ses membres et ses partenaires.

  • Les différents aspects du projet font l’objet de recherches, d’études et de rapports systématiques.
  • Le projet se veut être au cœur d’une démarche pluridisciplinaire. A ce titre, il souhaite collaborer et échanger avec les associations d’étudiants se sentant concernées et déjà présentes sur le campus (AESP, Oïkos, Unipoly, La Pel’, Zelig, …).
  • Après la construction des bâtiments, le projet reste une plateforme d’expérimentation, de production et d’échange de savoir (social, humain et agricol).
  • Les jardins et serres sont des lieux d’expérimentation ouverte et sociale de l’agriculture douce ; différents projets peuvent s’y raccrocher.
  • Le chantier est entrepris par des étudiants, et personnes intéressées, encadrés par d’éventuels professionnels, de préférence en formation. Il se veut être une plateforme d’apprentissage en « libre accès » (sous conditions explicitées dans la section « caractère social et humain »).
  • Les techniques de construction sont simples, résilientes, expérimentales et permettent la participation de tous, en aval de processus délibératifs.
  • La vie en communauté y sera étudiée en profondeur, avant et pendant l’habitation. Elle sera l’objet de rapports.
  • Les recherches associés au projet seront ouvertes et accessibles aux intéressés et seront un objet privilégier de travaux au sein de l’Université. Les rapports, comptes rendus et travaux de recherche seront donc rédigés selon les critères de rédaction académiques.
  • De nouveaux sujets d’expérimentations peuvent être ajoutés au fur et à mesure de l’expérience.

Caractère social et humain du projet :

L’aspect social et humain du projet se veut être une expérience enrichissante et constructive pour tous les participants ainsi que pour l’ensemble de la communauté universitaire.

  • Le projet est mis en place par des bénévoles, étudiants, avec le soutien de « professionnels » dans des cadres bien définis.
  • Le chantier sera donc un atelier d’apprentissage autant qu’un foyer communautaire et de rencontres entre personnes d’horizons divers.
  • Les étudiants habitant au sein des bâtiments seront choisis pour leur volonté à participer à une expérience humaine et sociale, ainsi que pour le sérieux de leur engagement.
  • La vie au sein des bâtiments se fera de manière communautaire. Les habitants devront donc mettre en place une structure qu’ils puissent assumer (construction, réparation, entretien), tout en prenant soin de leur environnement direct (bâtiments, jardins).
  • Une charte de vie ainsi qu’un cahier des charges modifiables seront étudiés préalablement à l’installation des premiers habitants.
  • Favoriser les lieux de rencontre extérieurs et intérieurs (forum, lieux de réunion, jardins).
  • Le projet souhaite mettre en relation les différents corps et associations de l’UNIL afin d’aboutir à un travail de cohésion, afin de s’intégrer de façon cohérente dans l’ensemble de la communauté et de l’espace universitaires.
  • La communauté habitante sera à la source d’une recherche sociale et d’une expérimentation des modes de vie communautaires. Les bâtiments doivent être agencés afin de promouvoir cet aspect.
  • La communauté habitante s’engage à promouvoir, au sein du campus, de nouvelles formes de sensibilités humaines et environnementalement responsables.

Ressources: Le projet a pour but de minimiser les apports en ressources matérielles durant la construction et pendant l’habitation.

  • Construction
    • Sera favorisé l’usage de matériaux d’origine locale, de nature recyclée (récupération sur des chantiers) ou recyclable, ayant un impact minimum sur l’environnement (terre, paille, bois, …).
    • Les techniques de construction mettent en valeur le travail manuel et réduisent l’usage des machines.
    • Mise en place d’un réseau d’eau local le plus circulaire possible (récupération d’eau de pluie et usagée, phytoépuration).
  • Habitation
    • Favoriser l’eau de récupération pour les usages non alimentaire (jardin, sanitaires).
    • Des systèmes de réutilisation des eaux seront mis en place afin d’utiliser plusieurs fois les mêmes eaux (douche, toilettes). Un système simple et intelligent sera mis en place.
    • Les déchets organiques sont réutilisés en méthanière afin de produire du gaz permettant de remplacer en partie les apports énergétiques extérieurs.
    • Mise en place de panneaux solaires thermiques permettant de remplacer en partie les
    • apports énergétiques extérieurs.
    • Utilisation intelligente d’arbres a feuille caduques permettant d’avoir de l’ombre en été.
    • Le chauffage de serre pourra se faire grâce au surplus d’énergie solaire ou méthanière.
    • Construction d’un séchoir à légumes, four à pain extérieur, serre, étang, etc.

Gouvernance horizontale

LaMoViDA a choisi de fonctionner en gouvernance horizontale. Chaque membre est invité à participer aux prises de décision et à la gestion de l’association. Les décisions sont prises par consentement pendant les Assemblées Générales.

Les AG sont basés sur les principes de la bienveillance, de la confiance et de la responsabilité de chacun de ses paroles et de ses actes. Elles offrent un cadre structurant et sécurisant au sein duquel chacun peut s’exprimer librement. L’AG nomme un ou plusieurs facilitateurs afin de garantir le cadre et le rythme de chaque réunion. Se réunir en assemblée générale, permet à tous les membres de se partager l’initiative.

