Charte

Charte du Projet de construction alternative et sociale

Durabilité : Le projet se veut en lien direct avec les objectifs de durabilité de l’université de Lausanne. Il se veut un exemple pratique de ce qui peut être créé dans ce mouvement.

« Par le terme « durabilité », l’UNIL désigne la nécessité pour la société de maintenir une certaine prospérité, tout en réduisant drastiquement les impacts sur la Biosphère par une meilleure prise en compte des limites des richesses naturelles et du besoin de répartir plus équitablement les ressources. Si les sciences naturelles et les technologies joueront un rôle dans l’apport de solutions innovantes, c’est une évidence qu’elles ne pourront pas seules répondre à ce défi. Seront aussi nécessaires des innovations institutionnelles, économiques et sociales. Il est de la responsabilité des institutions de formation et de recherche d’analyser en profondeur les mécanismes conduisant aux déséquilibres actuels et de contribuer à l’émergence de ces innovations. »

Le projet s’inclut dans les mesures de plan stratégique de l’UNIL (2012-1027) :
i) Stimuler l’enseignement et la recherche sur les thématiques de durabilité et affirmer l’UNIL comme carrefour de réflexions sur la durabilité (mesure 3.2.1. du Plan stratégique)
ii) Renforcer la culture de la durabilité dans la communauté UNIL (mesure 3.2.2.)
iii) Gérer de manière raisonnée les consommations de ressources naturelles et énergétiques de l’UNIL. (mesure 3.2.3.)

Le projet se veut prendre la forme d’une action concrète, prenant en compte la recherche, la culture et la gestion modérée des ressources. Il s’appuie sur les aspects humains, sociaux et techniques. Il se veut être autant une expérience qu’un exemple de ce qui peut être fait. A ces titres, le projet entend venir combler l’absence actuelle de véritable terrain local permettant une exploration in vivo de nouveaux modes de vies, d’organisations sociales et économiques (et logiques). En plus d’un apport à la réflexion, il serait également un terrain d’exploration de la production grandissante de connaissances académiques en la matière.

Selon le plan « durabilité à l’UNIL » ce projet peut être compris dans les points suivants :

  • E3 rendre visible les enseignements liés à la durabilité à l’interne et à l’externe.
  • C1 Mettre en place des outils permettant à la communauté UNIL de s’exprimer sur des questions de durabilité et soutenir les pratiques respectueuses de l’environnement.
  • C5 Se joindre à des initiatives mondiales pour sensibiliser par des actions fortes et ludiques l’ensemble de la communauté UNIL.
  • R2 créer un réseau de la recherche durable à l’UNIL
  • R3 Mise en place d’un laboratoire de recherche action sur la transition énergétique
  • T1 assurer un suivi précis des indicateurs de durabilité dans l’enseignement, la recherche et les opérations liées à la gestion du campus. T3 Renforcer la participation de l’UNIL à des réseaux en lien à la durabilité

Le projet se trouve à la croisée des actions citées ci-dessus. Il se trouve être une expérience concrète, visible et créative pour l’université et sa communauté.

Le projet veut s’inclure dans un mouvement de durabilité forte. En se tenant tant en exemple qu’en laboratoire, il doit permettre à l’université et à sa communauté d’expérimenter au niveau social autant que technique en conservant le regard et la structure universitaire. Minimiser les impacts sur l’environnement, le terrain et le paysage à court, moyen et long termes (à revisiter une fois un plan d’action établit (terrain ciblé, association créée, etc.)).

  • Court terme : le court terme s’applique à la construction, et à l’installation du projet :
    • Utilisation de matériaux locaux, peu couteux en énergie à la production et à la destruction, respectueux de l’environnement.
    • Utilisation de matériaux et de ressources recyclés, récupérés et recyclables (gestion cyclique et non linéaire des matériaux).
    • Installation de constructions simples, demandant un minimum de machinerie, afin de valoriser la main d’œuvre plutôt que la complexité des moyens techniques (résilience / low-tech).
  • Moyen terme : le moyen terme s’applique à la durée de vie des constructions et de leurs emplois :
    • Minimiser la consommation en énergie des infrastructures par la mise en place de solutions bioclimatiques, à caractère passif (isolation, vitrages et orientation réfléchis, utilisation d’arbre à feuilles caduques (ombrage), etc.)
    • Outre les solutions bioclimatiques, favoriser dans la mesure du possible l’approvisionnement intérieur en énergies par la production au sein même du projet (méthanière, panneaux solaire thermique, bois suisse).
    • Gestion raisonnable des ressources en eaux : mise en place d’un circuit de récupération d’eau et de valorisation des déchets, et/ou phytoépuration.
    • Mise en place d’un jardin et d’infrastructures (séchoir, cave, serre, ruche, poulailler), qui permettent aux habitants de s’approvisionner partiellement en nourriture.
    • Mise en place de voies d’accès et d’infrastructures en faveur de la mobilité douce.
  • Long terme : le long terme s’applique à la situation qui suivra fin de l’utilisation et la désinstallation
    • Limiter les bases non-recyclables des bâtiments sur le terrain.
    • Penser les bâtiments en fonction de la morphologie du terrain et limiter au maximum toute alteration de celui-ci.
    • Limiter le nombre et la surface d’éléments de voirie et de canalisations au nécessaire, tant pour l’approvisionnement que les déplacements humains.
    • Valoriser au maximum les zones naturelles d’intérêts s’il y en a et les mettre en valeur ; au besoin, favoriser l’implantation et le maintien de telles zones.
    • Mise en place d’une agriculture douce, au sein du jardin, qui respecte les sols, la faune et la flore.
    • Des arbres indigènes (fruitiers hautes tiges, arbuste locaux, grand arbre à feuilles caduques) seront plantés et entretenus sur la parcelle.