La gouvernance horizontale permet de construire dans la durée, de penser et d’organiser notre « faire ensemble ». Les intérêts communs sont placés au centre. Les décisions sont prises par les personnes concernées, par ceux qui les vivent et les assument. La cohésion et l’intégration sont ainsi renforcées.

Répartition organisationnelle de l’association

L’association est divisée en plusieurs parties afin de faciliter la mise en oeuvre des différents projets.

  • AG (Assemblée Générale)
    • C’est l’organe législatif de l’association
    • Tous les membres de l’association sont convoqués aux AG et celles-ci restent publiques et ouvertes à des personnes extérieures à l’association
    • La prise de décision nécessite un quorum de 75% des membres de l’association et est approuvée par consentement
    • Un ordre du jour est indispensable au déroulement des AG
    • Un compte-rendu des GrAm à l’ordre du jour devrait être envoyé à l’avance aux membres (newsletter..) afin de gagner en efficacité lors des AG
    • Les directions et les priorités de l’association sont discutées lors des AG
    • L’AG a le droit de veto sûr les décisions des GrAm
    • La validation/création/dissolution des GrAm y sont décidées
    • Occure 3x par semestre académique
    • Par son pouvoir législatif, l’AG donne aux GrAm et au comité leur pouvoir exécutif/opérationnel
  • GrAm (Groupe d’amélioration)
    • C’est l’unité opérationnelle de l’association
    • Le GrAm a un pouvoir d’initiative qui lui permet de prendre des décisions sans consulter l’AG, tant que celles-ci ne remettent pas en cause la raison d’être de LaMoViDA. Si le GrAm hésite il contacte le comité ou l’assemblée générale.
    • L’assemblée générale peut s’opposer aux décisions d’un GrAm si nécessaire.
    • Accomplit les buts de l’association.
    • 4 GrAm permanents, ceux-ci s’installent dans une optique d’agrandissement des membres de l’association donc ils ont pour but l’efficacité. Ils sont en partie basés sur la raison d’être de Lamovida.
      • Conception éco-hameau
      • Formation
      • Evénements
      • Collaboration pour des recherches / institutions publiques
    • Chacun des quatres GrAm permanents doit avoir un représentant (1 personne) au comité. Ce rôle peut être tournant pour qu’il n’y aie pas de hiérarchie qui s’installe. Il est possible qu’une personne du comité soit également le représentant d’un GrAm.
  • Comité (Groupe de coordination)
    • Le comité coordonne les affaires courantes de l’association.
    • Il coordonne les groupes d’amélioration (GrAm) pour poursuivre et remplir les objectifs définis par l’assemblée générale (AG) dans les meilleurs temps.
    • Au sein du Comité sont répartis les dicastères suivants : Présidence, Secrétariat, Trésorerie.
    • Le comité est formé (si possible) de deux membres actifs de l’association par dicastère, auxquels s’ajoutent un représentant de chacun des GrAms principaux (rôles tournants au sein des quatre GrAms principaux)
    • Les dicastères sont attribués par élections sans candidats une fois par semestre lors de l’assemblée générale semestrielle
    • Le comité se retrouve plus souvent que l’AG, soit 1 à 2 fois par mois

Charges du Comité

Présidence : Communication interne et externe

  • Convocations aux AG (membres et public)
  • Communiquer les dates de réunions de comité à toute l’AG (les réunions de comité sont ouvertes à tous les membres)
  • Tenir à jour le site/Facebook, et la section Actualité du Wiki
  • S’assurer que les PVs d’AG et de Comité sont publiés sur le Wiki
  • Répondre aux mails qui engagent l’entier de l’association après discussion avec le comité ou l’AG

Secrétaires :

  • Relever fréquemment la boîte mail lamovida@asso-unil.ch
  • Archiver les mails
  • Tenir l’agenda (OWA LaMoViDA) à jour

Trésoriers :

  • Tenir les comptes de l’association
  • Rembourser les membres qui ont avancé de l’argent.

 

 

 

 

 

Statuts

Statuts de l’association

Laboratoire de Mode de Vie Durable et Alternatif

Version du vendredi 3 mars 2017

I. Généralités

Article 1 : Nom

LaMoViDA, Laboratoire de Modes de Vie Durables et Alternatifs

Article 2 : Siège et durée

Le siège de LaMoViDA est à l’Université de Lausanne (UNIL) / Dorigny / CH – 1015 Lausanne. Sa durée est indéterminée.

Article 3 : Neutralité et buts

Dans le contexte d’une transition écologique, les buts de l’association LaMoViDA sont :

  1. Initier la recherche et l’expérimentation pluridisciplinaire de modes de vie alternatifs et durables.
  2. Offrir une plateforme de recensement, production et transmission de connaissances pratiques etthéoriques.
  3. Sensibiliser les individus et institutions aux pratiques de la durabilité.