Caractère pédagogique du projet :

Lors de sa mise en place, le projet doit être une source de recherche et d’expérimentation pour la communauté de l’université de Lausanne, ses membres et ses partenaires.

  • Les différents aspects du projet font l’objet de recherches, d’études et de rapports systématiques.
  • Le projet se veut être au cœur d’une démarche pluridisciplinaire. A ce titre, il souhaite collaborer et échanger avec les associations d’étudiants se sentant concernées et déjà présentes sur le campus (AESP, Oïkos, Unipoly, La Pel’, Zelig, …).
  • Après la construction des bâtiments, le projet reste une plateforme d’expérimentation, de production et d’échange de savoir (social, humain et agricol).
  • Les jardins et serres sont des lieux d’expérimentation ouverte et sociale de l’agriculture douce ; différents projets peuvent s’y raccrocher.
  • Le chantier est entrepris par des étudiants, et personnes intéressées, encadrés par d’éventuels professionnels, de préférence en formation. Il se veut être une plateforme d’apprentissage en « libre accès » (sous conditions explicitées dans la section « caractère social et humain »).
  • Les techniques de construction sont simples, résilientes, expérimentales et permettent la participation de tous, en aval de processus délibératifs.
  • La vie en communauté y sera étudiée en profondeur, avant et pendant l’habitation. Elle sera l’objet de rapports.
  • Les recherches associés au projet seront ouvertes et accessibles aux intéressés et seront un objet privilégier de travaux au sein de l’Université. Les rapports, comptes rendus et travaux de recherche seront donc rédigés selon les critères de rédaction académiques.
  • De nouveaux sujets d’expérimentations peuvent être ajoutés au fur et à mesure de l’expérience.

Caractère social et humain du projet :

L’aspect social et humain du projet se veut être une expérience enrichissante et constructive pour tous les participants ainsi que pour l’ensemble de la communauté universitaire.

  • Le projet est mis en place par des bénévoles, étudiants, avec le soutien de « professionnels » dans des cadres bien définis.
  • Le chantier sera donc un atelier d’apprentissage autant qu’un foyer communautaire et de rencontres entre personnes d’horizons divers.
  • Les étudiants habitant au sein des bâtiments seront choisis pour leur volonté à participer à une expérience humaine et sociale, ainsi que pour le sérieux de leur engagement.
  • La vie au sein des bâtiments se fera de manière communautaire. Les habitants devront donc mettre en place une structure qu’ils puissent assumer (construction, réparation, entretien), tout en prenant soin de leur environnement direct (bâtiments, jardins).
  • Une charte de vie ainsi qu’un cahier des charges modifiables seront étudiés préalablement à l’installation des premiers habitants.
  • Favoriser les lieux de rencontre extérieurs et intérieurs (forum, lieux de réunion, jardins).
  • Le projet souhaite mettre en relation les différents corps et associations de l’UNIL afin d’aboutir à un travail de cohésion, afin de s’intégrer de façon cohérente dans l’ensemble de la communauté et de l’espace universitaires.
  • La communauté habitante sera à la source d’une recherche sociale et d’une expérimentation des modes de vie communautaires. Les bâtiments doivent être agencés afin de promouvoir cet aspect.
  • La communauté habitante s’engage à promouvoir, au sein du campus, de nouvelles formes de sensibilités humaines et environnementalement responsables.

Ressources: Le projet a pour but de minimiser les apports en ressources matérielles durant la construction et pendant l’habitation.

  • Construction
    • Sera favorisé l’usage de matériaux d’origine locale, de nature recyclée (récupération sur des chantiers) ou recyclable, ayant un impact minimum sur l’environnement (terre, paille, bois, …).
    • Les techniques de construction mettent en valeur le travail manuel et réduisent l’usage des machines.
    • Mise en place d’un réseau d’eau local le plus circulaire possible (récupération d’eau de pluie et usagée, phytoépuration).
  • Habitation
    • Favoriser l’eau de récupération pour les usages non alimentaire (jardin, sanitaires).
    • Des systèmes de réutilisation des eaux seront mis en place afin d’utiliser plusieurs fois les mêmes eaux (douche, toilettes). Un système simple et intelligent sera mis en place.
    • Les déchets organiques sont réutilisés en méthanière afin de produire du gaz permettant de remplacer en partie les apports énergétiques extérieurs.
    • Mise en place de panneaux solaires thermiques permettant de remplacer en partie les
    • apports énergétiques extérieurs.
    • Utilisation intelligente d’arbres a feuille caduques permettant d’avoir de l’ombre en été.
    • Le chauffage de serre pourra se faire grâce au surplus d’énergie solaire ou méthanière.
    • Construction d’un séchoir à légumes, four à pain extérieur, serre, étang, etc.

Gouvernance horizontale

LaMoViDA a choisi de fonctionner en gouvernance horizontale. Chaque membre est invité à participer aux prises de décision et à la gestion de l’association. Les décisions sont prises par consentement pendant les Assemblées Générales.

Les AG sont basés sur les principes de la bienveillance, de la confiance et de la responsabilité de chacun de ses paroles et de ses actes. Elles offrent un cadre structurant et sécurisant au sein duquel chacun peut s’exprimer librement. L’AG nomme un ou plusieurs facilitateurs afin de garantir le cadre et le rythme de chaque réunion. Se réunir en assemblée générale, permet à tous les membres de se partager l’initiative.

La gouvernance horizontale permet de construire dans la durée, de penser et d’organiser notre « faire ensemble ». Les intérêts communs sont placés au centre. Les décisions sont prises par les personnes concernées, par ceux qui les vivent et les assument. La cohésion et l’intégration sont ainsi renforcées.

Répartition organisationnelle de l’association

L’association est divisée en plusieurs parties afin de faciliter la mise en oeuvre des différents projets.

  • AG (Assemblée Générale)
    • C’est l’organe législatif de l’association
    • Tous les membres de l’association sont convoqués aux AG et celles-ci restent publiques et ouvertes à des personnes extérieures à l’association
    • La prise de décision nécessite un quorum de 75% des membres de l’association et est approuvée par consentement
    • Un ordre du jour est indispensable au déroulement des AG
    • Un compte-rendu des GrAm à l’ordre du jour devrait être envoyé à l’avance aux membres (newsletter..) afin de gagner en efficacité lors des AG
    • Les directions et les priorités de l’association sont discutées lors des AG
    • L’AG a le droit de veto sûr les décisions des GrAm
    • La validation/création/dissolution des GrAm y sont décidées
    • Occure 3x par semestre académique
    • Par son pouvoir législatif, l’AG donne aux GrAm et au comité leur pouvoir exécutif/opérationnel
  • GrAm (Groupe d’amélioration)
    • C’est l’unité opérationnelle de l’association
    • Le GrAm a un pouvoir d’initiative qui lui permet de prendre des décisions sans consulter l’AG, tant que celles-ci ne remettent pas en cause la raison d’être de LaMoViDA. Si le GrAm hésite il contacte le comité ou l’assemblée générale.
    • L’assemblée générale peut s’opposer aux décisions d’un GrAm si nécessaire.
    • Accomplit les buts de l’association.
    • 4 GrAm permanents, ceux-ci s’installent dans une optique d’agrandissement des membres de l’association donc ils ont pour but l’efficacité. Ils sont en partie basés sur la raison d’être de Lamovida.
      • Conception éco-hameau
      • Formation
      • Evénements
      • Collaboration pour des recherches / institutions publiques
    • Chacun des quatres GrAm permanents doit avoir un représentant (1 personne) au comité. Ce rôle peut être tournant pour qu’il n’y aie pas de hiérarchie qui s’installe. Il est possible qu’une personne du comité soit également le représentant d’un GrAm.
  • Comité (Groupe de coordination)
    • Le comité coordonne les affaires courantes de l’association.
    • Il coordonne les groupes d’amélioration (GrAm) pour poursuivre et remplir les objectifs définis par l’assemblée générale (AG) dans les meilleurs temps.
    • Au sein du Comité sont répartis les dicastères suivants : Présidence, Secrétariat, Trésorerie.
    • Le comité est formé (si possible) de deux membres actifs de l’association par dicastère, auxquels s’ajoutent un représentant de chacun des GrAms principaux (rôles tournants au sein des quatre GrAms principaux)
    • Les dicastères sont attribués par élections sans candidats une fois par semestre lors de l’assemblée générale semestrielle
    • Le comité se retrouve plus souvent que l’AG, soit 1 à 2 fois par mois

Charges du Comité

Présidence : Communication interne et externe

  • Convocations aux AG (membres et public)
  • Communiquer les dates de réunions de comité à toute l’AG (les réunions de comité sont ouvertes à tous les membres)
  • Tenir à jour le site/Facebook, et la section Actualité du Wiki
  • S’assurer que les PVs d’AG et de Comité sont publiés sur le Wiki
  • Répondre aux mails qui engagent l’entier de l’association après discussion avec le comité ou l’AG

Secrétaires :

  • Relever fréquemment la boîte mail lamovida@asso-unil.ch
  • Archiver les mails
  • Tenir l’agenda (OWA LaMoViDA) à jour

Trésoriers :

  • Tenir les comptes de l’association
  • Rembourser les membres qui ont avancé de l’argent.