Article 4 : Activités

Afin de parvenir à ces buts, les membres de l’association ont pour activité de :

  1. I. Œuvrer à la conception et création d’un éco-hameau sur le campus de l’UNIL.
    1. Ceci comprend, l’analyse et le recensement :
    2. I.1. De modes de vie alternatifs et durables.
    3. I.2. Des techniques low-tech visant à minimiser l’impact global.
    4. I.3. De modèles de production alimentaire à impacts positifs.
    5. I.4. Des lois en vigueur s’appliquant au projet.
    6. I.5. Des différentes solutions financières.
    7. Collaborer avec des experts et des institutions publiques.
  1. Participer à diverses formations (excursions, stages, visites, camps, etc.).
  2. Organiser des évènements publiques (conférences, worldcafés, débats, etc.).

Article 5 : Organes :

  • L’AG
  • Le comité
  • Les groupes d’améliorations

II. Assemblée Générale :

Article 6 : Composition et réunion de l’AG

L’AG est l’organe législatif et suprême. Elle est composée des membres de l’association. Elle se réunit en principe au moins une fois par semestre. Néanmoins, des Assemblées Générales Extraordinaires (AGE) pourront être convoquées par le Comité.

Article 7 : Quorum

Pour délibérer valablement, l’AG doit compter au moins trois quarts des membres.

Article 8 : Attributions de l’AG

Les attributions de l’AG sont :

  • L’adoption et modification des statuts
  • L’approbation des comptes

L’adhésion de nouveaux membres

Article 9 : Composition

L’AG est composée de tous les membres de l’association. Les AG sont ouvertes au public, celui-ci n’a pas de droit de décision.

Article 10 : Convocation de l’AG

La date de l’AG est fixée au moins 10 jours à l’avance par le comité.

Article 11 : Prise de décision, élections.

Les décisions prises au sein des diverses structures composant l’association sont faites par la méthode du consentement. Celle-ci consiste à n’avoir aucun membre s’opposant à la décision.
Les élections sont effectuées sans candidat (c.f. article 12).

Article 12 : Organisation des sessions ordinaires

La session s’organise selon les principes de la sociocratie. Le facilitateur est choisi par une élection sans candidat à chaque début d’AG, il a pour rôle d’organiser les débats et les prises de décision. L’ordre du jour est rédigé par le secrétaire et validé par le comité exécutif.

III. Comité

Article 13 : Composition, réunion et dicastères du Comité

Un comité est formé de tous les membres actifs de l’association. Il dirige les affaires courantes de l’association et poursuit ses objectifs. Au sein du Comité sont répartis les dicastères suivants :

  • Présidence
  • Secrétariat
  • Trésorerie
  • Archivage

Article 14 : Réunions

Le CE se réunit ordinairement une fois par semaine. Le quorum est identique à celui de l’AG (c.f. article 7).

Article 15 : Tâches du comité

Les tâches du comité sont :

  • La mise en œuvre des décisions d’AG
  • La prise de décision
  • La constitution de groupe d’amélioration
  • La planification des activités de l’association
  • La convocation de l’AG
  • La demande de mandats d’expertises

Article 16 : Ressources financières

Les ressources financières de l’association sont :

  • Les cotisations des membres
  • Les revenus des manifestations organisées par l’association
  • Les dons, les prêts et les subventions

IV. Membre de l’association

Article 17 : Adhésion

Les nouveaux membres peuvent être acceptés dans l’association à condition que personne ne s’y oppose durant une AG. Les membres postulants sont étudiants ou évoluent dans le milieu académique, sauf exception acceptée par l’AG.

Article 18 : Droit des membres

Les membres ont le droit :

  • de décision aux AG et CE
  • de proposer des pistes de développement, ce qui revient à un droit d’initiative
  • de participer aux groupes d’amélioration

Les membres sont éligibles pour les dicastères du comité.

Article 19 : Devoir des membres

Les membres doivent :

  • Participer aux AG et CE
  • Participer de manière générale au bon fonctionnement de l’association
  • S’investir personnellement dans le projet
  • Prendre connaissance des présents statuts

Article 20 : Démissions et exclusions

Les démissions sont traitées lors de l’AG. Toute démission devra être, au plus tard, annoncée au CE précédant l’AG. Le comité peut exclure un membre de l’association pour juste motif ou faute grave.

V. Modification des statuts et dissolution de l’association

Article 21 : Modification des statuts

Les statuts pourront être modifiés uniquement par l’AG. Toute modification ne pourra être discutée que si elle a été portée à l’ordre du jour ou que l’AG accepte de discuter de ce point malgré le fait qu’il n’y figure pas.

Article 22 : Dissolution

La dissolution ne pourra être décidée que si elle figure à l’ordre du jour de l’AG. Elle doit être prise à l’unanimité. En cas de dissolution, le solde de caisse sera mis, après restitution des prêts, à la disposition d’une Association à incidence positive pour l’environnement votée par l’AG sur la base de propositions des membres de celle-ci. Le solde ne pourra en aucun cas être réparti entre les membres.